histoire du marocc

histoire du marocc
Le Maroc est une région du nord-ouest de l'Afrique dont le nom même, dérivé de Marrakech, ville impériale et capitale de 1062 à 1273, remonte au XVIe siècle. Habité dès la préhistoire par des populations berbères, le pays a connu des peuplements phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins et enfin arabes. C'est la révolte contre ce dernier empire, qui, en 788, a donné naissance à un état dans ce Maghreb el-Aqça (Maghreb extrême ou extrême couchant)[1]. De ce jour, la nation marocaine a toujours gardé, si ce n'est son indépendance absolue, une très forte autonomie[2].
Sommaire
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* 1 Les premières traces de peuplement
* 2 Antiquité
o 2.1 Les Berbères de l'Afrique du Nord
o 2.2 Emirat de Nekor
* 3 Période pré-coloniale
* 4 L'occupation française
* 5 La Première Guerre mondiale
* 6 La Guerre du Rif
* 7 La question du Sahara occidental
* 8 Annexes
o 8.1 Notes et références
o 8.2 Bibliographie
o 8.3 Articles connexes
o 8.4 Liens externes

Les premières traces de peuplement [modifier]
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À l'acheuléen (Paléolithique inférieur), des traces remontant à au moins 700.000 ans montre une première activité humaine. Ces hommes de type néanderthalien vivaient principalement de la cueillette et de la chasse. Les outils de cette époque sont les galets aménagés, le biface, les hachereaux... découverts principalement dans les régions de Casablanca et de Salé.

Le Moustérien (Paléolithique moyen) entre 120 et 40 mille ans avant l'ère chrétienne, se caractérise par l'évolution de l'outillage. De cette période, on a des restes de racloirs et de grattoirs, en particulier à Jbel Irhoud où l'on retrouve toute l'industrie lithique.

La période de l'atérien ( nom qui vient de Bir el-Ater en Algérie) est connue uniquement en Afrique du Nord. Cette période se caractérise par la maîtrise du façonnage de l'outil coupant et résistant comme le silex. Cette période a aussi connu un changement climatique, puisque, à cette époque, la faune se raréfie et la flore se déssèche, laissant place au désert qui coupe l'Afrique en deux.

C'est à partir du Paléolithique supérieur et l'arrivée de l'homo sapiens à industrie ibéromaurusienne que l'on a des traces de véritables peuplements. À Taforalt (Oujda), les outils retrouvés datent de 30 à 20 mille avant JC. et des rites funéraires sont identifiés : les morts ont le corps en décubitus latéral et les os peints.

Ces populations se maintiennent jusque vers 9000 avant JC puis elle vont être éliminées ou absorbées par l'arrivée des premiers ancêtres des populations berbères actuelles : Les capsiens (nom issu de la ville antique de Capsa, aujourd'hui Gafsa) arrivent de l'est (comme le montrent les études linguistiques, qui classent dans la même famille l'égyptien et le berbère).

Des sites néolithiques, montrant l'apparition d'une sédentaristaion et la naissance de l'agriculture sont découverts près de Skhirat (Nécropole de Rouazi-Skhirat) et de Tetouan (grottes de Kaf Taht el Ghar et de Ghar Kahal)

Antiquité [modifier]

Les Phéniciens, commerçants entreprenants, installent leur premiers établissements sur les côtes marocaine dés le XIe siècle av. J.-C. et fondent des port-comptoirs comme Tingi (Tanger) ou Lixus (Larache). C'est à partir de la fondation de Carthage (en Tunisie, Maghreb de l'est) que la région commence à être réellement mise en valeur. L'influence punique se fera sentir près de mille ans au Maroc, dans ses relations avec les chefs de tribus berbères locales : en effet à partir du VIe siècle, les carthaginois en quète d'or (tiré de l'Atlas), de pourpre (coquillage que l'on trouve à Mogador par exemple, et qui donne la teinture du même nom), vont commercer avec les habitants du Maroc.

C'est à partir du IVe siècle avant JC que, dans le nord du Maroc, apparait la première organisation polique du pays : le royaume de Maurétanie apparait, résultat de la fédération de différentes tribus berbères.

Lorsque les Romains arrivent vers le IIe siècle av. J.-C., après la destruction de Carthage, ils sont d'abord alliés à ce royaume de Maurétanie, qui leur permet de lutter et de prendre à revers le chef numide Jugurtha. La Maurétanie devient un royaume ami, qui, s'il dépend étroitement de Rome et prendra part à toutes les querelles internes de l'Empire, reste de fait indépendant. En 40, le royaume des Maures perd son roi. Caligula, qui l'a fait assassiné fait face à la guerre d'Aedemon : Il faudra quatre ans pour mater cette révolte et en 46, l'empereur Claude annexe le royaume qui devient la Maurétanie tingitane (chef-lieu Tingi, devenu Tanger). La domination romaine se limite aux plaines du nord (jusqu'à la région de Volubilis près de Meknès) et l'Empire ne cherche pas à contrôler la région très fermement : il semble que les tribus berbères autonomes et pacifiques étaient imbriqués dans les possessions romaines. Pour autant Rome doit lutter sans cesse contre les Berbères montagnards.

Au IIIe siècle, l'Empire recule. C'est aussi le cas en Afrique du Nord et en particulier au Maroc : la Maurétanie Tingitane se retrouve réduite à la seule ville de Tingi et à la côte nord. Elle est d'ailleurs rattaché administrativement à l'Espagne. Les villes du sud sont toutes abandonnées, y compris la grande cité Volubilis. Au sud seul le port de Sala est conservé à l'Empire. Les raisons de ce repli sont mal connues : pression des berbères montagnards et du sud? crise économique plus violente dans cette région? affaiblissemet dû aux conflits dynastique de l'Empire avec l'épisode des Gordiens?[3]

Profitant de l'affaiblissement de l'Empire romain d'occident, une troupe de barbares de langue teutonne, formées de Suèves, de Vandales et d'Alains traverse le Rhin en 406. Les Vandales descendent alors en Espagne et passent en Afrique en 429. Ils atteignent Hippone (Algérie) en 430. Le gouvernement de Constantinople engage en vain une expédion navale contre cette invasion. Les Vandales s'installent dans l'Afrique du nord-ouest pour plus d'un siècle. Il faut attendre 533-534, pour voir la campagne d'Afrique engagée par Justinien Ier et dirigée par le général thrace Bélisaire anéantir le royaume vandale. La pacification du territoire reconquis fut, elle, plus laborieuse. [4]

Les Berbères de l'Afrique du Nord [modifier]

Cette population habite le nord des pays du Maghreb : le Maroc, l'Algérie et la Tunisie ainsi que les sud de l'Espagne, du Portugal et les îles Canaries. La plupart d'entre-eux préfèrent le nom d'Amazigh ou hommes libres. Leur histoire est mouvementée. Le terme berbère,synonyme de "barbare" fut employé par les Romains pour designer les autres peuples de l'antiquité (Gaulois,Germains,Peuples de l'Afrique du Nord,...) comme privés de civilisation.

Cette population habitait déjà les montagnes et les déserts des milliers d'années avant que l'Islam y soit introduit au VIIe siècle. Ces populations sont les descendants des maurisius, fondateurs de l'empire Cartagien, ou celui de Mauritanie tingitane dont la capitale est Tingis (Tanger actuellement). Leurs principales villes préhistoriques : Tingis, Ceuta, Malaga, Melilla, Tetouan, Asila, Cadix, Agador, Arzew, Tizi Ouzou, Bijaya, Setif... toutes situées dans le Maghreb et le sud de la péninsule ibérique.

Emirat de Nekor [modifier]
Article détaillé : Emirat de Nekor.

Le royaume de Nekor était un émirat dans la zone qui correspond au Rif actuel au Maroc, avec une capitale à Temsamane puis plus tard à Nekor. Il a été fondé par un immigré d'origine arabe méridionale, Al-Himyari de Mansour d'ibn de Salih en 710, par succession califale. Il convertit les tribus locales berbères à l'islam. Fatigué par les restrictions de la religion, ils le chassèrent en faveur d'une personne connue sous le nom d'az-Zaydi de la tribu de Nafza avant de changer d'avis et de le rappeler. La dynastie des Banu Salih règna sur la région jusqu'en 1019.

À l'est, le royaume inclut les tribus de Zouagha et de Djeraoua d'Al-'Ais d'Abi d'ibn à cinq jours de marche de Nekor, encadrant au territoire du Matmata, Kebdana, Mernissa, Ghassasa du mont Herek, et de Qulu'Jarra, appartenant au Beni Ourtendi.

À l'ouest, il est prolongé au Beni Marwan de Ghomara et au Beni Humayd, et a encadré le Mestassa et le Senhaja. Derrière elle s'étendait jusqu'à l'Awraba, la bande de Ferhun, du Beni Oulid, du Zenata, du Beni Irnian, et du Beni Merasen de la bande du seigneur de Qasim de Sa.

Au nord, il est délimité par la mer, à environ cinq milles de Nekor. En résumé, il occupait une certaine partie du rif marocain.

Les souverains Banu Salih furent :

* Salih I ibn Mansur al-Himyari "al-'Abd as-Salih" (710-749).
* al-Mu'tasim ibn Salih (749-?), connu pour être très pieux.
* Idris I ibn Salih (?-760), qui decouvrit Nekor.
* Sa'id I ibn Idris (760-803), qui a déplacé la capitale à Nekor. Sous son règne, Nekor fut saccagée par les Normands, qui capturèrent beaucoup de prisonniers, dont quelques-uns qui furent rachetés par le souverain omeyyade d'Espagne. Plus tard, une partie de la tribu de Ghomara s'est révolté, mené par une personne appelée Segguen ; leur révolte a été matée.
* Salih II ibn Sa'id (803-864), dont le frère a mené une révolte contre lui, mais a été vaincu.
* Sa'id I ibn Salihibn (864-916) ; son frère et oncle plus âgés ont mené une révolte non réussie contre lui, mais il a été finalement vaincu et tué par le général fatimide Messala ibn Habus, qui a conquis le secteur durant six mois. Cependant, ses fils ont fui à Malaga auprès du calife omeyyade, et sont revenus une fois que Messala était parti de la région et chassa avec succès sa garnison.
* Salih III ibn Sa'id (917-927) ; En remerciement, il a reconnu les califes omeyyade légitimes, de ce fait il transfère son allégeance nominale.
* Abd Al-Badi ibn Salih "el-Mu'ayyid" (927-929); il a été vaincu et tué par un autre général fatimide, Musa ibn Abi'l-Afiya, qui a encore détruit Nekor. Cependant, la ville a été reprise et reconstruite par :
* Abu Ayyub Isma'il ibn 'Abd al-Malik ibn Abd ar-Rahman ibn Sa'id I ibn Salih (930?-935), qui a été vaincu et tué par encore un autre général fatimide, Sandal el-mawla. Cependant, quand Sandal est parti pour Fez, installant un gouverneur appelé Marmazu de la tribu des Ketama, les habitants se sont rebellés et installèrent à nouveau un autre membre de la dynastie.
* Musa ibn Roumi ibn Abd as-Sami' ibn Salih ibn Idris I ibn Salih (936?-940), qui a défait Marmazu et a envoyé sa tête au Calife omeyyade à Cordoue. Cependant, il a été bientôt exilé par son parent :
* Abd as-Sami' ibn Jurthum ibn Idris ibn Salih I ibn Mansour (940-947). Son peuple se revolta et le tua. Le peuple fit venir un de ses parents de Malaga.
* Jurthoum ibn Ahmad ibn Ziyadat Allah ibn Sa'id I ibn Idris (947-970), qui adopta l'École de jurisprudence malékite.

Dès lors, le royaume demeura sous cette souveraineté jusqu'à ce que l'émir Azdâji Ya'la ibn Futuh l'ait conquise en 1019 et ait chassé la famille régnante.

Période pré-coloniale [modifier]

* 1894 : mort de Moulay-al-Hasan, proclamation du nouveau sultan, le jeune Moulay Abd el-Aziz. Mais la réalité du pouvoir appartient à Ba Ahmed, ce qui montre l'influence des éléments noirs dans les affaires marocaines.
* 1900 : les finances marocaines prospèrent grâce aux résultats de l'action économique de Moulay al-Hasan. Cela garantit au Maroc l'indépendance nationale.
* 1900 : mort de Ba Ahmed qui est remplacé par le prodigue Moulay Abd el-Aziz. Ces dépenses favorisent l'intervention des organismes de crédit européen dont la banque de Paris et des Pays-Bas.

L'occupation française [modifier]

1856 les pressions européennes sur le Maroc aboutissent a un rigoureux traité commercial entre l'Angleterre et ce dernier offrant ainsi de grands avantages a l'Empire Britannique.

* 1902 - 1912 : la pénétration économique européenne s'intensifie à tel point que le sultan Moulay Hafid, frère de Moulay Abd el-Aziz, est contraint de signer en 1912 le traité de protectorat qu'est la convention de Fès.
* 1907 : les forces françaises doivent intervenir pour protéger les nationaux.
* 1907-1910 : Hubert Lyautey pacifie le Maroc oriental, le général Drude qui succède au général Amade doit pacifier le Maroc occidental
* 1911 : les troupes françaises doivent dégager le Sultan assiégé dans Fès. Cette intervention déclenche la seconde crise marocaine.
* 1912 : Hubert Lyautey est nommé résident général de France, ce qui provoque le soulèvement de tribus. Moulay Youssef remplace le sultan Moulay Hafid, il voit son autorité sur le Maroc affermie.
* 1953 : Emeutes populaires à Casablanca durement réprimées : le gouvernement français craint une extension aux autres villes marocaines. Le sultant Mohammed Ben Youssef refuse d'abdiquer : les autorités françaises déposent le souverain et le condamne à l'exil à Madagacar. Le gouvernement français installe au Palais de Rabat Mohammed Ben Arafa, parent éloigné de Mohammed Ben Youssef : il est agé de 70 ans. L'Espagne de Franco, non prévenue de cette man½uvre, refuse de reconnaître sa légitimité. La zone marocaine sous domination espagnole allait devenir ainsi pour les nationalistes marocains en fuite un sanctuaire d'où ils organisèrent des opérations de résistance contre la présence française.
* 1955 : La France, empétrée dans les conflits coloniaux en Indochine et en Algérie, décide d'aborder la question marocaine. Edgar Faure,¨Président du Conseil, négocie avec Mohammed Ben Arafa : des pré-pourparlers de négociation sont menés à Aix les Bains (Savoie) entre le 22 et le 26 août entre, côté marocain : Si El Hadj El Mokri, Grand Vizir, Si Kolti, délégué du Grand Vizir aux PTT, Si Thami El Mosbi, délégué du Grand Vizir aux Finances, Si Berrada, Vizir adjoint au Grand Vizir pour les affaires économiques, Si Abderrahaman El Hajoui, Directeur adjoint au protocole et S.E. Hadj Fatemi Ben Slimane, acien pacha de Fez, et côté français : Edgar Faure, président du Conseil, Antooine Pinay, Ministre des Affaires étrangères, Robert Schumann, Garde des Sceaux, Pierre July, Ministre des Affaires marocaines et tunisiennes et le Général Koenig, Ministre de la Défense nationale. Le sultan Moulay Ben Arafa démissionne le 1° octobre 1955. Le 16 novembre le sultan Mohammed Ben Youssef , accompagné de son fils Moulay Hassan, futur Hassan II, revient à Rabat. Il entame aussitôt des discussions avec le gouvernement français au chateau de la Celle-Saint-Cloud.
* 1956 L'indépendance du Maroc est proclamée le 2 mars. Le sultan Sidi Mohammed ben Youssef prend le titre de roi Mohammed V. Hassan II lui succéda puis, actuellement, Mohammed VI.

La Première Guerre mondiale [modifier]

* 1915 : Hubert Lyautey reçoit l'ordre de Paris de retirer les troupes de l'intérieur pour les envoyer en France. Cette évacuation semble prématurée dans la mesure où la pacification se heurte encore à des mouvements rebelles soutenus par les Allemands.

La Guerre du Rif [modifier]

Entre 1921 et 1926, le Rif se révolte contre l'Espagne, puis contre la France. En 1921, ils ont écrasé les forces espagnoles dans la fameuse bataille d'Anoual. Même le chef suprême des forces espagnoles, le général Silvestre a été tué, de grandes quantités d'armes et de munitions ont été prises à cette occasion. Et en 1922, Abd el-Krim proclame la République confédérée des Rifains. Les armées rifaines se sont rendues en mai 1926. Abd el-Krim est exilé sur l'île de la Réunion jusqu'en 1948.

La question du Sahara occidental [modifier]

Le Maroc a partiellement annexé le Sahara occidental à la suite de la Marche verte en 1975, puis totalement en 1979. Le royaume fait face au désaccord de la Mauritanie qui elle aussi revendique ce territoire, de l'Algérie et surtout des populations sahraouies (Front Polisario) mais la résolution finale sur le statut du territoire reste suspendue à un référendum organisé par l'Organisation des Nations unies, qui a été reporté à plusieurs reprises à cause d'un désaccord entre les parties sur le recensement du corps électoral.

Annexes [modifier]

Notes et références [modifier]

1. ↑ B. Lugan, Histoire du Maroc p15
2. ↑ En effet, même sous la domination française, le Maroc avait statut de protectorat, et restait donc état souverain.
3. ↑ B. Lugan, Histoire du Maroc p33
4. ↑ Arnold Toynbee, La grande Aventure de l'humanité, chap 42 - 43

Bibliographie [modifier]

* Bernard Lugan, Histoire du Maroc, Perrin, 2000 (ISBN 2-262-01644-5)

Articles connexes [modifier]

* Liste des monarques du Maroc
* Histoire postale du Maroc
* Villes impériales du Maroc

Liens externes [modifier]

* Histoire du Maroc.
* Dates-clés de l'histoire contemporaine du Maroc de 1890 à 1956 avec photos et illustrations.
* Préhistoire du Maroc.
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 10:18

l'histoire du maroc

[align=center]Le Maroc est une région du nord-ouest de l'Afrique dont le nom même, dérivé de Marrakech, ville impériale et capitale de 1062 à 1273, remonte au XVIe siècle. Habité dès la préhistoire par des populations berbères, le pays a connu des peuplements phéniciens, carthaginois, romains, vandales, byzantins et enfin arabes. C'est la révolte contre ce dernier empire, qui, en 788, a donné naissance à un état dans ce Maghreb el-Aqça (Maghreb extrême ou extrême couchant)[1]. De ce jour, la nation marocaine a toujours gardé, si ce n'est son indépendance absolue, une très forte autonomie[2].
Sommaire
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* 1 Les premières traces de peuplement

* 2 Antiquité
o 2.1 Les Berbères de l'Afrique du Nord
o 2.2 Emirat de Nekor
* 3 Période pré-coloniale
* 4 L'occupation française
* 5 La Première Guerre mondiale
* 6 La Guerre du Rif
* 7 La question du Sahara occidental
* 8 Annexes
o 8.1 Notes et références
o 8.2 Bibliographie
o 8.3 Articles connexes
o 8.4 Liens externes
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# Posté le lundi 23 juillet 2007 10:15

les 7 merveilles du monde

les 7 merveilles du monde


Les sept Merveilles du Monde
le temple d'Artemis à Ephèse


Il se situe en Turquie, dans l'ancienne ville d'Ephèse. aujour'hui Selcuk, située à 50 km environ au sud d'Izmir.
Le temple d'Artémis (ou Artemision) à Éphèse était l'un des sanctuaires pan-helléniques les plus sacrés.
Les vestiges les plus anciens mis au jour remontent au milieu du VIIIe siècle av. J.-C, mais il est certain que le site a servi de sanctuaire bien avant l'époque à laquelle les fouilles permettent de remonter.
Sur l'emplacement d'un petit temple primitif (8 colonnes sur 4), datant du milieu du VIIIe siècle av. J.-C., et sans doute incendié lors des invasions cimmériennes de 640 av. J.-C., fut édifié au VIIe siècle un nouveau temple, beaucoup plus vaste. Vers le milieu du VIe siècle, le roi Crésus fit raser la multitude de constructions qui s'étaient peu à peu agglomérées autour du sanctuaire et fit élever un nouveau temple. La construction en fut confiée aux architectes Chersiphron, Métagenète et Théodorôs de Samos : sur un soubassement de 155 m sur 60, fut élevé un temple unique dont les 127 colonnes portaient des reliefs sculptés.
Ce temple fut incendié le 6 juillet 356, la nuit où naquit Alexandre le Grand : ce qui fit dire à un historien grec « qu'il ne fallait pas s'étonner que ce temple magnifique, consacré à Diane, eût été brûlé la nuit même qu'Alexandre vint au monde ; parce que la déesse ayant voulu assister aux couches d'Olympiae, fut si occupée, qu'elle ne put éteindre le feu. »
Le feu fut mit au temple de Diane par un certain Erostrate, citoyen obscur d'Ephèse, un malade mental voulant rendre son nom célèbre. Reconstruit sur l'ordre d'Alexandre le Grand, le nouveau temple, qui fut compté par les Anciens parmi les Sept Merveilles du monde, avait des proportions encore plus gigantesques que le précédent: ses colonnes ioniques, parées d'or, s'élançaient à plus de 18 m de hauteur. Sur leur partie inférieure, des scènes à caractère mythologique avaient été sculptées par les plus grands artistes.
Le temple renfermait un grand nombre d'½uvres de sculpteurs célèbres, soit contemporains tels Scopas et Praxitèle, soit du siècle précédent comme Phidias et Polyclète. L'une des plus admirables était une statue de Zeus par Myron (vers 450 av. J.-C), mais la plus vénérée était évidemment la statue d'Artémis : la déesse était représentée la tête entourée d'une sorte de panier; son corps était recouvert de divers symboles de la fertilité et son torse, en forme de faîne, était orné de plusieurs rangées de mamelles. Ce modèle fut reproduit à de multiples exemplaires dans la statuaire de l'Antiquité; on en conserve quelques exemples dans les musées de Naples, du Vatican, du Louvre, etc.
Le temple, qui fut achevé vers le milieu du IIIe siècle av. J.-C., se retrouva isolé après que Lysimaque, en 287 av. J.-C, eut décidé de transférer la ville plus au sud.
Néron, le premier, commença d'en piller les trésors; puis, le sanctuaire fut de nouveau mis à sac par les Goths sous le règne de Gallien (253-268); enfin, il fut définitivement détruit en 399 de notre ère, comme tous les autres temples païens, sous les règnes des empereurs Arcadius et Honorius : transformé en une énorme carrière, ses pierres furent sans doute utilisées pour la construction de plusieurs églises, dont, peut-être, au moins en partie, Sainte-Sophie de Constantinople.







Les pyramides d'Egypte



Aux portes de la ville du Caire se dresse la plus ancienne et la seule survivante des sept merveilles du monde antique: les troispyramides de Gizeh. Témoignage extraordinaire du génie humain cet ensemble fut élevé par des pharaons en quête d'éternité.Les pyramides sont situées à Gizeh près du Caire, en Egypte. Ces merveilles étaient des monuments funéraires pour les pharaons, elles renfermaient leur tombeau. Leur construction a duré des générations et nécessité la main d'oeuvre de dizaines de milliers d'ouvriers maçons. Elles étaient déjà considérées comme des monuments antiques au moment où Hérodote les a visitées plusieurs siècles avant J.-C.





La pyramide de Khéops



La perfection, les Egyptiens l'atteignirent avec le monument que se fit élever le pharaon Khéops (v. 2538 - v. 2516 av.J-C.) et que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de grande pyramide de Gizeh. Exceptionnelle, cette pyramide l'est par ses dimensions (232 m de côté et 146 m de hauteur) et par ses aménagements intérieurs : pas moins de trois chambres, dont deux sont construites dans la masse de pierre, et, pour mener à la chambre du roi, une galerie longue de 47 m et haute de 8,50 m.
croquis de la pyramide vue en coupe






La pyramide de Képhren
La pyramide de Képhren se trouve à 300 m au sud-ouest de la pyramide de Khéops, à un endroit où le plateau calcaire qui constitue le site de Guizeh s'élève de quelques mètres. Ainsi, bien qu'elle soit de dimensions légèrement inférieures à celle de Khéops (215 m de côté et 114 m de haut) paraît-elle plus élevée. Cette impression est renforcée par son angle de pente (52°20'), supérieur à celui de Khéops. Ce qui frappe à première vue est qu'elle a gardé une partie de son revêtement dans son quart supérieur. Ajoutons que, tout comme Khéops et les pyramides antérieures, elle était l'aboutissement d'un complexe funéraire comportant un temple bas (dont une grande partie a été conservée). Un temple haut (dont il reste quelques traces, suffisantes pour en reconstituer la disposition), les deux étant reliés par une "chaussée sacrée" dont subsiste la partie inférieure. Là s'arrêtent les ressemblances entre les deux complexes funéraires. L'intérieur de Képhren est, en effet, très différent de celui de Khéops. Et beaucoup moins «spectaculaire». Képhren comporte deux entrées, toutes deux situées dans sa partie nord
croquis de la pyramide vue en coupe





Les pyramides d'Egypte

Aux portes de la ville du Caire se dresse la plus ancienne et la seule survivante des sept merveilles du monde antique: les troispyramides de Gizeh. Témoignage extraordinaire du génie humain cet ensemble fut élevé par des pharaons en quête d'éternité.Les pyramides sont situées à Gizeh près du Caire, en Egypte. Ces merveilles étaient des monuments funéraires pour les pharaons, elles renfermaient leur tombeau. Leur construction a duré des générations et nécessité la main d'oeuvre de dizaines de milliers d'ouvriers maçons. Elles étaient déjà considérées comme des monuments antiques au moment où Hérodote les a visitées plusieurs siècles avant J.-C.



La pyramide de Khéops
La perfection, les Egyptiens l'atteignirent avec le monument que se fit élever le pharaon Khéops (v. 2538 - v. 2516 av.J-C.) et que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de grande pyramide de Gizeh. Exceptionnelle, cette pyramide l'est par ses dimensions (232 m de côté et 146 m de hauteur) et par ses aménagements intérieurs : pas moins de trois chambres, dont deux sont construites dans la masse de pierre, et, pour mener à la chambre du roi, une galerie longue de 47 m et haute de 8,50 m.
croquis de la pyramide vue en coupe




La pyramide de Képhren
La pyramide de Képhren se trouve à 300 m au sud-ouest de la pyramide de Khéops, à un endroit où le plateau calcaire qui constitue le site de Guizeh s'élève de quelques mètres. Ainsi, bien qu'elle soit de dimensions légèrement inférieures à celle de Khéops (215 m de côté et 114 m de haut) paraît-elle plus élevée. Cette impression est renforcée par son angle de pente (52°20'), supérieur à celui de Khéops. Ce qui frappe à première vue est qu'elle a gardé une partie de son revêtement dans son quart supérieur. Ajoutons que, tout comme Khéops et les pyramides antérieures, elle était l'aboutissement d'un complexe funéraire comportant un temple bas (dont une grande partie a été conservée). Un temple haut (dont il reste quelques traces, suffisantes pour en reconstituer la disposition), les deux étant reliés par une "chaussée sacrée" dont subsiste la partie inférieure. Là s'arrêtent les ressemblances entre les deux complexes funéraires. L'intérieur de Képhren est, en effet, très différent de celui de Khéops. Et beaucoup moins «spectaculaire». Képhren comporte deux entrées, toutes deux situées dans sa partie nord
croquis de la pyramide vue en coupe


La pyramide de Mykérinos
La plus petite des trois pyramides est celle du pharaon Mykérinos, flanquée des trois pyramides dites "des reines". Elle occupe moins du quart de la surface recouverte par la Grande Pyramide. Chaque côté mesure environ 108 mètres à la base et la hauteur à la verticale est aujourd'hui de 62 mètres, soit 4 mètres de moins qu'à l'origine; la partie supérieure est revêtue de calcaire fin, mais les seize assises inférieures ont un parement de granite rouge qui n'a pas été entièrement ravalé. Il est possible que Mykérinos ait eu l'intention d'employer le granite partout, auquel cas le changement de matériau pourrait indiquer le stade atteint par les travaux à sa mort. Mais la combinaison du granite et du calcaire peut avoir été voulue et le parement non ravalé à la base constituer le seul indice d'une mort prématurée.
croquis de la pyramide vue en coupe






Les jardins suspendus de Babylone


Babylone (jardins suspendus de)
Mésopotamie (VIe s. av. J.-C.).
Les jardins suspendus de Babylone étaient situés à Babylone, en Irak.
Ce fut Nabuchodonosor II qui fit aménager ces magnifiques jardins en l'honneur de son épouse Amytis, fille d'Astyage, roi des Mèdes, au VIe siècle avant J.-C., et non, comme le disent les Anciens, pour la reine mythique Sémiramis. Il aurait fait aménager ces jardins pour qu'ils rappellent à son épouse la végétation des montagnes de son pays d'origine.
Leur construction date de 600 av. J-C. Aucun historien grec n'a vu les jardins suspendus, il s'agit en fait de récits ou d'histoires racontées par les soldats.
Ces jardins étaient composés de plusieurs étages en terrasses, soutenus par des voûtes et des piliers de brique. Un immense escalier de marbre reliait ces terrasses, où l'eau, par des vis hydrauliques, était amenée depuis l'Euphrate. C'était un véritable jardin botanique où l'on cultivait les plantes et les arbres de Mésopotamie et ceux des montagnes de Médie. Les fouilles ont révélé les assises du jardin et ses voûtes puissantes dominant le fleuve.
Le mur d'enceinte de Babylone, célèbre par ses deux cent cinquante tours et ses neuf portes de bronze, fut élevé par le père de Nabuchodonosor II, mais il fut achevé par ses successeurs.
La date de leur destruction est inconnue.





Le mausolée d'halicarnasse


Le mausolée était situé dans la ville de Bodrum (sud-ouest de la Turquie).
Ce tombeau, fut élevé par Artémise, la soeur de Mausole qui était également son épouse, satrape de Carie, après la mort de celui-ci en 353 av. J.-C. Elle appela pour ce travail les artistes les plus connus de son temps: pour l'architecture Satyros et Pythéos; pour la sculpture Scopas, Timothéos, Bryaxis et Léocharès. Le tombeau ne fut achevé qu'après la mort d'Artémise (350 av. J.-C.). D'une hauteur totale de près de 43 m, il était entouré de trente-six colonnes et surmonté d'une pyramide ornée d'un quadrige de marbre. La chambre funéraire contenait sans doute les tombes de Mausole et d'Artémise. On attribue une grande partie de la frise représentant un combat des Grecs contre les Amazones et les Centaures au sculpteur Scopas.
Ce monument ne fut détruit, par un séisme, que vers le XIVe siècle. Au 15ème sciècle, les chevaliers de l'ordre de Malte envahissent la région, et décident de construire une forteresse. A partir de 1494, ils commencent à prendre les pierres du mausolée, et en 1522 il n'en reste plus une seule pierre. La forteresse existe toujours à Bodrum, et on peur voir dans ses murs des pierres sculptées et du marbre provenant du mausolée . Des fouilles systématiques entreprises par les Anglais en 1857 ont permis de dégager des fragments importants que l'on peut voir de nos jours au British Museum.

Le phare d'Alexandrie

Il se situe en Egypte sur l'île de Pharaos (qui a donné le mot «phare») située face à la ville d'Alexandrie.
Il a été localisé en 1995 dans le port même d'Alexandrie par l'archéologue français Jean-Yves Empereur et son équipe de plongeurs.
L'île de Pharaos fut au cours des siècles reliée à la terre ferme par les alluvions du Nil, sur lesquelles on construisit une chaussée et un pont. Le phare, bâti sur l'île, fut commencé sous Ptolémée II Philadelphe et terminé vers 290 av. J.-C. Bâti par Sostrate de Cnide, il était destiné à protéger les navigateurs. Il fut peut-être détruit par un séisme vers le XIVe siècle.
Selon les descriptions d'auteurs arabes comme Idrisi (1153), le phare comptait trois étages: le premier était carré, le second octogonal et le troisième cylindrique. L'ensemble en marbre blanc mesurait environ 135 m (440 pieds) de haut d'où l'on voyait les navires à 100 miles soit 160 kilomètres en mer. Les angles étaient ornés de tritons de bronze qui servaient soit à avertir de l'approche de l'ennemi par des sons terrifiants, soit à porter des miroirs qui, la nuit, réfléchissaient la lumière d'un feu dont la fumée, le jour, signalait aux bateaux l'entrée du port.
C'est l'un des monuments antiques les plus connus et le plus souvent représentés . On a ainsi trouvé jusqu'en Afghanistan des objets souvenirs avec des reproductions de l'image du phare.



Le colosse de Rhodes


Cette statue de bronze représentant Hélios, dieu du Soleil fut édifiée par Charès de Lindos, élève de Lysippe, au prix de douze ans de travail. Charès de Lindos se suicida lorsqu'il découvrit une erreur dans ses calculs; erreur que dut corriger l'un de ses assistants.
Elle se trouvait dans le port de Rhodes, peut-être à l'extrémité de l'actuel môle Saint-Nicolas. On a en effet retrouvé dans les murs du fort Saint-Nicolas des blocs de marbre qui auraient pu être utilisés pour le socle de la statue.
Faite de bronze, la statue dédiée au dieu du soleil Apollon mesurait de la tête aux pieds 32 m, soit 14 m de moins que la statue de la liberté de New-York. De son bras levé, il tenait un flambeau tandis que son autre bras s'appuyait sur une lance.
Vers 225 av. J.C., un tremblement de terre le brisa aux genoux. Le Colosse, glorieux témoin des prouesses militaires rhodiennes, s'effondra. L'oracle de Delphes ayant signifié à la population de ne pas redresser la statue, elle demeura gisante et brisée autour de sa base pendant huit siècles. Au milieu du VII siècle de notre ère, les Arabes, sous le commandement de Mohabiah, pillèrent Rhodes et vendirent les débris de bronze à un marchand juif d'Ephèse. Ces déchets, représentait, dit-on, 20 tonnes de bronze. Selon la légende 900 chameaux furent utilisés pour transporter tout ce bronze.






La statue de Zeus à Olympie


La statue de Zeus se trouvait à Olympia sur la côte ouest de la Grèce, dans un temple qui se situe dans la vieille ville.
Cette ½uvre, avait été commandée au sculpteur athénien Phidias par les habitants d'Olympie, pour être placée dans le temple de Zeus. Achevée vers 430 av. J.-C., cette statue colossale du dieu assis mesurait 12 m de haut, sur un piédestal de 2 m. La base de la statue fait 6,05m et 1m de hauteur. Le tour de la statue fait 13m. En étant assis il touche presque le plafond du temple.
On la connaît aujourd'hui par des descriptions et des représentations sur des monnaies. Zeus tenait dans sa main droite une statuette de victoire faite en ivoire et en or . Dans l'autre main, il tient un sceptre décoré avec tous les métaux, et au dessus, il y a un aigle. Le visage, les bras, le torse et les pieds étaient en ivoire, tandis que la chevelure, la barbe, les sandales et la draperie qui enveloppait son corps étaient en or. Le trône était d'ivoire et d'ébène sertis d'or et de pierreries.
Au deuxième siècle avant Jésus-Christ, la statue doit être refaite. Au cinquième siècle, lorsque le temple brûle , la statue est à Constantinople.
Cette magnifique statue fut détruite lors de l'incendie qui ravagea le temple en 462.






Le Taj Mahal
Par Les Cousins Migrateurs, mercredi 3 mai 2006 à 07:46 :: Inde - Le Taj Mahal

Une preuve d'amour. Une preuve d'amour colossale bâtie dans le marbre blanc, scintillant dans le soleil indien, changeant de couleur selon les heures du jour. Et cette preuve d'amour est tragique. Il ne s'agit pas d'un palais comme on pourrait le penser à première vue mais d'une tombe. De notre coté c'est de dévotion dont nous faisons preuve en nous levant à 5 heures 30 du matin pour pouvoir jouir des premiers rayons du soleil qui se poseront sur le Taj Mahal. Ici encore plus qu'ailleurs l'état indien prend ses monuments pour de gigantesques tirelires en faisant payer les étrangers 750 roupies (15 euros) soit des dizaines de fois plus que le tarif dont devra s'aquitter un indien. Mais c'est là une remarque transversale à tout le pays, encore que généralement le ticket "spécial étranger" soit de 250 roupies soit trois fois moins que pour visiter ce monument fleuron du pays.

Donc le Taj Mahal est une tombe. Celle de Mumtaz Mahal, seconde femme de l'empereur moghol Shah Jahan, morte en 1631 à 38 ans en accouchant de son 14 ème enfant. La tristesse de l'empereur fut telle que ses cheveux devinrent blancs en une nuit. Par amour pour cette femme il fit mener à bien ce projet insensé, lui offrir le plus beau des mausolées et les travaux débutèrent la même année pour ne s'achever que 17 ans plus tard. Le Taj Mahal est situé dans la ville d'Agra localisée au nord de l'Inde, au bord de la rivière Jamuna dans un virage inclinant ce cours d'eau vers l'est. Cette particularité dans le tracé de la rivière a son importance car l'empereur, musulman, put construire à côté du tombeau une mosquée bien orientée selon les règles du culte.

Si l'architecture du Taj Mahal est si célèbre c'est par la justesse des proportions de l'ensemble allié à une symétrie unique respectée dans sa construction. La symétrie est poussée jusqu'à avoir nécessité la construction d'une réplique de la mosquée latérale, qui de ce fait mal orientée, ne peut servir de lieu de culte. Ironiquement la seule dérogation à ce principe de symétrie est visible à l'intérieur du mausolée, le tombeau de Shah Jahan ayant été placé à coté de celui de son épouse ce dernier étant au centre de la salle principale.

Le bâtiment funéraire de forme octogonale coiffé d'un dôme en forme de bulbe, est construit sur une terrasse d'où émergent quatre tours érigées aux quatre angles. Les axes de symétrie sont accentués par les jardins et les pièces d'eau situés en face du tombeau selon des axes perpendiculaires rigoureux. La particularité du Taj Mahal est d'être saisissant de beauté aussi bien de loin que de près. De loin le marbre blanc scintillant dans le ciel bleu, le reflet de la structure dans les pièces d'eau, l'élégance des proportions globales forcent l'admiration. De dimensions imposantes (une petite centaine de mètres par rapport au niveau de la rivière et soixante mètres pour la base du bâtiment-tombe), le Taj Mahal fait penser de loin à une maquette tant la finesse architecturale de l'ensemble est saisissante.

De près le détail des ciselures du marbre, les incrustations de pierres semi-précieuses polychromes en motifs floraux ou en calligraphie reprenant des versets du Coran impressionnent le visiteur. La légende veut que, sous la conduite d'un chef-architecte iranien aidé de confrères européens, des milliers d'ouvriers venus de tout l'empire moghol participèrent à la construction et certains furent finalement (parait-il) amputés des mains ou des pouces pour que la perfection atteinte ne puisse être reproduite.

Cette perfection architecturale a bien failli disparaître à jamais quand au XVIII ème siècle le Taj Mahal fut pillé et vidé de ses décorations intérieures par les Jats, les Marathas puis par les Anglais qui prirent Agra en 1803. Le Taj Mahal fut également regardé par les envieux pour la valeur intrinsèque de son marbre blanc mais le sacrilège prémédité n'eut heureusement jamais lieu.

Depuis 1861 et l'établissement de la Société Archéologique Indienne, le Taj Mahal a été proprement entretenu et conservé. Il fut classé sur la liste du Patrimoine Mondial par L'Unesco en 1983 mais si aujourd'hui le bâtiment n'a plus à s'inquiéter des pillards, une autre menace pèse sur lui : la pollution. Agra est en effet une ville où l'activité industrielle est intense et les gaz toxiques circulant dans l'atmosphère de la ville sont malheureusement à même d'endommager le marbre en le décolorant et en l'effritant.

Heureusement, quoique tardivement, le gouvernement a ordonné différentes mesures visant à sauvegarder ce trésor. Interdiction d'établissement d'industrie dans un périmètre couvrant 10 000 m², relocalisation des usines déjà implantées dans cette zone, interdiction des véhicules à moteur dans les 500 m autour de l'enceinte principale et plantations massives d'arbres à l'est du mausolée pour contrer les effets de la pollution.

Le Taj Mahal est une des plus belles construction humaine jamais réalisées et à été diversement admiré comme "la vision matérielle de l'amour", "le rêve de marbre", "le noble tribut à la grâce de la féminité indienne" ou encore "la resplendissante et immortelle larme versée sur la joue du temps". Aujourd'hui il symbolise la diversité de la culture indienne, création menée par un empereur musulman sur les terres d'un peuple hindou et si l'humanité s'accorde à admirer cette oeuvre c'est peut être parce que l'amour, valeur universelle à la différence de la religion, en est l'inspiratrice.



Machu Pichu
Machu Picchu is a city located high in the Andes Mountains in modern Peru. It lies 43 miles northwest of Cuzco at the top of a ridge, hiding it from the Urabamba gorge below. The ridge is between a block of highland and the massive Huaynac Picchu, around which the Urubamba River takes a sharp bend. The surrounding area is covered in dense bush, some of it covering Pre-Colombian cultivation terraces.
Machu Picchu (which means "Old Peak") was most likely a royal estate and religious retreat. It was built between 1460 and 1470 AD by Pachacuti Inca Yupanqui, an Incan ruler. The city has an altitude of 8,000 feet, and is high above the Urubamba River canyon cloud forest, so it likely did not have any administrative, military or commercial use. After Pachacuti's death, Machu Picchu became the property of his allus, or kinship group, which was responsible for it's maintenance, administration, and any new construction.
Machu Picchu is comprised of approximately 200 buildings, most being residences, although there are temples, storage structures and other public buildings. It has polygonal masonry, characteristic of the late Inca period.
About 1,200 people lived in and around Machu Picchu, most of them women, children, and priests. The buildings are thought to have been planned and built under the supervision of professional Inca architects. Most of the structures are built of granite blocks cut with bronze or stone tools, and smoothed with sand. The blocks fit together perfectly without mortar, although none of the blocks are the same size and have many faces; some have as many as 30 corners. The joints are so tight that even the thinnest of knife blades can't be forced between the stones. Another unique thing about Machu Picchu is the integration of the architecture into the landscape. Existing stone formations were used in the construction of structures, sculptures are carved into the rock, water flows through cisterns and stone channels, and temples hang on steep precipices.
The houses had steep thatched roofs and trapezoidal doors; windows were unusual. Some of the houses were two stories tall; the second story was probably reached by ladder, which likely was made of rope since there weren't many trees at Machu Picchu's altitude. The houses, in groups of up to ten gathered around a communal courtyard, or aligned on narrow terraces, were connected by narrow alleys. At the center were large open squares; livestock enclosures and terraces for growing maize stretched around the edge of the city.
The Incas planted crops such as potatoes and maize at Machu Picchu. To get the highest yield possible, they used advanced terracing and irrigation methods to reduce erosion and increase the area available for cultivation. However, it probably did not produce a large enough surplus to export agricultural products to Cuzco, the Incan capital.
One of the most important things found at Machu Picchu is the intihuatana, which is a column of stone rising from a block of stone the size of a grand piano. Intihuatana literally means 'for tying the sun", although it is usually translated as "hitching post of the sun". As the winter solstice approached, when the sun seemed to disappear more each day, a priest would hold a ceremony to tie the sun to the stone to prevent the sun from disappearing altogether. The other intihuatanas were destroyed by the Spanish conquistadors, but because the Spanish never found Machu Picchu, it remained intact. Mummies have also been found there; most of the mummies were women.
Few people outside the Inca's closest retainers were actually aware of Machu Picchu's existence. Before the Spanish conquistadors arrived, the smallpox spread ahead of them. Fifty percent of the population had been killed by the disease by 1527. The government began to fail, part of the empire seceded and it fell into civil war. So by the time Pizarro, the Inca's conquerer, arrived in Cuzco in 1532, Machu Picchu was already forgotten.

View of the Machu Picchu ruins and Huaynu Picchu, the peak on the right, from the agricultural terraces. The small center peak is the location of the Intihuatani. The plaza area is in its foreground.1998 Photo Courtesy of James Q. Jacobs. Former Link, http://www.geocities.com/archaeogeo/machu.html (February 2006)
Machu Picchu was rediscovered in 1911 by Hiram Bingham, a professor from Yale. Bingham was searching for Vilcabamba, which was the undiscovered last stronghold of the Incan empire. When he stumbled upon Machu Picchu, he thought he had found it, although now most scholars believe that Machu Picchu is not Vilcabamba. Machu Picchu was never completely forgotten, as a few people still lived in the area, where they were "free from undesirable visitors, officials looking for army 'volunteers' or collecting taxes", as they told Bingham.
Image Credit http://www.ex.ac.uk/~RDavies/inca/ruins4.html
Former Link, Photographs of Machu Picchu (February 2006) are available from the Geocities web.
More photographs are available at, Former Link, http://www.he.net/~mine/inca/ (February 2006)
Bernard, Carmen The Incas: People of the Sun Harry N. Abrams, INC.,
Dowling, Bob "Machu Picchu: A Magical Mystery Tour" Business Morris, Craig von Hagen, Adriana The Inka Empire Abbeville Press
Sullivan, William The Secret of the Incas: Myth, Astronomy, and the War
Ziegler, Gary "GORP-Machu Picchu- How They Kept the Secret" [Former Link, www.gorp.com/gorp/location/latamer/peru/mach (February 2006).]
Meghan A. Porter
Machu Pichu
Machu Picchu is a city located high in the Andes Mountains in modern Peru. It lies 43 miles northwest of Cuzco at the top of a ridge, hiding it from the Urabamba gorge below. The ridge is between a block of highland and the massive Huaynac Picchu, around which the Urubamba River takes a sharp bend. The surrounding area is covered in dense bush, some of it covering Pre-Colombian cultivation terraces.
Machu Picchu (which means "Old Peak") was most likely a royal estate and religious retreat. It was built between 1460 and 1470 AD by Pachacuti Inca Yupanqui, an Incan ruler. The city has an altitude of 8,000 feet, and is high above the Urubamba River canyon cloud forest, so it likely did not have any administrative, military or commercial use. After Pachacuti's death, Machu Picchu became the property of his allus, or kinship group, which was responsible for it's maintenance, administration, and any new construction.
Machu Picchu is comprised of approximately 200 buildings, most being residences, although there are temples, storage structures and other public buildings. It has polygonal masonry, characteristic of the late Inca period.
About 1,200 people lived in and around Machu Picchu, most of them women, children, and priests. The buildings are thought to have been planned and built under the supervision of professional Inca architects. Most of the structures are built of granite blocks cut with bronze or stone tools, and smoothed with sand. The blocks fit together perfectly without mortar, although none of the blocks are the same size and have many faces; some have as many as 30 corners. The joints are so tight that even the thinnest of knife blades can't be forced between the stones. Another unique thing about Machu Picchu is the integration of the architecture into the landscape. Existing stone formations were used in the construction of structures, sculptures are carved into the rock, water flows through cisterns and stone channels, and temples hang on steep precipices.
The houses had steep thatched roofs and trapezoidal doors; windows were unusual. Some of the houses were two stories tall; the second story was probably reached by ladder, which likely was made of rope since there weren't many trees at Machu Picchu's altitude. The houses, in groups of up to ten gathered around a communal courtyard, or aligned on narrow terraces, were connected by narrow alleys. At the center were large open squares; livestock enclosures and terraces for growing maize stretched around the edge of the city.
The Incas planted crops such as potatoes and maize at Machu Picchu. To get the highest yield possible, they used advanced terracing and irrigation methods to reduce erosion and increase the area available for cultivation. However, it probably did not produce a large enough surplus to export agricultural products to Cuzco, the Incan capital.
One of the most important things found at Machu Picchu is the intihuatana, which is a column of stone rising from a block of stone the size of a grand piano. Intihuatana literally means 'for tying the sun", although it is usually translated as "hitching post of the sun". As the winter solstice approached, when the sun seemed to disappear more each day, a priest would hold a ceremony to tie the sun to the stone to prevent the sun from disappearing altogether. The other intihuatanas were destroyed by the Spanish conquistadors, but because the Spanish never found Machu Picchu, it remained intact. Mummies have also been found there; most of the mummies were women.
Few people outside the Inca's closest retainers were actually aware of Machu Picchu's existence. Before the Spanish conquistadors arrived, the smallpox spread ahead of them. Fifty percent of the population had been killed by the disease by 1527. The government began to fail, part of the empire seceded and it fell into civil war. So by the time Pizarro, the Inca's conquerer, arrived in Cuzco in 1532, Machu Picchu was already forgotten.

View of the Machu Picchu ruins and Huaynu Picchu, the peak on the right, from the agricultural terraces. The small center peak is the location of the Intihuatani. The plaza area is in its foreground.1998 Photo Courtesy of James Q. Jacobs. Former Link, http://www.geocities.com/archaeogeo/machu.html (February 2006)
Machu Picchu was rediscovered in 1911 by Hiram Bingham, a professor from Yale. Bingham was searching for Vilcabamba, which was the undiscovered last stronghold of the Incan empire. When he stumbled upon Machu Picchu, he thought he had found it, although now most scholars believe that Machu Picchu is not Vilcabamba. Machu Picchu was never completely forgotten, as a few people still lived in the area, where they were "free from undesirable visitors, officials looking for army 'volunteers' or collecting taxes", as they told Bingham.
Image Credit http://www.ex.ac.uk/~RDavies/inca/ruins4.html
Former Link, Photographs of Machu Picchu (February 2006) are available from the Geocities web.
More photographs are available at, Former Link, http://www.he.net/~mine/inca/ (February 2006)
Bernard, Carmen The Incas: People of the Sun Harry N. Abrams, INC.,
Dowling, Bob "Machu Picchu: A Magical Mystery Tour" Business Morris, Craig von Hagen, Adriana The Inka Empire Abbeville Press
Sullivan, William The Secret of the Incas: Myth, Astronomy, and the War
Ziegler, Gary "GORP-Machu Picchu- How They Kept the Secret" [Former Link, www.gorp.com/gorp/location/latamer/peru/mach (February 2006).]
Meghan A. Porter









L'Alhambra, ainsi appelée dû aux murs rouges («qa'lat al-Hamra'» veut dire Château Rouge), est située en haut de la colline d'al-Sabika, dans la marge gauche de la rivière Darro, à l'est de la ville, en face des quartiers de l'Albaicín et de l'Alcazaba.
Sa position stratégique, d'où l'on domine toute la ville et la vega (pleine fertile) de Grenade, nous emmène à penser qu'il y existait des constructions antérieures à l'arrivée des musulmans. Son ensemble, complètement entouré de murailles, a une forme irrégulière et limite au nord avec la vallée de la rivière Darro, au sud avec la vallée de l'al-Sabika et à l'est avec la rue Cuesta del Rey Chico, qui sépare l'Albaicín et le Generalife, situé sur la colline du Soleil.
Les premiers documents qui font référence à l'Alhambra datent du IXe siècle, lorsqu'en 889 Sawwar ben Hamdun dut chercher refuge dans l'Alcazaba et la réparer à cause des luttes civiles qui frappaient à l'époque le califat cordouan, auquel Grenade appartenait. Plus tard, cette enceinte commença à devenir plus ample et à se peupler, bien qu'elle n'était pas encore développée jusqu'au maximum qui allait être atteint ultérieurement parce que, pour le moment, les rois Zirides établirent leur résidence à l'emplacement de l'Albaicín.

Malgré l'incorporation de l'Alhambra à l'enceinte entourée de murailles de la ville dans le XIe siècle, ce qui transforma l'Alhambra en forteresse militaire d'où l'on dominait toute la ville, la résidence royale ne fut pas établie à l'Alhambra qu'au XIIIe siècle, avec l'arrivée du premier rois Nasride, Mohammed ben Al-Hamar (Mohammed I, 1238-1273). Ce fait a marqué le début de la période de la plus grande splendeur de l'Alhambra.
D'abord l'ancienne partie de l'Alcazaba fut renforcée et la Tour du Guet (Torre de la Vela) et le Donjon (Torre del Homenaje) furent construits, l'eau de la rivière Darro fut canalisée, des entrepôts et des réservoirs furent construits et la construction du palais et de l'enceinte fortifiée fut commencée. Le palais et l'enceinte fortifiée furent continués par Mohammed II (1273-1302) et Mohammed III (1302-1309), qui est aussi l'auteur des bains publics et de la Mosquée sur laquelle l'église de Sainte Marie fut construite.
Yusuf I (1333-1353) et Mohammed V (1353-1391) impulsèrent la plupart des constructions de l'Alhambra qui ont survécu jusqu'à nos jours. Ceci inclut la rénovation de l'Alcazaba et les palais, l'agrandissement de l'enceinte fortifiée, la Porte de la Justice (Puerta de la Justicia), l'agrandissement et la décoration des tours, la construction des Bains (Baños) et la Salle de Comares (Cuarto de Comares), la Salle de la Barque (Sala de la Barca), la Cour des Lions (Patio de los Leones) et les dépendances annexes. Pratiquement rien n'est conservé des rois Nasrides ultérieurs.
Entre l'époque des Rois Catholiques et nos jours les modifications les plus importantes sont les suivantes : la démolition d'une partie de l'ensemble architectural par Charles Quint pour construire son palais, la construction des Chambres de l'Empereur (Habitaciones del Emperador) et le Boudoir de la Reine (Peinador de la Reina) et l'abandon de la conservation de l'Alhambra à partir du XVIIIe siècle. Pendant la domination française une partie de la forteresse fut détruite par des explosifs et les travaux de réparation, restauration et conservation qui sont maintenus actuellement n'ont pas commencé jusqu'au XIXe siècle.

Stonehenge
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Pour les articles homonymes, voir Stonehenge (homonymie).
Stonehenge, dont le nom signifie « les pierres suspendues », est un monument mégalithique circulaire érigé entre 3100 et 1500 av. J.-C., au Néolithique et à l'Âge du bronze. Il est situé à 13 km au nord de Salisbury (comté du Wiltshire, Angleterre) [1].
L'ensemble du site de Stonehenge, et le cromlech d'Avebury, situé à une trentaine de kilomètres au nord, sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.


Stonehenge.


Plan du site de Stonehenge. 1. la pierre d'autel ; 2 et 3. tumuli ; 4. la pierre de sacrifice ; 5. la "Heel stone" (pierre talon) ; 6. deux des quatre "stations" ; 7, 8, 9. fossés, talus ; 10. l'"Avenue" monumentale, qui mène à la rivière Avon, à 3 km à l'est ; 11 et 12. les deux cercles de 30 trous "Y" et "Z" ; 13. les 56 trous d'Aubrey ; 14. entrée secondaire. Le monument (cromlech) est situé à l'intérieur du cercle 12 : les mégalithes de grès "sarsen" sont en gris, et les "pierres bleues" en bleu.


Les grands trilithes de "sarsen".


Au premier plan : deux "pierres bleues" dressées ; au deuxième plan : éléments du cercle de "sarsen" avec linteaux en place ; tout au fond, on peut distinguer la "Heel stone".
Sommaire
[masquer]
1 Les trois phases de la construction
1.1 Stonehenge I
1.2 Stonehenge II
1.3 Stonehenge III
2 Techniques de construction
3 Notes
4 Voir aussi
4.1 Liens internes
4.2 Liens externes

Les trois phases de la construction [modifier]
Stonehenge I [modifier]
Le premier monument n'était constitué que d'une enceinte circulaire délimitée par une levée de terre et un fossé adjacent extérieur (7 et 8), mesurant environ 110 m de diamètre, avec une entrée principale orientée vers le nord-est, et une entrée plus petite vers le sud (14). L'ensemble fut mis en place sur une surface légèrement en pente, qui ne présentait aucun caractère exceptionnel par rapport au paysage environnant.
Stonehenge II [modifier]
Dans une deuxième étape, on trouve un monument édifié entre 1700 av. J.-C. et 1550 av. J.-C., consistant en un double cercle concentrique de soixante-seize pierres dressées.
Stonehenge III [modifier]
Enfin, dans une troisième étape vient s'ajouter un cercle de 30 m de diamètre, constitué de trente monolithes de grès, dressés dans la première moitié du XVe siècle av. J.-C.. Ces pierres mesurent jusqu'à 5 m de haut et pèsent jusqu'à 50 tonnes.
Techniques de construction [modifier]
Les pierres dressées mesurent jusqu'à 5 m de haut, 2 m de large et pèsent jusqu'à 50 tonnes. Des linteaux, fixés au moyen de tenons et de mortaises, sont posés sur ces pierres dressées.
À l'intérieur du cercle se trouvent cinq groupes de trois pierres disposées en fer à cheval.
Les techniques mises en ½uvre ainsi que les contacts commerciaux avec la Grèce font penser à des influences mycéniennes pour la construction, bien que depuis les années 1980 les archéologues penchent plutôt pour un développement local et autonome.
Les pierres bleues de dolérite, mais aussi de rhyolite de la deuxième phase, pesant chacune 4 tonnes, proviennent des Preseli Hills, Pembrokeshire, Pays de Galles, à 220 km au nord du site, alors que les grandes pierres, de grès local couramment appelé sarsen, ont été extraites d'une carrière située à 28 km de Stonehenge, dans les Marlborough Downs. Bien que nous n'ayons aucune certitude sur les techniques réellement mises en ½uvre, des expériences récentes, comme celle de Bougon, ont montré que l'utilisation de moyens rudimentaires tels que leviers (surtout pour vaincre la force d'inertie au départ), cordages, rouleaux de bois sous la pierre, chemin d'argile pour rendre le sol plus glissant, permettait à un groupe bien organisé de déplacer de très lourdes charges.
Wally Wallington, charpentier retraité, a mis au point plusieurs techniques simples et nécessitant peu de force, permettant de déplacer, tourner, soulever et dresser des blocs de pierre de plusieurs tonnes.

Tour Eiffel
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Tour Eiffel


Données générales
Entrepreneur • Gustave Eiffel & Cie

Ingénieurs • Maurice Koechlin
• Émile Nouguier

Architecte • Stephen Sauvestre


Études • Commencées en 1884

Construction • 1887-1889
(précisément : 2 ans, 2 mois et 5 jours)
Inauguration • Le 31 mars 1889
(pose du drapeau au sommet)

Localisation • Champ de Mars, 75007 Paris.
• Coordonnées : 48° 51' 30'' N, 2° 17' 40'' E


Propriétaire • Ville de Paris

Exploitant • 2006-2015 : Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE)
• 1981-2005 : Société nouvelle d'exploitation de la tour Eiffel (SNTE)

Personnel • ≈500, dont :
• 250 directement employés par la SETE
• 250 par les différents concessionnaires installés sur le monument

Visiteurs depuis 1889 • 222 871 612 (au 31/12/2005)
Données techniques
Hauteur • Hauteur du plancher du 1er étage : 57,63 mètres
• Hauteur du plancher du 2e étage : 115,73 mètres
• Hauteur du plancher du 3e étage : 276,13 mètres
• Hauteur totale avec antenne : 324 mètres (en 2000)

Poids • Total : 10 100 tonnes
• De la charpente métallique : 7 300 tonnes
Charge au sol • 4,5 kg / cm2
(équivalent à un homme assis sur une chaise)

Matériau • Fer puddlé Provenant des aciéries de Pompey en Lorraine
Composition • 18 038 pièces métalliques
• 2 500 000 rivets

Nombre de marches • 1 665
(marches du sol au sommet par le pilier Est, à l'exception de l'escalier menant du 2e au 3e étages, interdit au public.)

Site internet • (fr) tour-eiffel.fr/
• (en) tour-eiffel.fr/teiffel/uk/


Portail de la tour Eiffel


La tour Eiffel est une tour de fer puddlé construite par Gustave Eiffel et ses collaborateurs pour l'exposition universelle de 1889. Situé à l'extrémité du Champ-de-Mars, en bordure de la Seine, ce monument parisien, symbole de la France et de sa capitale est le troisième site le plus visité du pays.
D'une hauteur de 300 mètres à l'origine, surélevée par la suite de nombreuses antennes culminant à 325 mètres, la tour Eiffel est restée la tour la plus élevée du monde pendant plus de 40 ans. Utilisée dans le passé pour de nombreuses expériences scientifiques, elle sert aujourd'hui d'émetteur de programmes radiophoniques et télévisés.
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Ce site est desservi par la station de métro : Bir-Hakeim.

Ce site est desservi par la station Champ de Mars - Tour Eiffel du RER.
Sommaire
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• 1 Présentation générale
o 1.1 Données techniques
o 1.2 Description de la tour étage par étage
 1.2.1 La base
 1.2.2 Le premier étage
 1.2.3 Le deuxième étage
 1.2.4 Le troisième étage
• 2 Historique
o 2.1 Chronologie
o 2.2 Histoire
 2.2.1 Approche chronologique
 2.2.1.1 La Troisième République et l'essor des techniques
 2.2.1.2 L'élaboration du projet
 2.2.1.3 La construction de la Tour
 2.2.1.4 La tour Eiffel de 1889 à la Première Guerre mondiale
 2.2.1.5 La Tour à l'époque moderne
 2.2.1.6 Textes officiels déclarant le choix de l'exploitant de la tour Eiffel (de 1889 à nos jours)
 2.2.2 Approche thématique
 2.2.2.1 La tour vue par les artistes
 2.2.2.2 Les illuminations de la tour
 2.2.2.3 Exploits sportifs
 2.2.2.4 Victor Lustig: « l'homme qui vendit la tour Eiffel »
• 3 Données chiffrées
o 3.1 Une tour de très grande hauteur
 3.1.1 La place de la tour Eiffel parmi les plus hauts bâtiments de 1889
 3.1.2 La place de la tour Eiffel parmi les plus hauts bâtiments du monde
o 3.2 Fréquentation de la tour Eiffel
 3.2.1 Un des monuments payants les plus visités en France et au monde
 3.2.2 La fréquentation depuis 1889
 3.2.2.1 Fréquentation annuelle (en visiteurs uniques)
 3.2.2.2 Fréquentation annuelle (en visiteurs cumulés)
• 4 Informations diverses
o 4.1 Les répliques de la tour Eiffel
o 4.2 Une exploitation commerciale rentable
o 4.3 Les 72 savants
o 4.4 Le droit d'auteur vis-à-vis des images de la Tour Eiffel
o 4.5 Anecdote relative au poids de la tour
o 4.6 Tours en acier plus anciennes
• 5 Pour approfondir
o 5.1 Informations pratiques
o 5.2 Galerie d'images
o 5.3 Ressources documentaires
• 6 Vue satellite WikiMapia
• 7 Liens externes
• 8 Précisions sur l'article
o 8.1 Notes et références

Présentation générale [modifier]
Contestée par certains à l'origine[1], la tour Eiffel fut d'abord, à l'occasion de l'exposition universelle de 1889, la vitrine du savoir-faire technologique français. Plébiscitée par le public dès sa présentation à l'exposition, elle a accueilli plus de 220 millions de visiteurs depuis son inauguration[2]. Sa taille exceptionnelle et sa silhouette immédiatement reconnaissable en ont fait un emblème de Paris.
Imaginée par Maurice Koechlin et Émile Nouguier, respectivement chef du bureau des études et chef du bureau des méthodes d'Eiffel & Cie[3], la tour Eiffel est conçue pour être le « clou de l'Exposition de 1889 se tenant à Paris. ». Elle salue également le centenaire de la Révolution française. Le premier plan est réalisé en juin 1884 et amélioré par Stephen Sauvestre, l'architecte en chef des projets de l'entreprise, qui lui apporte plus d'esthétique.
Le 1er mai 1886, le ministre du Commerce et de l'Industrie Édouard Lockroy, fervent défenseur du projet, signe un arrêté qui déclare ouvert « un concours en vue de L'Exposition universelle de 1889 »[4]. Gustave Eiffel gagne ce concours et une convention du 8 janvier 1887 fixe les modalités d'exploitation de l'édifice[5].
Construite en 2 ans, 2 mois et 5 jours, de 1887 à 1889, par 250 ouvriers, elle est officiellement inaugurée le 31 mars 1889[6]. Sa fréquentation s'érode rapidement; la tour Eiffel ne connaîtra véritablement un succès massif et constant qu'à partir des années 1960, avec l'essor du tourisme international. Elle accueille maintenant plus de 6 millions de visiteurs chaque année.
Ses 300 mètres de hauteur lui ont permis de porter le titre de « plus haute structure du monde » jusqu'à la construction en 1930 du Chrysler Building, à New York. La tour Eiffel, construite sur le Champ-de-Mars, près de la Seine, dans le 7e arrondissement de Paris[7], est actuellement exploitée par la Société d'exploitation de la tour Eiffel (SETE). Le site, qui emploie 500 personnes (250 directement employés par la SETE et 250 par les différents concessionnaires installés sur le monument)[8], est ouvert tous les jours de l'année[6].


Grande Muraille
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La Grande Muraille1
Patrimoine mondial de l'Unesco


La Grande Muraille
Pays Chine

Type
Culturel
Critères
i, ii, iii, iv, vi
N° identification 438

Région2
Asie et Pacifique
Année d'inscription
1987 (11e session)

1 Nom officiel (site de l'UNESCO)
2 Classification UNESCO


La Grande Muraille (en chinois traditionnel : 長城 ; simplifié : 长城 ; pinyin : Chángchéng ; littéralement la « longue muraille ») est un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le Ve siècle av. J.-C. et le XVIe siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine.
Populairement, on désigne sous le nom de « Grande Muraille » la partie construite durant la dynastie Ming qui part du détroit de Shanhai sur les rives du fleuve Yalu à l'est pour arriver à Jiayuguan à l'ouest. La longueur de la muraille varie selon les sources. Selon un rapport de 1990, la longueur totale des murs serait de 6 700 km. En raison de sa longueur, la Grande Muraille est surnommée en chinois « La longue muraille de dix mille li » (萬里長城, wàn lǐ chángchéng), le li étant une unité de longueur et dix mille symbolisant l'infini en chinois. Ce surnom peut cependant être pris dans son sens littéral par approximation, 6 700 km faisant 13 400 li. En moyenne, la Grande Muraille fait 6 à 7 m de hauteur, et 4 à 5 mètres de largeur.
La Grande Muraille est la structure architecturale la plus grande construite par l'homme en termes de longueur, surface et masse. Depuis 1987, elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO sous le numéro 438[1].



La Grande Muraille sur une carte de 1805.
Sommaire
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• 1 Histoire
o 1.1 Période antérieure à la dynastie Qin
o 1.2 Dynastie Qin
o 1.3 Dynastie Han
o 1.4 Dynastie Jin
o 1.5 Dynastie Ming
o 1.6 Dynastie Qing
• 2 Géographie
• 3 Architecture
• 4 Divers
o 4.1 Dans les jeux vidéos
• 5 Galerie photos
• 6 Annexes
o 6.1 Articles connexes
o 6.2 Liens externes
o 6.3 Bibliographie
o 6.4 Notes et références

Histoire [modifier]
Si le terme « Grande Muraille » désigne aujourd'hui principalement les fortifications érigées pendant la dynastie Ming, plusieurs murailles construites lors des dynasties précédentes ont porté ce titre, les frontières de la Chine évoluant avec le temps.
Traditionnellement, on divise l'histoire de la construction de la Grande Muraille en deux parties :
• l'une précédent l'unification de la dynastie Qin (221 av. J.-C.) lors de la période des Printemps et des Automnes et la période des Royaumes Combattants, où les divers états et royaumes qui divisaient la Chine érigent des murs de terre à leurs frontières ;
• l'une commençant lors de l'unification de la dynastie Qin, où l'empereur Shi Huangdi débute la construction d'un grand mur de « dix mille lieues de long » à la frontière nord.
Période antérieure à la dynastie Qin [modifier]
Article détaillé : Royaumes combattants.
Les peuples chinois construisent des murs depuis leurs plus anciennes dynasties : le mur des Erliguan, construit près de la ville actuelle de Zhengzhou au début de la dynastie Shang (XVIIIe au XIIe siècle av. J.-C.) fait près de 7 km de circonférence et est toujours de nos jours à certains endroits plus de 9 m de haut.
Au VIIIe siècle av. J.-C., début de la période dite des Printemps et des Automnes, la Chine suit un système féodal : le territoire est divisé en une centaine de fiefs ou états dirigés par des princes, en théorie tous réunis sous l'égide des rois de la dynastie Zhou. La plus vieille référence littéraire porte sur un mur construit en 656 av. J.-C. par l'état de Qi.
Cependant au cours du temps, ces états s'annexent les uns les autres pour former des grandes principautés et au VIe siècle av. J.-C. certaines principautés au sud font sécession, comme le Chu ou le Wu. La Chine est alors vite morcelée en plusieurs royaumes indépendant se faisant la guerre et ne reconnaissant à la dynastie régnante guère plus qu'un pouvoir symbolique : c'est le début de la période des Royaumes combattants.
Vers cette époque, divers états entreprennent alors la construction de murailles pour se protéger de leurs voisins, ou des tribus non-chinoises. Ainsi, vers le Ve siècle av. J.-C., l'état de Qi commence la construction d'un mur dont des parties tiennent encore aujourd'hui debout. Au milieu du IVe siècle av. J.-C., l'état de Wei entreprend à son tour la construction d'un mur sur sa frontière ouest à côté de celui du Qi, puis un deuxième mur sur sa frontière est. Il fut imité par les états de Yan et Zhao. Des peuples non-chinois construisent également des murailles, comme les Yiju pour se protéger du Qin.
Communément, la technique utilisée pour dresser ces murailles était celle de la terre tassée : entre deux planches, des couches de terre de quelques centimètres sont tassées les unes au dessus des autres. Les planches sont alors retirées, laissant un mur de terre. Cette méthode permettait de dresser rapidement des murs solides pouvant résister aisément plusieurs siècles.
Dynastie Qin [modifier]
Article détaillé : Dynastie Qin.


Petits points : Royaumes combattants (-475 - -221)
Gros points : Dynastie Qin (-221 - -206).
En 221 av. J.-C., le seigneur de guerre Ying Zheng achève l'unification de la Chine et fonde la dynastie Qin dont il se proclame empereur sous le nom de règne de Shi Huangdi. Il entreprend alors de massives réformes. Suite aux attaques des tribus Xiongnu, au nord, il envoie le général Meng Tian pour que celui-ci repousse les Xiongnu, puis entreprenne la construction d'une grande muraille au delà du Fleuve Jaune pour protéger plus efficacement les territoires nouvellement conquis.
Cependant, les détails de la construction de ce mur sont très mal connus et les avis des historiens diffèrent quant à ce qui a vraiment accompli par Shi Huangdi et Meng Tian. Il n'existe en tout qu'une seule source primaire relatant sa construction (principalement deux passages du Shiji), ainsi que quelques très courtes références dans les textes historiques ultérieurs comme le Livre des Han.
« Après que la dynastie Qin eut unifié l'Empire, le général Meng Tian fut envoyé au nord avec 300 000 hommes pour repousser les tribus barbares. Il conquit le Henan et construisit une Grande Muraille en se servant des avantages topographiques. Il construisit des forteresses aux défilés. La muraille partait de Lintao pour arriver à Liaodong sur plus de dix-mille li. Elle traversait le Fleuve Jaune pour arriver à Yangshan. »
— Sima Qian, Shiji, Chapitre 88 : Meng Tian.
« Après que le Qin eut conquis les six royaumes, l'empereur envoya le général Meng Tian avec 100 000 hommes au nord pour attaquer les barbares. Il captura le Henan et construisit des défenses autour du Fleuve Jaune. Il construisit quarante-quatre villes fortifiées pour surveiller le fleuve et des soldats furent mis en garnison à la frontière. Il utilisa les montagnes, les falaises, les torrents et les vallées. La muraille partait de Lintao pour arriver à Liaodong sur plus de dix-mille li et traversait le Fleuve Jaune entre Yangshan et Beijia. »
— Sima Qian, Shiji, Chapitre 110 : Les Xiongnu.
En dehors de ces deux textes, il n'existe pas d'autre récits concernant la muraille construite par Meng Tian. On ne sait dont ni quand elle a été construite, ni son tracé exact. Cette absence d'informations, et le fait que Sima Qian n'ait pas apporté plus d'informations dans son Shiji malgré l'ampleur apparente de l'ouvrage a étonné nombre d'historiens, et si les recherches archéologiques ont permis d'exhumer des portions de la muraille, elles apportent peu d'informations supplémentaires. Cependant, bien qu'aucune source historique ne le confirme, il est couramment admis que Meng Tian n'est pas parti de rien pour entreprendre la construction de la muraille et a probablement connecté et restauré des portions des murs des anciens Royaumes Combattants.
Cependant malgré les débats entre historiens et l'absence de récits historiques, la Grande Muraille construite par la dynastie Qin reste dans l'imaginaire populaire chinois une ½uvre colossale, fruit du travail forcé de milliers de bagnards, soldats, ouvriers et paysans, vision notamment renforcée par l'empereur Shi Huangdi qui est resté dépeint comme un monarque cruel. C'est de cette époque que date le surnom de « mur de dix mille li » (soit 5760 km étant donné la valeur du li à l'époque de la dynastie Qin). C'est également depuis cette époque que l'on parle véritablement de « Grande Muraille ».
Dynastie Han [modifier]
Article détaillé : Dynastie Han.


Han occidentaux (-206 - 25).
En 210 av. J.-C., l'empereur Shi Huangdi meurt et la dynastie Qin qu'il avait fondée ne lui survit que quelques années. En 202 av. J.-C., Liu Bang, un ancien soldat aux origines paysannes se rend maître de la Chine et se proclame empereur sous le nom de temple de Gaozu. Affaibli par précédente sa guerre de succession contre Xiang Yu, Gaozu abandonne l'entretien de la Grande Muraille des Qin, et lorsque les Xiongnu, désormais unis en confédération, se montrent menaçants et franchissent la frontière, plutôt que d'adopter une position offensive par l'utilisation de murailles comme l'avait fait Shi Huangdi, Gaozu tente d'acheter la paix par des tributs et des « unions harmonieuses », ou heqin, c'est-à-dire l'offre de princesses chinoises aux shanyu des Xiongnu. Pendant quelques décennies, ses successeurs feront de même. Cepandant la Grande Muraille n'est pas complètement abandonnée : sous l'empereur Wendi (180 à 157 av. J.-C.) un ministre recommande la création de tuntian aux frontières (sortes de colonies agraires militaires) protégées par de petites murailles dans le but de coloniser la région et gêner les incursions des Xiongnu.
C'est principalement sous le règne de l'empereur Wudi, long de plus de cinquante ans, que la construction de la Grande Muraille prend un essor considérable. En 134 av. J.-C. le statu quo entre les Chinois et les Xiongnu est rompu après le fiasco de Mayi. Contrairement à ses ancêtres, Wudi décide de prendre une attitude franchement offensive contre les Xiongnu et lance en 129 av. J.-C. une première expédition, suivie par de nombreuses autres. Wudi fait restaurer et connecter des portions de la muraille de la dynastie Qin et puis l'étend au fur à mesure de ses campagnes à travers ce qui deviendra la route de la soie. En 119 av. J.-C., les Xiongnu sont repoussés à travers le désert de Gobi en Mongolie intérieure, et une nouvelle section de la muraille, longue de près de 400 km y est construite et s'y dresse encore de nos jours.
Comme pour la muraille de la dynastie Qin, la matière première dépend alors des disponibilités des terrains tandis que le tracé et l'emplacement des tours de guets, garnisons et passages sont choisies en fonction des avantages stratégiques naturels offerts par la configuration des régions. La section construite dans le désert de Gobi est notamment remarquable pour l'utilisation des cailloux présents dans les sables locaux : en tamisant le sable, les ouvriers obtiennent du gravier. Les murs sont alors bâtis en alternant les couches tassées de gravier et de roseau, puis étaient recouverts d'argile afin d'être à la fois protégés de l'érosion et difficiles à escalader.
Des forts sont construits à côté des murailles, voire même directement intégrés aux murs et un système de signaux de fumées permet de prévenir d'une attaque xiongnu. Afin de garantir la rapidité de l'arrivée des renforts, l'armée fait principalement usage de cavalerie légère. La Grande Muraille traverse également les importantes routes commerciales, permettant le contrôle des imports. Sur environ vingt ans, Wudi aura prolongé la Grande Muraille sur près de mille kilomètres. Vers 90 av. J.-C., les offensives xiongnu se font de plus en plus rares et durant environ un siècle et demi la construction de la muraille se voit ralentie.
En 9 après J.-C., la dynastie Han est éclipsée par l'éphémère dynastie Xin avant d'être restaurée en 23 par l'empereur Geng Shidi. Celui-ci doit faire face à des guerres civiles et lorsque l'empereur Guang Wudi monte sur le trône deux ans plus tard, son armée est trop affaiblie pour contenir efficacement les Xiongnu. Il ordonne la construction de quatre nouvelles murailles pour ralentir leur avancée et protéger la capitale. Finalement, vers 48, les Xiongnu connaissent des dissensions internes et se divisent en deux groupes : les Xiongnu septentrionaux et les Xiongnu méridionaux. Les Xiongnu méridionaux font tampon entre leurs homologues du nord et la Chine se montrent relativement disposés à co-exister avec ces derniers ce qui met un hiatus à la construction de nouveaux murs.
Vers la fin de la dynastie Han, l'empire doit faire face à de nombreuses rebellions et guerres civiles, notamment la rébellion des Turbans Jaunes (184-205) et même si les seigneurs de guerre du nord comme Yuan Shao ou Cao Cao doivent occasionnellement faire face aux rebellions des Xiongnu, l'état de l'empire force plus à se concentrer sur les luttes intestines. Cao Cao parvient cependant à rallier les Xiongnu méridionaux à lui tout en les divisant en cinq groupes montés les uns contre les autres et donc moins enclins à se rebeller contre lui, diminuant par là grandement l'utilité de la Grande Muraille. Finalement en 220, à la mort de Cao Cao, la Chine est divisée en Trois Royaumes séparés par des barrières naturelles et se faisant continuellement la guerre, rendant la construction et l'entretien de grandes murailles peu pertinents. Ce n'est pas avant la fin de la dynastie Wei du Nord, vers le VIe siècle qu'apparaît le projet de construire une nouvelle Grande Muraille, cependant ce projet ne sera jamais mis à exécution, et de tous les royaumes rivaux de l'époque, seul le Qi construit des murs.
Dynastie Jin [modifier]
Article détaillé : Dynastie Jin.


Dynastie Jin (1115 - 1234).
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Dynastie Ming [modifier]
Article détaillé : Dynastie Ming.


Dynastie Ming (1368 - 1644).
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Dynastie Qing [modifier]
Article détaillé : Dynastie Qing.
C'est sous la dynastie Qing (1644 - 1911) que la muraille prit sa forme actuelle pour empêcher les armées turques et mongoles d'envahir la Chine.
Géographie [modifier]


La Grande Muraille sur une image satellite.
La Grande Muraille est située en Chine, au nord. Elle part de la frontière avec la côte au nord de Pékin et va jusqu'au désert de Gobi.
Architecture [modifier]


Une section sous la neige de la Grande Muraille près de Pékin.
La Grande Muraille est la plus longue construction humaine au monde.
Elle parcourt environ 6 400 kilomètres. Des études par satellite ont montré que de nombreux segments, d'une longueur totale d'environ 1 000 kilomètres, étaient de nos jours enfouis sous terre.
Sa largeur varie entre 5 et 7 mètres en moyenne et sa hauteur entre 5 et 17 mètres. Elle est ponctuée de tours de guet et de bastions sur toute sa longueur. Elle est impressionnante sur les milliers de kilomètres proches de Pékin, la capitale. Elle se réduit ailleurs et ressemble à une imposante levée de terre à certains endroits.
Divers [modifier]
• On prête à la Grande Muraille la réputation d'être le plus grand cimetière du monde. Environ 10 millions d'ouvriers sont morts pendant les travaux[2]. Ils n'ont pas été enterrés dans la muraille elle-même mais dans ses environs immédiats.
• Le 7 juillet 2007, la muraille a été désignée comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde par un organisme non officiel et à caractère commercial (NewOpenWorld Foundation).
Dans les jeux vidéos [modifier]
Dans le deuxième épisode de Lara Croft, elle effectue une mission sur la Grande Muraille.
Galerie photos [modifier]













Annexes [modifier]
Articles connexes [modifier]
• Liste des murs
Liens externes [modifier]


Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur la Grande muraille de Chine.

• (fr) Photos de la Grande Muraille Photographies de la Grande Muraille de Chine prises sur le chemin entre Jinshaling et Simatai.
• (fr) La muraille sur Google Maps
• (fr)(en) Site dédié à la Grande Muraille de Chine
Bibliographie [modifier]
• (en) Daniel Schwartz et Luo Zhewen, The Great Wall of China, Thames and Hudson, Londres, 1990. (ISBN 978-0500542439)
• (en) Arthur Waldron, The Great Wall of China: From History to Myth, Cambridge University Press, 1992, (ISBN 0-521-42707-X)
• (en) Stephen Turnbull, The Great Wall of China: 221 BC-AD 1644, Osprey Publishing, 2007, (ISBN 978-1-84603-004-8)
Notes et références [modifier]
1. ↑ (fr) Fiche du Patrimoine mondial
2. ↑ Le Quid



Sites du patrimoine mondial UNESCO en Chine


La Grande Muraille | Taishan | Palais impérial des dynasties Ming et Quing | Grottes de Mogao | Mausolée du premier empereur Qin | Site de l'homme de Pékin à Zhoukoudian | Huangshan | Région d'intérêt panoramique et historique de la vallée de Jiuzhaigou | Région d'intérêt panoramique et historique de Huanglong | Région d'intérêt panoramique et historique de Wulingyuan | Résidence de montagne et temples avoisinants à Chengde | Temple et cimetière de Confucius, et résidence de la famille Kong à Qufu | Ensemble de bâtiments anciens des montagnes de Wudang | Ensemble historique du Palais du Potala, Lhassa | Parc national de Lushan | Paysage panoramique du mont Emei, incluant le paysage panoramique du Grand Bouddha de Leshan | Vieille ville de Ping Yao | Jardins classiques de Suzhou | Vieille ville de Lijiang | Palais d'Été, Jardin impérial de Beijing | Temple du Ciel, autel sacrificiel impérial à Beijing | Mont Wuyi | Sculptures rupestres de Dazu | Mont Qingcheng et système d'irrigation de Dujiangyan | Anciens villages du sud de l'Anhui - Xidi et Hongcun | Grottes de Longmen | Tombes impériales des dynasties Ming et Qing | Grottes de Yungang | Aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan | Capitales et tombes de l'ancien royaume Koguryo | Centre historique du port de Macao | Sanctuaires du grand panda du Sichuan | Site archéologique de Yin Xu, près d'Anyang



Angkor
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Angkor Vat depuis l'entrée Ouest
Angkor est l'ancienne capitale de l'Empire khmer qui prospéra du IXe au XVe siècle. Ses ruines sont situées dans les forêts au nord du Tonlé Sap, proche de l'actuelle Siem Reap au Cambodge et sont classées au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO.
Sommaire
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• 1 Historique
o 1.1 Hariharālaya (Rolûos)
o 1.2 Yaśodharapura (Angkor proprement dit)
• 2 Les monuments
o 2.1 Re-découverte et restauration
• 3 Les autres sites
• 4 Angkor dans l'actualité
• 5 Voir aussi
o 5.1 Bibliographie
 5.1.1 Histoire et archéologie
 5.1.2 Autobiographie
 5.1.3 Romans autour d'Angkor
o 5.2 Liens externes

Historique [modifier]
Hariharālaya (Rolûos) [modifier]


Le Preah Kô


L'empire khmer est fondé au début du IXe siècle par Jayavarman II mais c'est l'un de ses successeurs, Indravarman, qui entreprend les travaux d'aménagement hydraulique, base de la prospérité de la région et le premier édifice encore visible, le Preah Kô, consacré en 879 et construit en brique comme tous les monuments antérieurs, inaugurant plus de trois siècles d'apogée de l'architecture khmère.
Le premier temple-montagne, configuration caractéristique de la cosmologie hindouiste, est édifié par ses soins en 881 au Bakong. Ces temples-montagnes adoptent une symbolique du mont Meru, le séjour mythique des dieux en 5 niveaux concentriques hérissés de 109 tours.
Yaśodharapura (Angkor proprement dit) [modifier]
Les successeurs d'Indravarman, notamment son fils Yaśovarman crédité de « créateur d'Angkor », entreprennent des aménagements gigantesques, plus au nord-ouest, avec construction des digues du bārāy oriental (le Yaśodhatatāka) et l'édification de monuments, désormais en pierre : le Phnom Bakheng (vers 900), le Mébon oriental au centre du bārāy oriental, et le Prè Rup (vers 960). Les temples-montagnes utilisent des collines naturelles : Phnom Dei, Phnom Bok, Phnom Krom.
Après une période de troubles pendant laquelle la capitale du royaume khmer est transférée à Koh Ker, Sūryavarman Ier réinstalle un pouvoir fort à Angkor. Son successeur Udayādityavarman II fait établir le bārāy occidental et construit le Baphuon vers 1060. Quelques autres querelles de succession plus tard, c'est Sūryavarman II qui édifie Angkor Vat vers 1130.
Les grands rivaux des Khmers, les Chams occuperont Angkor quelques années avant que Jayavarman VII en reprenne possession (1181) et établisse le bouddhisme mahāyāna comme religion officielle. Les constructions prennent de l'ampleur avec l'enceinte d'Angkor Thom et le Bayon, puis le Ta Prohm, le Preah Khan et leurs tours ornées de gigantesques visages du Bouddha souriant sont construits successivement pendant le XIIe siècle.
Mais l'un de ses successeurs, Jayavarman VIII, dès son avènement (1243), impose le retour à l'hindouisme et détruit de nombreuses sculptures du Bouddha.
Puis le bouddhisme reprendra le dessus au milieu du XIVe siècle, sous sa forme theravāda. Cette nouvelle voie religieuse, beaucoup plus simple dans son approche du sacré, généralisera les constructions légères dont seules subsistent quelques terrasses bouddhiques, réemployant souvent les blocs de pierre des édifices antérieurs.
Le déclin du royaume Khmer sera rapide, son territoire rétréci par la sécession des Thaïs et ravagé par des guerres incessantes avec ceux-ci qui avaient créé le royaume du Siam et les Chams.
Angkor sera définitivement abandonnée comme capitale vers 1431.
Pendant les XVe et XVIe siècles des moines bouddhistes s'approprient le site et détournent des constructions vers des représentations du Bouddha telle l'énorme Boudha couché au Baphuon. Ce site sera laissé à l'abandon et, pour la plus grande part, enseveli sous la végétation foisonnante de la jungle tropicale.
La période sinistre des Khmers rouges avait rendu le site inaccessible aux visiteurs mais malheureusement pas aux pillards. Par précaution de nombreuses pièces sont aujourd'hui à l'abri au musée de Phnom Penh.
Les monuments [modifier]


Plan d'ensemble (interprétation du centre de l'image satellite)
Angkor est constitué de nombreux ensembles archéologiques significatifs, dont:
• Angkor central
o Angkor Vat
o Ta Prohm Kel
o Phnom Bakheng (Yaśodhragiri)
o Baksei Chamkrong
o Prasat Bei
o Thma Bay Kaek
o Angkor Thom
 Baphûon
 Bayon
 Phiméanakas
 Terrasse des éléphants
 Terrasse du Roi lépreux
 Tep Pranam
 Preah Palilay
 Preah Pithu
 Prasat Suor Prat
 Mangalārtha
 les Khleang

• Angkor est
o Thommanon
o Chau Say Tevoda
o Spean Thma
o Ta Nei
o La Chapelle de l'Hôpital
o Ta Keo
o Ta Prohm (Rājavihara)
o Kutiçvara
o Banteay Kdei
o Srah Srang
o Prasat Kravan
o Bat Chum
• Le Bārāy oriental
o Prè Rup
o Le Mébon oriental
o Banteay Samré
• Angkor nord-est
o Preah Khan
o Neak Pean
o Krol Kô
o Ta Som
• Le Bārāy occidental
o Le Mébon occidental
o Ak Yum
o Phnom Krom
• Rolûos (Hariharālaya) à 10 km au sud-est
o Bakong
o Lolei
o Preah Kô
• Sur le site de Iśvarapura à 20 km au nord-est
o Banteay Srei
La plupart des noms sont les noms communs actuels. Quelques rares noms d'origine sont parvenus jusqu'à nous.


Angkor Vat en 1866
Le temple d'Angkor Vat a été le seul monument entretenu constamment par des moines bouddhistes. Après de nombreuses campagnes de restauration et un très long déminage, la plus grande partie du site d'Angkor est aujourd'hui visitable.
Re-découverte et restauration [modifier]
La première relation sur l'empire khmer en Europe date de 1570 par des voyageurs espagnols et portugais. Il fallut attendre la publication en 1829 par Jean-Pierre Abel-Rémusat dans ses Nouveaux Mélanges asiatiques d'une traduction d'un récit de voyage d'un officier chinois pour réapparaître du néant. C'est en 1861, début de la conquète de la Cochinchine par la France, que le naturaliste Henri Mouhot explorant la région avec l'abbé Sylvestre permet la re-découverte d'Angkor Vat puis d'Angkor Thom. Son récit sera publié dans le Tour du Monde en 1863. Une seconde exploration, de 1863 à 1866, menée par Ernest Doudart de Lagrée sera beaucoup plus exhaustive et fera l'objet d'un compte-rendu dans Voyage d'Exploration en Indo-Chine, publié en 1873. De nombreuses missions d'exploration se succèdent alors jusqu'à la longue présence d'Étienne Aymonier, nommé représentant au Cambodge en 1879. Celui-ci organisa la traduction des nombreuses inscriptions, reconstitua l'histoire du royaume khmer. Rentré en France à l'issue de sa misson (vers 1886) il publia de nombreuses études, un dictionnaire et de multiples articles qu'il rassemble à partir de 1900 dans son grand ouvrage Le Cambodge.
Depuis le début du XXe siècle, le site d'Angkor est patiemment réhabilité par des archéologues, notamment par ceux de l'École française d'Extrême-Orient.
Sur le site de l'UNESCO, le programme de préservation du site d'Angkor, débuté en 1993. Le bon avancement de ce programme a permis de retirer Angkor de la Liste du patrimoine mondial en péril de l'UNESCO.
Les travaux sur place sont coordonnés par l'APSARA ( Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d'Angkor / Siem Reap).
Ce programme est actuellement financé en grande partie par le Japon. Voir le site du JSA.
Et, bien sûr, l'EFEO (École française d'Extrême-Orient) est toujours représentée sur place.
Les autres sites [modifier]
Quelques autres cités comparables à celles d'Angkor ont été construits sur d'autres sites, principalement à l'époque de Jayavarman VII, dont:
• Beng Melea, 70 km au nord-est
• Banteay Chmar (province de Banteay Mean Chey)
• Muang Sing, en actuelle Thaïlande
• Preah Khan de Kampong Svay (province de Preah Vihear) la plus grande cité-monastère khmère (4,5 km au carré)
• Ta Prom de Bati, au sud de Phnom Penh province de Takéo
• Vat Banon (province de Battambang)
• Vat Nokor (province de Kampong Cham)
Ils associent une grande enceinte défensive, des dispositifs hydrauliques (bārāy) et un temple aux multiples enceintes symboliques, dans le style du Preah Khan d'Angkor.
Angkor dans l'actualité [modifier]
En 2001 est sorti le film Tomb Raider, dont de nombreuses scènes ont été tournées sur le site d'Angkor. Le film Deux Frères a été tourné dans plusieurs temples d'Angkor, notamment le Ta Prohm et le Beng Mealea.
Les propos d'une actrice thaïlandaise, Suvanant Kongying, revendiquant l'appartenance d'Angkor à la culture et au territoire thaïs, ont provoqué des émeutes à Phnom Penh en janvier 2003, au cours desquelles l'ambassade de Thaïlande a été pillée. Les relations entre les deux pays se sont depuis peu à peu rétablies.
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
Histoire et archéologie [modifier]
1. Maurice Glaize, Les Monuments du groupe d'Angkor, 1944, 1963, 1993
2. Henri Marchal, Guide archélogique aux temples d'Angkor, 1928, 1962
3. Étienne Aymonier, Le Cambodge (1900-1904), en 3 tomes: Le royaume actuel ; Les provinces siamoises ; Le groupe d'Angkor et l'histoire
4. Étienne Lunet de Lajonquière, Inventaire descriptif des monuments du Cambodge (1902)
5. Tcheou Ta-Kouan, Mémoires sur les coutumes du Cambodge, récit vers 1300, traduit par Paul Pelliot, 1951
Autobiographie [modifier]
• François Bizot, Le portail, 2003 (prisonnier des Khmers Rouge en 1975)
• Jean Boulbet, De Palmes et d'épines, Vers le paradis d'Indra, 2003 (tranche de vie d'un éthnologue à Angkor de 1963 à 1975)
Romans autour d'Angkor [modifier]
• Pierre Loti, Un Pélerin d'Angkor, 1913 (le roman est situé en 1901)
• André Malraux, La Voie royale, 1930 (roman situé dans les années 1920)
Liens externes [modifier]


Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur Angkor.



Chichén Itzá
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El Castillo
Chichén Itzá est une ancienne ville maya située entre Valladolid et Mérida dans la péninsule du Yucatán, au Mexique. Chichén Itzá était probablement le principal centre religieux du Yucatán et reste aujourd'hui l'un des sites archéologiques les plus importants et les plus visités de la région. Le 7 juillet 2007, l'endroit a été désigné comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde par un organisme non officiel et à caractère commercial (NewOpenWorld Foundation).
La présence d'une cité maya à cet endroit est due à la présence de deux puits naturels (cénotes) qui constituaient un trésor inestimable dans cette région dépourvue d'eau. Le site doit d'ailleurs son nom à cette source d'eau souterraine : Chi signifie « bouche » et Chén, « puits ». Itzá est le nom du peuple qui fonda la ville en 534 après J.-C. et l'abandonna un siècle plus tard pour des raisons encore inconnues. À partir du Xe siècle, Chichén Itzá devient alors le centre religieux d'une civilisation Maya-Toltèque florissante et était probablement un lieu d'initiation pour les prêtres qui étaient par la suite envoyés dans le reste du Yucatán.
Sommaire
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• 1 Les principaux vestiges du site
o 1.1 Le Castillo
o 1.2 L'observatoire
o 1.3 Jeu de balle
o 1.4 Le temple des guerriers
o 1.5 Le cénote
• 2 Voir aussi
o 2.1 Articles connexes
o 2.2 Lien externe

Les principaux vestiges du site [modifier]
Le site est dédié à Quetzalcoatl, le serpent à plumes. Il est composé de nombreux édifices dont les plus importants sont :
la grande pyramide (Castillo) ;
l'observatoire (Caracol) ;
le jeu de balle (ou pelote) ;
le cénote ;
la nécropole ;
le temple aux mille colonnes ;
le temple des guerriers.
En de nombreux endroits, on peut déceler des traces de peinture qui révèlent que contrairement à l'aspect uniformément gris que le site nous propose de nos jours, il avait été autrefois peints dans des couleurs vives.
Le Castillo [modifier]


El Castillo
L'édifice le plus important et le plus spectaculaire du site est une grande pyramide en terrasses, désignée par les conquistadors espagnols le Castillo (château en castillan). D'une hauteur de 24 mètres du sol à la plateforme supérieure, il ne s'agit pas de la plus haute de la région (celle de Uxmal, entre autres, la dépasse à 40 m). Du sommet de la pyramide, on peut toutefois voir tous les autres édifices du site qui couvre 300 hectares. La légende veut qu'à la fin du Xe siècle, Chichén Itzá soit occupée par les Toltèques conduits par le légendaire Quetzalcoatl, le Serpent à Plumes, chassé de Tula, la capitale toltèque qui se trouve au nord de l'actuelle Mexico par une faction rivale. Le Castillo, attribué à ces étrangers, présente des innovations architecturales qui tournent autour du thème du Serpent à Plumes.
La pyramide a une base carrée et une vocation calendaire. En effet, la civilisation maya a développé à un degré très avancé l'astro architecture qui consiste à allier les connaissances astronomiques au savoir faire architectural. Ainsi, la pyramide présente 4 faces chacune divisée en 9 plateaux et portant un escalier de 91 marches. Le nombre total de marches égale donc le nombre de jour dans l'année (4*91=364 + le plateau au sommet = 365). L'orientation et la construction de la pyramide sont telles qu'au moment précis des équinoxes de printemps et d'automne, le soleil produit avec les arrêtes de la pyramide une ombre portée qui font croire que les grosses têtes de serpents aux pieds des escaliers de la pyramide sont prolongées par le corps ondulé d'un serpent. Ce serpent n'est autre que le dieu Kukulkan ou « serpent à plumes ». Ce phénomène provoque un afflux très important de touristes à cette époque. La pente des escaliers est assez raide et si l'ascension pose généralement peu de problème, le vertige contraint fréquemment les visiteurs à s'aider d'une corde installée spécialement à cet effet pour la descente. Mais depuis 2003, il est interdit de monter sur la pyramide à cause de plusieurs décès. La grande pyramide fut érigée par-dessus une plus petite, préexistante. Un tunnel très étroit dont l'entrée est située sous l'escalier permet d'accéder à une crypte que l'on peut visiter et où on peut découvrir un trône de pierre sculpté en forme de jaguar aux yeux de jade auquel fait face un chac-mool, sur lequel on déposait des offrandes.
L'observatoire [modifier]


La « coupole » de l'observatoire depuis la plateforme de l'édifice
L'observatoire (également appelé caracol ou escargot en espagnol) fait face à la grande pyramide et permettait aux mayas d'étudier le mouvement des étoiles dont ils avaient une connaissance très précise.Il permet aussi de voir la planète Vénus attribué au dieu Kukulcan(Dieu principal Maya).
Jeu de balle [modifier]


El juego de la Pelota. Ruine de style Maya Toltèque, où se déroulait le jeu de balle.
Le jeu de balle (ou jeu de pelote) est parfois considéré comme l'ancêtre du basket-ball moderne. Deux équipes s'affrontent sur un terrain de jeu rectangulaire, l'objectif étant de faire passer la balle dans un cercle en hauteur. Le jeu de balle maya interdisait néanmoins l'usage des mains mais autorisait celui des coudes,des cuisses et des hanches. Les dimensions exceptionnelles du jeu de balle de Chichén Itzá amènent les archéologues à penser qu'il s'agissait ici plus d'une cérémonie que d'un sport. On pense, en s'appuyant notamment sur les grandes fresques en bas reliefs qui entourent le terrain, que lors des grandes fêtes une équipe représentant les forces de l'inframonde (symbolisées par des jaguars) affrontaient une équipe représentant la lumière (sous la forme d'aigles) avec une balle enflammée. Le match pouvait s'étendre sur plus d'un jour et les perdants étaient vraisemblablement sacrifiés aux dieux par décapitation. Le terrain de pelote présente des caractéristiques acoustiques surprenantes. Si l'on produit un son (par exemple en claquant dans ses mains) à droite du terrain, on peut entendre 7 échos. De l'autre côté, en se positionnant à la gauche, on peut entendre 9 échos. Les chiffres 7 et 9 étaient magiques pour les mayas et apparaissaient fréquemment dans les structures des constructions de cette civilisation.
Le temple des guerriers [modifier]


Le Temple des Guerriers Jaguar
Le temple des guerriers du jaguar possède des fresques qui relatent la conquête de la péninsule par les Toltèques. L'entrée du temple qui est construit sur une pyramide est délimitée par deux magnifiques piliers, terminés à la base par deux énormes têtes de serpents et précédés par un chaac-mool : cet étrange personnage est sculté dans la pierre dans une position à moitié couchée et reposant sur les coudes, de telle sorte qu'il soutient sur le ventre un plateau destiné à recevoir les offrandes faites au dieu (les c½urs des victimes sacrifiées). Tout près du temple des guerriers se dresse le temple des mille colonnes, chacune d'elles étant taillée en forme de serpent à plumes.
Le cénote [modifier]


Cénote Sacré
Une chaussée conduit à 300 m vers le nord, au cénote sacré, de 60 m de diamètre et 20 m de profondeur. Des dragues effectuées dans le cénote ont permis de mettre au jour de nombreux objets d'or et de jade ainsi qu'un nombre important d'ossements (en particulier de jeunes enfants). Ces découvertes ont donné lieu à de très nombreuses interprétations. Certains y ont vu la barbarie d'un peuple sanguinaire pratiquant les sacrifices humains pour apaiser le dieu de la pluie Chac en période de sécheresse : de jeunes vierges chargées de précieux ornements auraient été précipitées au fond du puit au cours d'une cérémonie solennelle qui se déroulait au lever du jour (être sacrifié était alors un honneur)[réf. nécessaire]. D'autres estiment aujourd'hui qu'il s'agissait peut-être d'enfants décédés très jeunes et dont le sacrifice avait pour but de permettre la purification ou la résurrection.


Colisée
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AMPHITHEATRE FLAVIEN



Lieu de construction Velia

Date de construction de 70 ap. J.-C. à 80 ap. J.-C.

Ordonné par Vespasien

Type de bâtiment Amphithéâtre




Liste des monuments de la Rome antique

Série Rome antique


L'Amphithéâtre flavien (Amphitheatrum Flavium, connu aussi sous le nom de Colisée (Colosseum)), est le plus grand amphithéâtre de Rome dont la construction fut ordonnée par l'empereur Vespasien.
Le Colisée fut construit sur le site de l'énorme palais de Néron, la Domus Aurea, et était précisément situé dans la dépression de la Velia, entre le Caelius, le Mont Oppius et le Palatin, proche du quartier de Subure, à la place du lac du palais, qui fut asséché, et d'une arène en bois pour les gladiateurs, qui fut détruite. Il est au croisement des Voie Triomphale et Sacrée.
Il fut financé grâce à l'argent ramené de la campagne victorieuse de Titus en Judée, et notamment grâce au pillage du Temple de Jérusalem.
Une énorme statue de Néron, le Colosse de Néron, qui fut déplacée lors de la construction du Temple de Vénus et de Rome, se trouvait à côté de l'Amphithéâtre flavien dont celui-ci tira son célèbre nom de Colisée (Colosseum) durant le Moyen Âge, dû aux restes du Colosse de Néron. Le Colisée ne fut donc appelé ainsi qu'après l'Antiquité, et non à l'époque des empereurs romains.
Le Colisée pouvait recevoir des jeux spectaculaires, comme des combats entre animaux (venationes), la mise à mort par des animaux et d'autres exécutions ainsi que des combats entre gladiateurs (munera), et près de 50 000 spectateurs pouvaient assister à ces spectacles.
Sommaire
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• 1 Histoire du Colisée
o 1.1 Construction
o 1.2 Antiquité
 1.2.1 Remarque
o 1.3 Moyen-Âge et Renaissance
o 1.4 Aujourd'hui
• 2 Architecture
o 2.1 Premier étage
o 2.2 Deuxième étage
o 2.3 Troisième étage
o 2.4 Quatrième étage
o 2.5 Voiles
o 2.6 Système d'entrée
o 2.7 Couloirs intérieurs
o 2.8 Arène
o 2.9 Podium
o 2.10 Gradins
o 2.11 Sous-structures
• 3 Note
o 3.1 Liens Internes
o 3.2 Liens externes

Histoire du Colisée
Construction


Panorama 180°


Le Colisée le soir


Le Colisée la nuit


Les restes des structures du Colisée vus en coupe


Vue extérieure des arcades du Colisée


Autre vue extérieure


D'après le Lexikon der gesamten Technik (1904) d'Otto Lueger


Intérieur du Colisée
La construction commença vers l'an 70 ap. J.-C. sur ordre de Vespasien. Il consacra lui-même l'édifice en 79 ap. J.-C. alors que l'amphithéâtre ne comportait que deux étages. Il ne fut terminé que par son fils l'Empereur romain Titus en 80 ap. J.-C., qui y ajouta les troisième et quatrième étages.
La construction totale de l'édifice ne dura qu'un peu moins de 10 ans malgré sa taille imposante et les moyens de l'époque. Titus consacra l'agrandissement de l'édifice avec des jeux magnifiques qui durèrent 100 jours. Domitien ajouta quelques touches à l'édifice quelques années plus tard. Le nom de l'édifice provient évidemment de la dynastie dont faisait partie ces trois empereurs : les Flaviens.
Les empereurs Nerva et Trajan changèrent et ajoutèrent des éléments au monument au début du IIe siècle. Lors du triomphe de Trajan, vainqueur des Daces, 10 001 gladiateurs y combattirent. Il pouvait y avoir jusqu'à 10 spectacles par jour. Le sable du sol absorbait le sang versé. Des ascenseurs en sous-sol permettaient de faire monter les gladiateurs et animaux par surprise.
Antonin le Pieux reconstitua le Colisée quelques années plus tard comme il fut conçu à l'origine par les Flaviens.
Antiquité
En 217 ap. J.-C., l'amphithéâtre fut incendié, surement, par Gordien et sérieusement endommagé, aucun combat de gladiateurs ne put y avoir lieu jusqu'aux années 222/223 ap. J.-C., quand les réparations ordonnées par Élagabal furent partiellement accomplies par Alexandre Sévère. Gordien III termina les réparations de l'édifice, qui fut à nouveau reconstitué par Dèce après qu'il fût endommagé par la foudre en 250 ap. J.-C.
Les combats de gladiateurs furent interdits par Constantin au IVe siècle, et les derniers combats se produisirent en 404 ap. J.-C., l'interdiction décidée par Constantin fut longue à s'appliquer, tellement les Jeux faisaient partie de la vie romaine. Le Colisée fut partiellement détruit par le tremblement de terre qui toucha Rome en 442 ap. J.-C. ou 445 ap. J.-C. et fut restauré par les empereurs Valentinien III et Théodose II, et reconstitué en 470 ap. J.-C. puis par le Préfet de Rome Basilius Uenantius, futur consul, en 508 ap. J.-C., et finalement par Eutharich, le beau-fils et successeur de Théodoric le Grand, en vue des derniers venationes enregistrés, qui eurent lieu en 523 ap. J.-C.
Remarque
Contrairement à une idée reçue, il n'y eut pas de combats navals dans le Colisée après sa construction. Cependant, durant la phase finale des travaux, quand les dispositifs souterrains n'étaient pas encore aménagés, il y eut effectivement quelques combats navals dans le monument, rempli d'eau pour l'occasion.
Moyen-Âge et Renaissance
Le Colisée fut touché par un tremblement de terre sous le pontificat de Léon IV en 847 ap. J.-C. De nouveaux séismes le frappèrent en 1231 et 1255. En 1312, l'empereur Henri VII en fit don au Sénat et au Peuple romain. Comme nombre de monuments antiques, le Colisée servit ensuite de carrière pour bâtir les palais avoisinants (palais de Venise ou de la Chancellerie).
Au XIe et XIIe siècle, sa destruction commença, et continua progressivement jusqu'au XVIIIe siècle, puis il fut légèrement restauré au XIXe siècle. Au XVIIIe siècle, en souvenir des martyrs chrétiens supposés y avoir péri, le pape Benoît XIV consacra l'édifice. Une grande croix y figure toujours, au bord de l'arène. Ce fut la fin des déprédations. Grégoire XVI et Pie IX s'efforcèrent désormais de le restaurer.
Aujourd'hui
Le côté nord du mur externe est encore debout, il englobe les voûtes des numéros XXIII à LIV ainsi que toutes les constructions entre le mur externe et l'arène. Par contre tout le marbre, la doublure de la cavea et toute forme de décoration ont disparu. Le Colisée forme aujourd'hui l'un des principaux centres d'attrait touristiques de Rome, envahi par les marchands de souvenirs et de cartes postales. Il est le point de départ de la plupart des excursions de la Ville éternelle.
Architecture
L'amphithéâtre flavien est de forme elliptique. Son axe principal, nord-ouest / sud-est est long de 188 mètres, et son axe mineur fait 156 mètres. L'extérieur est construit avec de grands blocs de travertin. Le reste des murs intérieurs était des blocs de pépérin et de béton, avec et sans des revêtements de brique. Un certain tuf était également utilisé dans la partie inférieure des murs intérieurs. Le mur externe, ou la façade, était de 48,50 mètres de haut, et se tient sur un stylobate, qui est augmenté de deux étages au-dessus d'un trottoir de travertin. Ce trottoir est de 17,50 mètres de large, et entourait le bâtiment entier. Le mur externe lui-même est divisé en quatre étages, desquels les trois inférieurs se composent des rangées d'arcades ouvertes, un modèle d'architecture emprunté au Théâtre de Marcellus.
Premier étage
Les voûtes de l'arcade inférieure sont de 7,05 mètres de haut et 4,20 de large. Les piliers entre elles sont de 2,40 mètres de large et 2,70 de profondeur. Devant ces piliers, des colonnes d'ordre dorique soutiennent un entablement de 2,35 mètres de haut, mais sans les caractéristiques distinctes de cet ordre. Il y avait quatre-vingts voûtes dans l'arcade inférieure, parmi lesquelles les quatre entrées principales de l'amphithéâtre, aux quatre points cardinaux, qui n'était pas numérotées. Les soixante-seize voûtes restantes furent numérotées.
Deuxième étage
Des projections au-dessus des colonnes du premier étage servaient de piédestaux aux colonnes engagées de la deuxième arcade. Cette arcade a les mêmes dimensions que celle du premier étage, sauf que les voûtes sont de seulement 6,45 mètres de hauteur. Les moitiés de colonnes sont d'ordre ionique, et soutiennent à leur tour un entablement de 2,10 mètres de hauteur, mais pas dans le modèle ionique parfait.
Troisième étage
Au-dessus de ceci était un deuxième grenier, de 1,95 mètres de haut, sur lequel les colonnes du troisième se reposaient. Le troisième étage est d'ordre corinthien, et ses voûtes sont de 6,40 mètres de hauteur. Un troisième entablement et un grenier surplombaient ces arcades. Dans chacune des deuxième et troisième arcades se tenait une statue.
Quatrième étage
La division supérieure du mur reposait au 4ème étage, elle était ornée de pilastres corinthiens plats au lieu des moitié-colonnes des arcades inférieures. Au-dessus des pilastres se tenait un entablement.
Voiles
Au-dessus, il y avait les consoles, trois entre chaque paire de pilastres. Dans ces consoles, il y a les mâts qui soutenaient les voiles (velaria) qui ont protégé le cavea.
Système d'entrée
Les spectateurs pouvaient arriver par plus de 80 entrées dans l'arène. Quatre furent réservés à des hôtes privilégiés comme l'empereur, les sénateurs, de hauts fonctionnaires publics, et les prêtres.
Le système d'entrée était bien étudié avec ses nombreux escaliers et passages, et la disposition est restée la même aujourd'hui dans les stades. De cette façon, il était possible de remplir le Colisée de spectateurs en seulement 15 minutes et de permettre à la foule de quitter l'amphithéâtre en 5 minutes !
Couloirs intérieurs
A une distance de 5,80 mètres dans le mur externe, se dressait un deuxième mur avec les voûtes correspondantes, et à 4,50 mètres à l'intérieur de celui-ci, un troisième qui divise le bâtiment en deux sections principales. Sur le plancher inférieur, entre ces trois murs, il y avait deux couloirs ou ambulatoires arqués élevés, encerclant le bâtiment entier.
Au deuxième étage, deux couloirs étaient semblables à ceux du premier étage, sauf qu'ils étaient divisés en deux étages, supérieur et inférieur.
Au troisième étage, il y avait deux étages de plus. Dans le couloir intérieur du deuxième étage, et dans les deux sur le troisième, étaient disposées des volées d'escaliers très ingénieux, qui menaient à l'étage le plus élevé, et donnaient accès à la partie supérieure de la deuxième rangée de sièges. Des couloirs et des voûtes, avec d'autres volées d'escaliers, mènent à toutes les parties du cavea par des ouvertures appelées le vomitoria.
Arène
L'arène elle-même était elliptique, l'axe principal étant de 86 mètres de long pour 54 mètres de large. L'arène était entourée d'une barrière, construite pour protéger les spectateurs contre les attaques des bêtes sauvages, et derrière cette barrière se tenait un passage étroit pavé de marbre.
Podium
Au-dessus de ce passage, il y avait le podium, une plateforme située environ 4 mètres au-dessus de l'arène, sur laquelle furent placées les chaises de marbre des spectateurs les plus distingués. Ces chaises semblent avoir été assignées aux sociétés et aux fonctionnaires, pas aux individus en tant que tels, jusqu'à la période de Constantin Ier, quand elles furent assignées aux familles et rarement aux individus. Ceci continua jusqu'au Ve siècle. Les noms de ces divers propriétaires furent gravés sur les sièges eux-mêmes (plusieurs de ces inscriptions furent préservées). Quand un siège passait d'un propriétaire à un autre, l'ancien nom était effacé et un neuf le remplaçait. L'avant du podium était protégé par une balustrade en bronze.
Gradins
L'amphithéâtre fut conçu de manière ingénieuse. De nombreux architectes se sont inspirés des concepts utilisés dans le Colisée pour construire des salles de spectacle ou des stades. Les sièges étaient répartis en différentes sections. Le podium, premier niveau, était réservé aux sénateurs romains, et on y trouvait aussi la loge de l'empereur, le pulvinar. Au-dessus du podium, se trouvait le mænianum primum, réservé aux aristocrates romains qui ne faisaient pas partie du sénat, les equites notamment. Le troisième niveau, le mænianum secundum, était divisé en trois sections. On trouvait dans la partie inférieure (le immum), les riches citoyens, alors que les pauvres avaient la partie supérieure (le summum). Une troisième section (le mænianum secundum in lignis), ajoutée par Domitien, était faite d'une structure en bois, située tout au sommet du bâtiment. On n'y trouvait que des places debout, qui étaient destinées aux femmes de basse classe.
Les gradins étaient couverts de marbre, et une fois assigné aux sociétés particulières le nom fut gravé sur la pierre. Chaque siège individuel pouvait être exactement indiqué par sa rangée et son nombre.
Sous-structures
Le plancher de l'arène devait être en bois, posé sur des sous-structures élevées. Dans les sous-structures, se situaient des repaires pour les bêtes sauvages, des ascenseurs, des appareils mécaniques de diverses sortes, et une installation pour le drainage de l'eau, qui coulait abondamment dans cette cavité et qui était portée au loin dans un égout. Les sous-structures furent améliorées du Ier siècle au Ve siècle


Opéra de Sydney
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L'Opéra de Sydney


Type Salle d'opéra

Lieu Sydney, Australie

Inauguration 20 octobre 1973

Architecte Jørn Utzon

Places 5 532
Site internet www.sydneyoperahouse.com



L'Opéra de Sydney et le Harbour Bridge


Vue aérienne du port de Sydney, avec l'opéra (qui s'avance comme un promontoir sur l'eau) et le pont
L'Opéra de Sydney (en anglais : Sydney Opera House) à Sydney (Nouvelle-Galles du Sud, Australie), est l'un des plus célèbres bâtiments du XXe siècle, et un haut-lieu de représentation des arts. Son architecture originale (voilier pour les uns, coquillage pour les autres) a été imaginée par le danois Jørn Utzon.
Situé dans le port de Sydney (l'endroit précis s'appelle Bennelong Point), il est entouré d'un parc boisé au sud et est voisin du Harbour Bridge (célèbre pont de Sydney constitué d'une seule arche). Le paysage qui en résulte est d'ailleurs devenu un symbole de l'Australie, et de Sydney tout particulièrement. L'Opéra est aujourd'hui une attraction touristique majeure de la ville bien que la plupart des visiteurs n'ont pas l'occasion d'assister à une représentation.
Non seulement siège de l'Opéra d'Australie, de la Compagnie de théâtre de Sydney et de l'Orchestre symphonique de Sydney, l'Opéra accueille également beaucoup de productions artistiques étrangères en tournée. Il est administré par le Opera House Trust, structure régie par le Ministère des Arts des Nouvelles-Galles du Sud (New South Wales).
Sommaire
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• 1 Description
o 1.1 Proportions et matériaux
o 1.2 Les installations de concerts
• 2 Histoire de l'Opéra de Sydney
o 2.1 Les origines
o 2.2 La construction
o 2.3 L'inauguration
o 2.4 Depuis l'ouverture
• 3 Galerie de photos
• 4 Voir aussi
o 4.1 Source
o 4.2 Liens externes

Description [modifier]
Proportions et matériaux [modifier]
L'Opéra (183 mètres de longueur et 120 mètres au niveau de sa plus grande largeur) a une superficie de 1,8 hectare. Il est supporté par 580 piliers de béton qui s'enfoncent jusqu'à 25 mètres au-dessous du niveau de la mer. Ses besoins électriques équivalent ceux d'une ville de 25 000 habitants. Le courant est distribué par 645 kilomètres de câbles électriques.


C'est la forme de l'Opéra qui fait particulièrement son originalité et sa notoriété. Elle s'organise principalement en deux séries de trois grands « coquillages » qui se recouvrent partiellement les uns les autres (voir photo à droite).
La toiture est composée de 1 056 000 tuiles de granit blanc et vernies, importées de Suède. En dépit de leur nature autonettoyante, elles sont périodiquement sujettes à maintenance et remplacement.
La décoration intérieure est quant à elle assurée par du granit rose, extrait des carrières de Tarana (Nouvelles-Galles du Sud).
Les installations de concerts [modifier]
L'Opéra de Sydney abrite cinq théâtres, cinq studios de répétition, deux grands halls d'entrée, quatre restaurants, six bars et de multiples magasins de souvenirs. Les cinq salles ou théâtres sont :
• La Grande salle de concert (The Concert Hall) : 2679 sièges. Elle contient le Grand orgue de l'Opéra de Sydney, le plus grand orgue mécanique du monde (plus de 10 000 tuyaux)
• L'Opéra proprement dit (The Opera Theatre) : 1547 sièges. C'est lui qui accueille les représentations de l'Opéra d'Australie.
• La Salle de Théâtre (The Dram Theatre) : 544 sièges.
• Une plus petit salle de théatre : The Playhouse : 398 sièges
• Le Studio de théâtre (The Studio Theatre) : 364 sièges
Histoire de l'Opéra de Sydney [modifier]
Les origines [modifier]
Le projet de construire l'Opéra est né à la fin des années 1940 quand Eugène Goossens, directeur du Conservatoire de musique de l'État des Nouvelles-Galles du Sud fit campagne pour obtenir un lieu adéquat à de grandes productions théâtrales ou musicales. À cette époque-là, de telles productions se tenaient à la Mairie de Sydney, mais celle-ci ne suffisait plus. Avant 1954, Goossens réussit à obtenir le soutien du Premier ministre de l'État, Joseph Cahill, qui commande une étude.
C'est également lui qui insiste pour que le site de Bennelong Point soit choisi pour accueillir le projet. Cahill aurait voulu au contraire qu'il soit sur ou du moins près de la gare de Wynyard (au nord-ouest du CBD de Sydney).
Le concours d'architecture que lance Cahill reçoit 233 propositions. Le projet finalement retenu en 1955 est celui de l'architecte danois Jørn Utzon. Celui-ci arrive à Sydney en 1957 pour aider à la supervision de son projet.
La construction [modifier]
La construction fut menée de 1963 à 1973. Elle fut marquée en 1966 par la démission d'Utzon suite à un différend avec le nouveau gouvernement des Nouvelle-Galles des Sud.
Au final, 102 millions de dollars auront été nécessaires à la construction de l'Opéra, bien que les prévisions de 1957 avançaient le chiffre de 7 millions...
L'inauguration [modifier]
L'Opéra fut inauguré le 20 octobre 1973 par la reine Élisabeth II. Au programme, des feux d'artifices et une exécution de la Neuvième symphonie de Beethoven. Des millions de gens assistèrent à l'évènement qui fut retransmis à la télévision.
Mais déjà avant l'inauguration, deux représentations avaient déjà eu lieu une fois le bâtiment achevé. Le 28 septembre 1973, c'est Guerre et paix de Serge Prokofiev qui était joué à l'opéra et le jour d'après, le Concert Hall résonnait de la musique de l'Orchestre symphonique de Sydney, dirigé par Charles Mackerras et accompagné de la cantatrice Birgit Nilsson.
À noter également que durant la construction, un certain nombre de « pauses déjeuner » musicales avaient été programmées pour les ouvriers. Paul Roberson est devenu, dans ces conditions, le premier artiste à se produire à l'Opéra (inachevé) en 1960.
Depuis l'ouverture [modifier]
La facture particulièrement salée de l'Opéra fut complètement payée avant 1975, grâce à un système de loterie publique.
Mais le bâtiment a été sujet depuis 1973 à divers ajouts et modifications. Le grand orgue du Concert Hall fut achevé en 1979.
Une allée le long du côté ouest de Bennelong Point fut construite en 1988 pour la célébration du bicentenaire de l'Australie.
Enfin en 1999, un cinquième théâtre, le Playhouse fut ajouté aux bâtiments pré-existants.
Le 28 juin 2007, il a été consacré patrimoine mondial de l'UNESCO.
Galerie de photos [modifier]

L'Opéra et le panorama de Sydney

L'entrée de l'Opéra

Coucher de soleil sur l'Opéra



Statue de la Liberté
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Monument national de la Statue de la Liberté
Catégorie III de l'UICN (Monument naturel)




Emplacement New York États-Unis

Ville à proximité Jersey City (New Jersey)
Newark (New Jersey)

Coordonnées 40° 41' 21'' N, 74° 2' 40'' W

Superficie 49 000 m²
Création Statue inaugurée le 28 octobre 1886 ; Monument national établi le 15 octobre 1924

Visiteurs/an 4 235 595 avec Ellis Island (en 2005)
Administration National Park Service

Site web http://www.nps.gov/stli/


La Liberté éclairant le monde, plus connue sous le nom de Statue de la Liberté, est l'un des monuments les plus célèbres de la ville de New York. Elle est située sur l'île de Liberty Island au sud de Manhattan, à l'embouchure de l'Hudson River et à proximité d'Ellis Island. La Statue de la Liberté a été offerte aux États-Unis par les Français en 1886, pour commémorer le centenaire de l'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. L'inauguration de la Statue a été célébrée le 28 octobre 1886 en présence du Président des États-Unis de l'époque, Grover Cleveland. La Statue a été réalisée par le sculpteur français Frédéric-Auguste Bartholdi et sa structure interne est l'½uvre de l'ingénieur Gustave Eiffel. Le choix des cuivres devant être utilisés pour la construction a été confié à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, qui eut l'idée d'employer la technique du repoussé. La Statue fait en outre partie des National Historic Landmarks depuis le 15 octobre 1924 et de la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984[1].
La Statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est également devenue l'un des symboles des États-Unis et représente de manière plus générale la liberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression. De son inauguration en 1886 au Jet Age[2], la Statue a ainsi été la première vision des États-Unis pour des milliers d'immigrants, après une longue traversée de l'océan Atlantique. En terme d'architecture, la Statue rappelle le Colosse de Rhodes qui était l'une des sept merveilles du monde antique. Elle constitue enfin l'élément principal du Statue of Liberty National Monument qui est géré par le National Park Service.
Sommaire
[masquer]
• 1 Histoire
o 1.1 Un cadeau pour les États-Unis
o 1.2 Les modèles de la Statue
 1.2.1 Quel visage choisir?
 1.2.2 Inspiration à l'étranger
o 1.3 L'assemblage de la structure
o 1.4 L'obtention du brevet
o 1.5 L'acquisition de l'île
o 1.6 Les dernières étapes de la construction, puis l'assemblage
 1.6.1 Le socle
 1.6.2 La traversée de l'Atlantique, l'assemblage et l'inauguration
o 1.7 Le phare du port de New York
• 2 Évolution de la Statue
o 2.1 Les rénovations
 2.1.1 La torche
 2.1.2 « Peau neuve » pendant les années 80
o 2.2 Les festivités du Liberty Weekend pour le centenaire de la Statue
o 2.3 Les conséquences du 11 septembre
• 3 Caractéristiques
o 3.1 Description et symbolique
o 3.2 Le poème The New Colossus
• 4 Répliques et produits dérivés
• 5 La Statue de la Liberté dans la culture populaire
• 6 Faits et anecdotes
o 6.1 Sauts en parachute et escalade
o 6.2 Les suicides
o 6.3 La légende du mot gadget
• 7 Chiffres
• 8 Galerie de photos
o 8.1 Le monument
o 8.2 Les répliques
• 9 Notes
• 10 Pour aller plus loin
o 10.1 Bibliographie
o 10.2 Liens internes
o 10.3 Liens externes

Histoire [modifier]
« Le rêve de mon existence est accompli », Auguste Bartholdi, 25 octobre 1886[3]
Un cadeau pour les États-Unis [modifier]


Auguste Bartholdi, concepteur de la Statue de la Liberté.
L'idée d'un présent en gage de l'amitié franco-américaine et pour le centenaire de l'indépendance du pays est due au politicien et historien Édouard Lefebvre de Laboulaye, auteur de Paris en Amérique et des Contes Bleu. Bartholdi aurait confié à ce dernier :
« Je lutterai pour la liberté, j'en appellerai aux peuples libres. Je tâcherai de glorifier la république là-bas, en attendant que je la retrouve un jour chez nous[4]. »
À cette époque, les États-Unis sortaient de la Guerre de Sécession qui avait duré de 1861 à 1865, et le pays est alors en pleine période de reconstruction et à l'aube du Gilded Age, c'est-à-dire de la « période dorée ». Le sculpteur Frédéric Auguste Bartholdi fut ainsi engagé pour imaginer une Statue qui devait être achevée en 1876, date du centenaire de l'Indépendance.
En 1870, Bartholdi sculpta une première ébauche en terre cuite et en modèle réduit[5]. La même année, la France entrait en guerre contre la Prusse et devait capituler. Le 10 mai 1871, elle devait céder l'Alsace-Lorraine au IIe Reich. L'opinion publique et le gouvernement français furent déçus de la sympathie des États-Unis pour les Allemands, dont le nombre était important sur le sol américain. Le projet commémoratif fut temporairement écarté en raison des troubles politiques que connaissait la Troisième République. En effet, la plupart des Français pensait alors que cette république n'était qu'une solution temporaire qui laisserait place à la monarchie, ou à un régime semblable à celui de Napoléon Ier. L'idée d'offrir une représentation de la liberté à une république s½ur située de l'autre côté de l'Atlantique joua alors un rôle important dans la lutte pour le maintien de la république.
En juin 1871, Bartholdi partit pour les États-Unis où il repèra le site de Bedloe's Island[6] et tenta de gagner des partisans. Il rencontra le Président américain Ulysses Grant le 18 juillet 1871 à New York[7].
Les modèles de la Statue [modifier]
Quel visage choisir? [modifier]


Isabella Eugenie Boyer (1841-1904) épouse de l'inventeur milliardaire Isaac Merrit Singer, qui aurait servi de modèle pour la Statue de la Liberté.
Des sources diverses mettent en avant différents modèles qui auraient servi à déterminer le visage de la Statue. Cependant, les historiens en sont réduits à des hypothèses et aucune proposition n'est véritablement fiable et authentique[8].
Parmi les modèles proposés, on retrouve Isabella Eugenie Boyer, veuve du milliardaire du monde de la couture, Isaac Singer. Cette dernière :
« Aurait été débarrassée de la présence pesante de son époux, qui l'avait laissée seule avec ses attributs sociaux les plus désirables : sa fortune et... ses enfants. Elle fut une figure célèbre depuis le début de sa carrière à Paris. Étant une belle veuve d'un industriel américain, elle fut contactée pour être le modèle de l'½uvre de Bartholdi[9]. »
Selon certaines sources, Bartholdi se serait inspiré du visage de sa mère, Charlotte Bartholdi (1801-1891), dont il était très proche, pour donner à la Statue son visage sévère[10]. Le National Geographic Magazine appuie cette hypothèse, en précisant que le sculpteur n'a jamais ni expliqué ni nié la ressemblance avec sa mère[11]. D'autres modèles ont été avancés sans faire l'unanimité : Bartholdi aurait voulu reproduire le visage d'une jeune fille tenant une torche et montant sur une barricade, au lendemain du coup d'état de Louis-Napoléon Bonaparte[12]. Il a peut-être réalisé une synthèse de plusieurs visages féminins, afin de donner une image neutre et impersonnelle de la Liberté.
Inspiration à l'étranger [modifier]
Lors d'une visite en Égypte, Auguste Bartholdi fut inspiré par le projet du Canal de Suez dont la construction allait être entamée sous la direction de l'entrepreneur et diplomate français Ferdinand de Lesseps, qui devint par la suite l'un de ses plus grands amis[13]. Il imagina ainsi un immense phare qui serait situé à l'entrée du canal et dont il dessina les plans. Le phare serait à l'image de la déesse Libertas panthéon romain, divinité de la liberté, mais sa représenation devait être modifiée afin de ressembler à une paysanne égyptienne en robe (une fallaha). La lumière du phare devait resplendir à travers un bandeau placé autour de la tête du phare, ainsi qu'au sommet d'une torche maintenue en l'air, en direction des cieux. Bartholdi présenta ses plans au Khédive Isma'il Pasha en 1867 puis de nouveau en 1869, mais le projet ne fut jamais retenu[14]. Les dessins de ce projet intitulé L'Égypte apportant la lumière à l'Asie ressemblent fortement à la Statue de la Liberté, même si Bartholdi a toujours affirmé que le monument new-yorkais n'était pas un réemploi, mais bien une ½uvre originale[5].
L'assemblage de la structure [modifier]


L'armature de la Statue selon des plans de 1885.

D'un commun accord, il était convenu que les États-Unis se chargeraient de la construction de la base de la Statue, alors que les Français seraient responsables de la construction de la Statue puis de son assemblage une fois les pièces arrivées sur le sol américain. Cependant, des problèmes financiers survinrent des deux côtés de l'Atlantique.
En France, la campagne de promotion pour la Statue débuta à l'automne 1875[15]. C'est l'Union franco-américaine, fondée en 1874, qui se chargea d'organiser la collecte des fonds pour la construction de la Statue. Tous les moyens de l'époque furent utilisés à cette fin : articles dans la presse, spectacles, banquets, taxations publiques, loterie, coupe-papier à l'effigie de la Statue, etc. Plusieurs villes françaises[16], des conseils généraux, des chambres de commerce, le Grand Orient de France mais aussi des milliers de particuliers firent des dons. Le nombre de 100 000 souscripteurs fut annoncé[17]. Dès la fin de l'année 1875, les fonds rassemblés se montaient déjà à 400 000 francs[18]. Mais ce n'est qu'en 1880 que la totalité du financement est assuré en France. Parallèlement, aux États-Unis, des spectacles de théâtre, des expositions d'art, des ventes aux enchères ainsi que des combats de boxe professionnels furent organisés pour recueillir de l'argent.
Pendant ce temps, en France, Bartholdi avait besoin d'un ingénieur pour s'occuper de la structure interne d'une telle statue en cuivre. C'est Gustave Eiffel, qui fut également en charge de la Tour Eiffel à laquelle il donna son nom, qui fut engagé pour réaliser le pylône métallique massif qui soutient la Statue, ainsi que le squelette secondaire interne qui permet à la « peau » en cuivre de la statue de tenir d'elle-même en position verticale. Les pièces de cuivre furent fabriquées dans les ateliers de la société « Gaget-Gauthier », en 1878. Les feuilles de cuivre furent données par Pierre-Eugène Secrétan. Les travaux de précision furent ensuite confiés par Eiffel à Maurice Koechlin, l'un de ses proches avec qui il travailla aussi sur la Tour Eiffel.
Bartholdi avait espéré que la Statue serait terminée et assemblée pour le 4 juillet 1876, date précise du centenaire de l'indépendance, mais un départ différé puis quelques soucis durant la période de construction retardèrent les travaux : le plâtre de la main se brisa en mars 1876[19]. Cette dernière fut tout de même exposée en septembre 1876 à la Centennial Exposition (exposition du centenaire) de Philadelphie[20]. Les visiteurs pouvaient grimper une échelle qui menait au balcon situé autour de la torche, moyennant 50 cents. Des photographies, des affiches et des maquettes de la Statue furent vendues pendant l'Exposition. L'argent récolté put être utilisé pour terminer les travaux. Deux années plus tard, en juin 1878, la tête de la Statue fut révélée au public dans les jardins du Champ de Mars à l'occasion de l'exposition universelle de Paris de 1878 : les visiteurs pouvaient pénétrer dans la tête jusqu'au diadème au moyen d'un escalier de 43 mètres[21].
L'obtention du brevet [modifier]


Le brevet de la Statue, obtenu par Bartholdi en 1879.
Le 18 février 1879, Bartholdi obtint un brevet pour sa Statue, le brevet D11,023[22].
Ce dernier la décrit en ces termes :
« Une statue représentant la Liberté éclairant le monde, qui consiste, fondamentalement en un personnage féminin drapé, avec un bras levé, portant une torche, alors que l'autre tient une tablette gravée, et avec un diadème sur la tête, en substance comme indiqué plus avant[23]. »
Le brevet précise aussi que le visage de la Statue possède des « traits classiques mais graves et calmes »[24], et note que le corps de la Statue est légèrement penché sur la gauche afin de reposer sur la jambe gauche, de telle sorte que le monument tienne en équilibre[25]. Il est en outre précisé que la Statue est couverte de représentations « de toute manière connues en art glyphique sous forme de statue ou statuette, ou en haut-relief ou bas-relief, en métal, pierre, terre cuite, plâtre de Paris ou autre composition plastique[26]. »
L'acquisition de l'île [modifier]
La Statue est située sur l'île de Liberty Island, dans le port de New York. À l'origine, l'île était connue sous le nom de Bedloe's Island, et servait de base militaire. Elle abritait le Fort Wood, bastion d'artillerie construit dans du granite et dont les fondations en forme d'étoile à onze branches servirent de base pour la construction du socle de la statue. Le choix du terrain et son obtention demandèrent plusieurs démarches. En 1877, le Congrès américain donna son accord pour la construction de la Statue et W.T.Sherman fut nommé pour désigner le terrain où le monument serait bâti. Il choisit le site de Bedloe's Island [27]. Quinze ans avant l'inauguration, Bartholdi avait déjà envisagé de construire son bâtiment sur l'île de Bedloe. Dans son esprit, elle y était déjà construite et tournée vers son continent d'origine, l'Europe dont elle accueillait et allait continuer d'accueillir les immigrants [28]. Ce n'est qu'en 1956 que le Congrès décida le changement du nom de l'île qui devint Liberty Island, c'est-à-dire « l'île de la liberté ».
Les dernières étapes de la construction, puis l'assemblage [modifier]
Le socle [modifier]


Le socle, avant d'accueillir Miss Liberty.
La réalisation de l'immense socle de la Statue avait été confiée par Bartholdi aux Américains, alors que les Français devaient se charger de la construction de la Statue puis de son assemblage. Les récoltes des fonds nécessaires à la réalisation de l'ouvrage furent placées sous la responsabilité de l'Attorney General, William M. Evarts. Mais étant donné qu'elles avançaient très lentement, Joseph Pulitzer[29] accepta de mettre à la disposition des responsables de la construction les premières pages du New York World afin de récolter de l'argent. Le journal fut également utilisé par son créateur pour critiquer les classes aisées, étant donné leur incapacité à trouver les fonds nécessaires, ainsi que les classes moyennes, qui comptaient sur les plus riches pour le faire. Les critiques acerbes du journal eurent alors des effets positifs, en incitant les donneurs privés à se manifester, tout en offrant au journal une publicité supplémentaire, puisque 50 000 nouveaux abonnés furent enregistrés pendant cette période. Les fonds nécessaires à la construction du socle imaginé par l'architecte américain Richard Morris Hunt et réalisé par l'ingénieur Charles Pomeroy Stone, furent toutefois rassemblés en août 1884. La première pierre du piédestal fut posée le 5 août 1884, et le socle, majoritairement composé de pierre de Kersanton fut construit entre le 9 octobre 1883 et le 22 août 1886[30]. Lorsque la dernière pierre de l'édifice fut posée, les maçons prirent plusieurs pièces d'argent dans leur poche, et les jetèrent dans le mortier. Les participants à la cérémonie déposèrent leurs cartes de visite, des médailles et des journaux dans un coffret de bronze, déposé dans le socle[31]. Au c½ur du bloc qui compose le socle, deux séries de poutres rattachent directement la base à la structure interne imaginée par Gustave Eiffel de telle sorte que la Statue ne fait qu'un avec son piédestal. En outre, la pierre composant le socle de la Statue de la Liberté provient des carrières d'un petit village de France, Euville dans la Meuse, réputé pour la blancheur de sa pierre, dite d'Euville et pour ses qualités de faible érosion à l'eau de mer.
La traversée de l'Atlantique, l'assemblage et l'inauguration [modifier]


La tête de la Statue à l'atelier.
Les différentes pièces de la Statue furent terminées en France dès 1884. La Statue reçut alors plusieurs visiteurs de marque tels que le Président de la République Jules Grévy et l'écrivain Victor Hugo[32]. Le démontage commença en janvier 1885.
La Statue fut envoyée à Rouen par le train, puis elle descendit la Seine en bateau avant d'arriver au port du Havre. Elle entra dans le port de New York le 17 juin 1885, à bord d'une frégate française, l'Isère et reçut un accueil triomphal de la part des New-Yorkais[33]. Afin de rendre la traversée possible à bord d'un tel navire, la Statue fut démontée en 350 pièces, réparties dans 214 caisses, en sachant que le bras droit et sa flamme étaient déja présents sur le sol américain, où ils avaient été exposés une première fois lors de la Centennial Exposition, puis à New York. 36 caisses furent réservées aux rondelles, rivets et boulons nécessaires à l'assemblage[34]. Une fois arrivée à destination, la Statue fut réassemblée en quatre mois, sur son nouveau piédestal. Les différentes pièces furent jointes par des rivets en cuivre et le drapé permit de résoudre les problèmes de dilatation[35].
Le 28 octobre 1886, la Statue de la Liberté fut inaugurée en présence du Président de l'époque, Grover Cleveland, ancien Gouverneur de New York, devant 600 invités et des milliers de spectateurs[36]. C'est Frédéric Desmons, alors Vice-Président du Sénat, qui représenta la France lors de l'inauguration[37]. Ferdinand de Lesseps et de nombreux francs-maçons étaient également présents. Le monument représentait ainsi un cadeau célébrant le centenaire de l'indépendance américaine, livré avec dix années de retard. Le succès du monument grandit rapidement : dans les deux semaines qui suivirent l'inauguration, près de 20 000 personnes s'étaient pressées pour l'admirer[38]. La fréquentation du site passa de 88 000 visiteurs par an, à un million en 1964 et trois millions en 1987[39].
Le phare du port de New York [modifier]
La Statue fonctionna comme un phare entre la date de sa construction en 1886 et 1902[40]. À cette époque, c'est l'U.S. Lighthouse board qui était chargé d'assurer son fonctionnement. Un gardien de phare avait même été assigné à la Statue et la puissance du faisceau lumineux était telle qu'il était visible à une distance de 39 kilomètres[41]. Un générateur d'éléctricité avait alors été installé sur l'île afin de faire fonctionner la structure.
Évolution de la Statue [modifier]
Les rénovations [modifier]
La torche [modifier]
Le flambeau qui est actuellement tenu par la Statue n'est pas celui qu'elle arborait lors de son inauguration en 1886. Il a été remplacé par une nouvelle torche recouverte de feuillets d'or, qui est éclairée par des lampes placées sur le balcon qui l'entoure. En 1985, pour rénover le flambeau de la Statue, les États-Unis ont fait appel à une entreprise de Bezannes, près de Reims, où travaillent des artisans experts en ferronnerie d'art. Une équipe de Rémois a donc remis à neuf la torche rongée par la rouille. L'ancienne torche est aujourd'hui exposée dans le musée situé dans le hall de la structure.
« Peau neuve » pendant les années 80 [modifier]
La Statue de la Liberté a été l'un des premiers monuments ayant bénéficié de ce que l'on appelle Outre-Atlantique une campagne de cause marketing. En effet, en 1983, le monument a été placé au c½ur d'une opération promotionnelle menée par American Express, visant à récolter des fonds pour entretenir et rénover l'édifice. Ainsi, il fut convenu que chaque achat fait avec une carte American Express entraînerait un don d'un cent par l'entreprise bancaire. La campagne permit ainsi de réunir 1,7 million de dollars. En 1984, la Statue fut fermée afin que des travaux, d'un montant total de 62 millions de dollars, puissent être menés à l'occasion de son centenaire. Le président de Chrysler, Lee Iacocca, fut nommé par le Président Ronald Reagan pour éviter tout conflit d'intérêts[42].


La torche originale, remplacée en 1986.
Les ouvriers en charge des travaux érigèrent un échafaudage autour de l'édifice, dont la vision fut obscurcie jusqu'à la cérémonie du centenaire, tenue le 4 juillet 1986. La Statue, entourée de son échafaudage, apparaît d'ailleurs dans le film Remo sans arme et dangereux, sorti en 1985. Le travail à l'intérieur de la structure débuta par l'emploi d'hydrogène liquide afin d'enlever les différentes couches de peinture appliquées à l'intérieur de la carcasse en cuivre pendant plusieurs décennies. Une fois ces couches de peinture éliminées, il ne resta plus que les deux couches originelles de goudron qui servaient à prévenir les fuites et éviter la corrosion. Le goudron fut ensuite à son tour éliminé grâce à du bicarbonate de soude, sans que la structure en cuivre ne subisse de quelconques dommages. Les plus gros trous présents dans le cuivre furent quant à eux lissés, avant d'être obstrués par de nouvelles plaquettes.
Chacune des 1 350 pièces métalliques soutenant la « peau » durent être ôtées puis remplacées. Le fer avait subi une forte corrosion galvanique, partout où il était en contact avec le cuivre, ce qui entraîna une diminution de moitié de son épaisseur. Bartholdi avait pourtant anticipé ce phénomène et prévu une combinaison d'amiante et de poix pour séparer les deux métaux, mais l'isolation s'était détériorée plusieurs décennies auparavant. De nouvelles barres en acier inoxydable modelées remplacèrent les barres de fer, avec un film de téflon les séparant du cuivre pour une meilleure isolation et une réduction des frottements. De l'hydrogène liquide fut ensuite à nouveau introduit par un processus cryogénique qui fut confié à l'entreprise du Michigan CryoTech (aujourd'hui disparue), afin de s'assurer que certaines parties de la Statue étaient renforcées, et résisteraient longtemps après les travaux.
La structure interne du bras droit fut elle aussi retravaillée. Lors de la construction de la Statue, le membre était décalé de 46 centimètres sur la droite, et en avant par rapport à la structure centrale de Eiffel. La tête était décalée de 0,61 centimètres sur la gauche, ce qui faussait la charpente. Bartholdi aurait pris cette décision sans le consentement d'Eiffel en se rendant compte que le bras et le visage étaient trop proches. Les ingénieurs considérèrent les travaux de renforcement de 1932 comme insuffisants, et ajoutèrent une écharpe diagonale en 1984 et 1986 pour rendre la structure plus solide.
En plus du remplacement de la plus grosse partie du fer de la charpente par de l'acier inoxydable et du renforcement de la structure même de la Statue, la restauration du milieu des années 80 incluait aussi le remplacement de la torche originelle par une réplique, la rénovation des escaliers internes, l'installation d'un ascenseur dans le socle et l'amélioration du système de contrôle météo. La Statue fut rouverte au public le 5 avril 1986, le lendemain du Liberty Weekend.
Les festivités du Liberty Weekend pour le centenaire de la Statue [modifier]


Ronald Reagan prononçant un discours lors du Liberty Weekend, le 4 juillet 1986.
La Statue fut déclarée monument national le 15 octobre 1924 et fut confiée au National Park Service le 10 juin 1933. En 1986, le centenaire de la Statue de la Liberté fut marqué par quatre jours de festivités appelés « Liberty Weekend »[43]. Celles-ci commencèrent le 3 juillet avec une cérémonie d'ouverture tenue sur Governors Island, et s'achevèrent le 6 juillet dans le Giants Stadium de New York. Ces quatre jours de fête marquèrent la fin des restaurations de l'édifice menées depuis le début des années 80, sous la tutelle de la fondation Statue of Liberty-Ellis Island. Ces restaurations, dans lesquelles Chrysler fut impliqué, furent terminées juste à temps pour la cérémonie du centenaire du monument, c'est pourquoi les différents acteurs des travaux rendirent hommage à la Statue lors de ce Liberty Weekend.
La cérémonie d'ouverture, tenue le jeudi 3 juillet dans le port de New York et sur Governors Island attira de nombreuses célébrités, comme Gene Kelly, Gregory Peck et Steven Spielberg. Après plusieurs chansons interprétées par Debbie Allen, Neil Diamond et Frank Sinatra, le Président de l'époque, Ronald Reagan prononça deux discours : une première fois au milieu de la cérémonie pour révéler les travaux sur la Statue, et une seconde, à la fin pour allumer la torche de la statue, puis déclencher les feux d'artifice. Le 4 juillet, jour de fête nationale fut quant à lui célébré, toujours en présence du Président américain, par une exhibition navale de navires de ligne et de grands voiliers dans le port de New York. Reagan aurait alors dit que le cortège auquel le public allait assister était aussi coloré que des feux d'artifices, et que Lady Liberty elle-même[44]. Un concert fut donné dans la suite de la soirée, avec notamment la présence du compositeur John Williams. Le lendemain matin, l'épouse du président, Nancy Reagan prononça un discours marquant la réouverture de la Statue au public, et le soir, un opéra fut joué à Central Park. Le 6 juillet, les cérémonies de clôture eurent lieu dans le Giants Stadium situé dans le New Jersey, mais géographiquement proche de la Statue.
Les conséquences du 11 septembre [modifier]


La Statue de la Liberté et, au second plan, les tours jumelles du World Trade Center sur le point de s'écrouler.
Autrefois, il était possible de visiter l'intérieur de la Statue. Les visiteurs arrivaient par ferry, le plus souvent en provenance de Battery Park, et avaient la possibilité de grimper l'unique escalier en colimaçon qui s'enroule au c½ur de la structure métallique. Étant donné que la Statue est très exposée au soleil, il n'était pas rare que la température à l'intérieur du monument soit très élevée. Environ trente personnes à la fois pouvaient grimper les 354 marches conduisant à la tête de la Statue et à sa couronne. De là, il était possible d'apercevoir le port de New York, mais pas la skyline[45] de Manhattan comme il est fréquent de le croire. Cela s'explique par le fait que le visage de la Statue est orienté en direction de l'océan Atlantique et de la France, vers l'est. En outre, ce même panorama était relativement restreint étant donné que les 25 fenêtres de la couronne sont plutôt petites, la plus grande d'entre elles atteignant 46 centimètres de hauteur. Toutefois, cela ne décourageait pas les touristes, qui devaient en moyenne attendre trois heures pour pénétrer dans l'enceinte de la Statue, sans compter l'attente au ferry et au guichet pour les tickets.
Après les attentats du 11 septembre 2001, l'île de Liberty Island où se situe la Statue fut fermée, avant d'être à nouveau ouverte au public en décembre de la même année. Le monument en lui-même ne rouvrit que le 3 août 2004, mais l'accès à l'intérieur de la Statue demeure fermé depuis les attentats. À l'heure actuelle, seuls le socle de dix étages et le musée qu'il abrite sont ouverts aux touristes, à condition que ceux-ci possèdent le Monument Access Pass (pass d'accès au monument). Il est possible de l'obtenir après une réservation deux jours au moins avant la visite, puis le récupérer avant d'emprunter le ferry. En outre, bien que l'intérieur de la Statue soit inaccessible, une baie vitrée située à l'intérieur du socle permet de voir la structure interne réalisée par Gustave Eiffel. Tous les visiteurs qui désirent se rendre sur Liberty Island sont en plus contrôlés de la même manière que dans les aéroports.
Le 9 août 2006, la directrice du National Park Service, Fran Mainella a annoncé dans une lettre adressée à Anthony Weiner, représentant de l'État de New York, que l'intérieur de la Statue resterait fermé indéfiniment[46]. Mainella déclare ainsi dans sa lettre que « l'actuelle réglementation des accès reflète une stratégie de gestion responsable dans l'intéret de tous nos visiteurs[47]. »
Caractéristiques [modifier]
Description et symbolique [modifier]


Buste d'Hélios, divinité solaire de l'Antiquité. Détail d'un sarcophage romain du IIIe siècle. Les rayons de son diadème rappellent ceux de la Statue de la Liberté
La Statue représente une femme en station verticale, vêtue d'une robe ample et coiffée d'une couronne comportant sept pointes, symbolisant les « Sept Continents » (Amérique du Nord, Amérique du Sud, Europe, Asie, Afrique, Océanie et Antarctique)[48]. Cependant, les sept pointes pourraient également évoquer les sept océans (Arctique, Antarctique, Atlantique nord et sud, Pacifique nord et sud et Indien)[49]. Le diadème fait aussi penser à celui que portait le dieu du soleil Hélios. En tout cas, Bartholdi n'a pas retenu l'idée du bonnet phrygien, symbole de liberté depuis l'Antiquité. La Statue tient dans sa main gauche une tablette, qu'elle garde près de son corps, alors que sa main droite contient une torche enflammée, maintenue en hauteur. La tablette évoque la loi ou le droit, alors que la torche renvoie aux Lumières. Certains y ont vu un symbole maçonnique[50]. La structure est recouverte d'une fine couche de cuivre, qui repose sur une énorme structure en acier (à l'origine en fer puddlé), à l'exception de la flamme qui est recouverte de feuillets d'or. La structure repose sur un premier socle de forme carrée, lui même posé sur un autre socle en forme d'étoile irrégulière à onze pointes. La hauteur de la Statue de la Liberté est de 46,5 mètres, hauteur qui est portée à 92,9 mètres entre la base du piédestal et la torche[51]. La tablette, tenue dans la main gauche, évoque la loi ou le droit ; elle est gravée de la date d'indépendance des États-Unis, écrite en chiffres romains : JULY IV MDCCLXXVI. Les vingt-cinq fenêtres symbolisent quant à elles les vingt-cinq pierres gemmes. Au pied de la structure se trouvent des chaînes brisées qui symbolisent la liberté. La Statue est tournée vers l'est, c'est-à-dire vers l'Europe, avec laquelle les États-Unis partagent un passé et des valeurs.
Le poème The New Colossus [modifier]
Sur sa base, gravé sur une plaque de bronze, est inscrit ce poème de la poétesse américaine Emma Lazarus intitulé « The New Colossus » (« le nouveau colosse »). La plaque de bronze sur laquelle est gravé le poème ne date pas de l'origine, mais a été ajoutée à la base de la Statue en 1903[52]. Voici le poème, en version originale et traduit en français:
Give me your tired, your poor,
Your huddled masses yearning to breathe free,
The wretched refuse of your teeming shore.
Send these, the homeless, tempest-tost, to me,
I lift my lamp beside the golden door ! Donne-moi tes pauvres, tes exténués
Qui en rangs serrés aspirent à vivre libres,
Le rebut de tes rivages surpeuplés,
Envoie-les moi, les déshérités, que la tempête m'apporte
De ma lumière, j'éclaire la porte d'or !
Répliques et produits dérivés [modifier]
Article détaillé : Répliques de la Statue de la Liberté.


Réplique d'Odaiba dans la baie de Tokyo, au Japon. On aperçoit au second plan le Rainbow Bridge.
Étant donné son statut de monument universel, la Statue de la Liberté a été copiée et reproduite à différentes échelles et en divers endroits du globe[53]. Ces reproductions vont des simples miniatures souvenirs qui se vendent dans la boutique du musée de la structure, à des reproductions à grande échelle qui siègent à l'entrée de certaines villes, soit parce qu'elles sont liées à l'histoire du monument ou de l'un de ses créateurs, soit parce qu'elle constitue un symbole majeur de la Liberté à travers le monde[53].
Les premières miniatures de la Statue, réalisées par l'entreprise Gaget Gautier (dont le nom a donné le mot « gadget » en anglais) ont été commercialisées et distribuées aux nombreuses personnalités présentes lors de la cérémonie d'inauguration du 28 octobre 1886. Ces premières reproductions ont ainsi été des modèles pour les diverses répliques construites par la suite. La majorité d'entre elles se trouvent aujourd'hui en France ou aux États-Unis[54], cependant, on en retrouve dans de très nombreux pays, parmi lesquels l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, la Chine, ainsi que le Vietnam, ancienne colonie française.
Parmi les principales répliques françaises du monument, on retrouve celle de l'Île des Cygnes à Paris, haute de 11,50 m., qui est placée à l'extrémité aval de l'île, à la hauteur du pont de Grenelle, à proximité de l'ancien atelier de Bartholdi. À Barentin, en Seine-Maritime, une copie en polyester de 13,5 m et d'un poids de 3,5 tonnes a été utilisée dans le film Le Cerveau de Gérard Oury, sorti en 1965. Après avoir séjourné dans les locaux de la douane de Saint-Maurice, n'ayant pas été dédouanée, elle devait être détruite. C'est grâce à l'action de Paul Belmondo (le père de Jean-Paul Belmondo), du maire de Barentin de l'époque André Marie, et de Gérard Oury que cette statue fut conservée. Ailleurs dans le monde, les répliques les plus célèbres de la Lady Liberty sont celles du casino New York - New York à Las Vegas et celle de l'Odaiba à Tokyo. En outre, durant les incidents de Tian'anmen en 1989 en Chine, les manifestants exhibèrent une statue baptisée Goddess of Democracy[55], qui s'inspirait très largement de la Statue de la Liberté ; son sculpteur, Tsao Tsing-yuan déclara avoir volontairement changé son apparence pour ne pas paraître trop pro-américain[56].
La Statue de la Liberté dans la culture populaire [modifier]


Affiche de propagande soviétique pendant la Guerre froide : Efim Dolgorouki, Liberté à l'américaine, 1949
La Statue est très rapidement devenue une icône populaire, figurant sur de nombreux posters, de nombreuses images, dans de nombreux films et dans divers livres. En 1911, l'écrivain américain O. Henry faisait dialoguer Miss Liberty avec une autre statue. En 1918, le monument figurait sur l'affiche du Victory Loan (prêt de la victoire) accordé par les États-Unis à l'Europe. Dans les années 40 et 50, de nombreux magazines à sensation dépeignaient la Statue entourée de ruines et de sédiments. Pendant la Guerre froide, la Statue était figurée sur les affiches de propagande comme symbole de la liberté ou des États-Unis. Les dessinateurs américains en ont fait la personnalisation de New York au moment des attentats du 11 septembre 2001. La publicité l'a aussi utilisée pour mettre en valeur des produits tels que le Coca-Cola ou le chewing-gum[39]. La Statue a également inspiré les peintres du XXe siècle tels que Andy Warhol[39].
Dans le cinéma, la Statue a fait de très nombreuses apparitions. La toute première remonte à 1917, dans le film de Charlie Chaplin L'Émigrant. En 1942, elle apparaît dans le film de Alfred Hitchcock, Cinquième Colonne lors de la scène finale[39]. À la fin de la première version de La planète des singes, elle se trouve en partie ensevelie dans le sable d'une plage. Dans S.O.S. Fantômes II, Miss Liberty prend vie et s'anime pour vaincre les ennemis. Elle est également filmée dans d'autres blockbusters[57] comme Le Cinquième Élément, Le Jour d'après, A.I. Intelligence artificielle, ainsi que dans des cut-scenes de séries télévisées comme Sex and the City ou Les Experts : Manhattan.


La Statue de la Liberté, submergée dans le lac Mendota en 1979 : un canular grandeur nature...
En 1978, la Statue a été au c½ur d'un canular imaginé à l'Université du Wisconsin-Madison. Plusieurs étudiants avaient en effet reproduit une partie de la Statue, qui avait été placée dans un lac gelé de la région, ce qui donnait l'impression qu'elle était submergée. Le monument figure en outre sur les plaques d'immatriculation de l'État de New York ainsi que sur celles du New Jersey. Dans le milieu du sport, Lady Liberty sert de logo à l'équipe de NHL des New York Rangers, et à l'équipe de basketball des New York Liberty, qui évolue en WNBA. Pour célébrer le centenaire du monument, la Poste française crée en 1986 un timbre représentant le visage de la Statue et intitulé « Liberté ». En 2000, le monument fait partie des propositions pour désigner les « sept nouvelles merveilles du monde » (New7Wonders), projet lancé par le réalisateur suisse Bernard Weber. Le logo de l'Université de New York reprend la torche de la Statue de la Liberté pour montrer qu'elle est au service de la ville de New York. La torche apparaît à la fois sur le sceau et sur le logo de l'université, dessiné par Ivan Chermayeff en 1965. Il existe également une torche en argent réalisée par Tiffany & Co (un don d'Helen Miller Gould en 1911).
Faits et anecdotes [modifier]
Sauts en parachute et escalade [modifier]
Le 2 février 1912, le réparareur de clochers Frederick R. Law a réussi un saut en parachute depuis le balcon entourant la torche de la Statue. L'autorisation lui avait été donnée par le capitaine d'armée en charge de Liberty Island. Selon un article du New York Times, le cascadeur « serait tombé comme un poids sur une hauteur de 23 mètres, alors que la parachute ne montrait aucune intention de s'ouvrir au départ », avant de descendre « gracieusement » mais d'atterrir durement avant de s'éloigner en boitillant[58].


La statue sur une pièce commémorative de l'État de New York, « portail de la liberté ».
En 2000, le pacifiste Tito Kayak, de son vrai nom Alberto de Jésus, a escaladé la Statue de la Liberté et déployé un drapeau portoricain, afin de réclamer la pleine indépendance de l'île[59].
Le 23 août 2001, le Français Thierry Devaux fut arrêté alors qu'il entreprenait un saut en parachute depuis la flamme de la Statue : après avoir amorcé son saut, il resta coincé sur la structure. La périlleuse opération de sauvetage nécessita l'intervention de cinq policiers pendant une demi-heure, sous les yeux des touristes situés cent mètres en contrebas. C'était la seconde fois que Devaux entreprenait un saut depuis le monument, puisqu'il avait déjà été arrêté en 1994, après s'être caché dans la Statue pendant la nuit ; il fut inculpé pour dégradation de la Statue[60].
Les suicides [modifier]
Le premier suicide enregistré sur la Statue de la Liberté remonte au 13 mai 1929. Le Times interrogea un témoin, qui expliqua que celui qui allait être identifié comme Ralph Gleason aurait rampé à l'extérieur depuis l'une des fenêtres de la Statue avant de se retourner, comme pour rentrer, puis sembla glisser avant de tomber, en rebondissant sur la poitrine de la structure dans la chute. Le corps s'écroula alors sur une parcelle de pelouse au pied de la Statue, à quelques pas d'un employé qui tondait la pelouse[61]. Six ans plus tard, en 1935, Jeffery Magee et Theodore Benz tentèrent de se suicider mais survécurent tous les deux, malgré des blessures sérieuses.
La légende du mot gadget [modifier]
Le jour de l'inauguration de la Statue de la Liberté, le 28 octobre 1886, l'entreprise Gaget Gauthier aurait distribué des miniatures de la Statue aux personnalités présentes pour la cérémonie. Les invités se seraient ainsi demandés entre eux, et avec l'accent américain : « Do you have your Gaget? », c'est-à-dire « Avez-vous votre Gaget ? » ce qui aurait donné naissance au mot aujourd'hui très employé dans la langue française gadget[62].
Chiffres [modifier]

46,05 m. La hauteur du sol au sommet de la base
92,99 m. La taille totale de la stucture, socle compris
5 m. La taille de la main
2,44 m. La taille de l'index
4,40 m. La hauteur de la tête
3,05 m. La largeur de la tête
0,76 m. La largeur d'un ½il
1,37 m. La taille du nez
12,8 m. La longueur du bras droit
7,19 m. La longueur de la tablette
4,14 m. La largeur de la tablette
3,5 m. La longueur du plus grand
rayon de la couronne
200 En tonnes, la masse de la structure (125t d'acier,31t de cuivre)
40 Le nombre de personnes qui peuvent tenir dans la tête
3,5 Le nombre de mois nécessaires à l'assemblage de la structure
2,37 L'épaisseur en millimètres des plaques de cuivre
210 Nombre de caisses utilisées pour transporter la statue, démontée, de la France vers les États-Unis
343 000 Le coût estimé, en euros à la construction
12/07/1886 La date du premier rivet posé
Galerie de photos [modifier]
Le monument [modifier]

La Statue, et au second plan, Manhattan.

Vue aérienne de Liberty Island.

La statue prise au niveau de la base.

Le monument vu depuis Battery Park.

Les répliques [modifier]

Réplique sur l'Île des Cygnes, Paris.

Réplique sur la place de Saint-Cyr-sur-Mer.

Réplique à Lunel.

Réplique à Barentin.


Le modèle dans le Jardin du Luxembourg, Paris.

Réplique à Colmar.

Réplique à Tokyo, quartier Odaiba.

Réplique grandeur nature de la torche à Paris.



Statue du Christ Rédempteur
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Le Christ Rédempteur
Le Christ Rédempteur (Cristo redentor) est le nom donné à la grande statue représentant le Christ, située sur le mont du Corcovado. Elle mesure 30 m de haut, pèse 1 200 tonnes avec une envergure de 28 mètres. On peut la voir de toute la ville de Rio de Janeiro. L'idée, lancée par un concours organisé par l'Église en 1921, était de construire un monument religieux pour le centenaire de l'Indépendance du Brésil (1822). L'½uvre, datant de 1931 et inaugurée en présence du président Getúlio Vargas, est due à la collaboration du sculpteur français Paul Landowski et de l'ingénieur brésilien Heitor da Silva Costa, qui se convertit au catholicisme.
Classé monument historique depuis 1973, le Christ du Corcovado est l'endroit touristique le plus fréquenté de Rio avec 1,8 million de visiteurs par an.
Le 7 juillet 2007, ce monument a été choisi comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde.


Kremlin de Moscou
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Le Kremlin de Moscou (en russe : Московский Кремль) marque le centre géographique de Moscou et le centre politique de la Russie (résidence officielle du président de la Fédération de Russie après avoir été * Водовзводная башня (Свиблова) celle des tsars et des dirigeants soviétiques). Par métonymie, l'expression « le Kremlin » désigne souvent dans la presse et les médias le pouvoir russe ou, naguère, le pouvoir soviétique.
Cet ensemble prestigieux est le plus célèbre kremlin, mot adapté du russe Кремль qui désigne une forteresse urbaine. La forme est à peu près triangulaire. Il rassemble à l'intérieur de son enceinte extérieure, dominant la Place Rouge et la Moskova, des palais et des cathédrales.


Panorama sur le Kremlin vu du Zariad'ie




Le Kremlin et la Moskova, avec la tour Vodozvodnaïa au centre
Sommaire
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• 1 Histoire
• 2 Bâtiments et curiosités
• 3 Les tours
o 3.1 Vodozvodnaïa *
o 3.2 Borovitskaïa *
o 3.3 Oroujeïnaïa
o 3.4 Komendantskaïa
o 3.5 Troïtskaïa *
 3.5.1 Koutafia
o 3.6 Srednaïa arsenalnaïa
o 3.7 Ouglovaïa arsenalnaïa
o 3.8 Nikolskaïa *
o 3.9 Senatskaïa
o 3.10 Spasskaïa *
o 3.11 Tsarskaïa
o 3.12 Nabatnaïa
o 3.13 Konstantino-Eleninskaïa
o 3.14 Beklemichevskaïa
o 3.15 Petrovskaïa
o 3.16 Vtoraïa Biezimiannaïa
o 3.17 Pervaïa Biezimiannaïa
o 3.18 Taïnitskaïa
o 3.19 Blagovechtchenskaïa
• 4 Voir aussi
• 5 Liens externes

Histoire [modifier]
Comme l'ont montré des recherches archéologiques, les premiers établissements humains de Moscou, remontant à la préhistoire, furent fondés sur une éminence dominant la rivière Neglinnaïa à l'endroit ou celle-ci rejoint la Moskova, et que l'on nomme colline Borovitskaïa. On n'y a pas trouvé, cependant, de traces de fortifications antérieures au XIe siècle ; la cité naissante fut agrandie sous le prince Iouri Dolgorouki, Grand-Prince de Kiev, au XIIe siècle. La forteresse, constituée d'un talus de terre de huit mètres de haut surmonté d'une palissade de trois mètres est signalée comme kremlin pour la première fois en 1331.


Plan du Kremlin au début du XXe siècle
À la suite de plusieurs sièges et destructions, une nouvelle palissade fut reconstruite de 1339 à 1340 et incendiée en 1365. Entre 1366 et 1368, sous le règne de Dimitri Donskoï on construisit une forteresse en pierre blanche dotée de cinq portes monumentales. Trois d'entre elles étaient situées sur le côté nord-est (vers l'actuelle place Rouge). Les murailles reprirent le plan de l'ancienne forteresse en bois.
Vers le XVe siècle, les principautés de Russie furent unifiées sous le grand-prince de Moscovie Ivan III, qui devint ainsi Grand-Prince de toutes les Russies. Pour disposer d'une résidence digne de son nouveau prestige, il ordonna de reconstruire le Kremlin. Plusieurs campagnes de travaux se succèderent, et l'on fit venir d'Italie les meilleurs experts en fortifications de l'époque, et parmi eux l'architecte Aristotile Fioravanti. La construction allait utiliser la brique. La première tour, Taïnitskaïa; fut construite en 1485 puis, en 1487, la tour Beklemichevskaïa.
Vers 1500, les murailles et les tours du côté nord-est étaient terminés. On suivit à nouveau, de manière approchée, la forme de l'ancien Kremlin en pierre. Mais les murs furent néanmoins construits en retrait entre les tours, de manière à améliorer la défense. Les tours elles-mêmes furent construites à distance respective étudiée avec soin. De 1508 à 1516, on creusa des douves larges de 30 mètres et profondes de 12 ; elles furent remplies d'eau en utilisant la rivière Neglinnaïa. Des ponts-levis donnaient accès aux portes monumentales, protégés par des redoutes.
Le couronnement spectaculaire des tours telles que nous les voyons aujourd'hui date du XVIIe siècle, à une époque ou le Kremlin abandonnait son rôle de forteresse pour devenir une résidence d'apparat.
En septembre et octobre 1812, le Kremlin servit de résidence à Napoléon 1er dont les troupes occupaient Moscou. Lorsque l'armée française quitta la ville entre le 14 et le 19 octobre, elle laissa une arrière-garde commandée par le maréchal Mortier qui fit sauter la forteresse.
Au cours des siècles, le Kremlin a donc subi de nombreuses destructions : il fut attaqué en 1571 par les Tatares de Crimée, en 1610 — pendant le Temps des Troubles - par les polonais, en 1812 par les Français. Ces dégâts furent toujours suivis d'une restauration. Des transformations importantes sont apportées pendant la première moitié du XIXe siècle, notamment les douves qui furent comblées. De cette époque date l'aspect extérieur actuel. À l'intérieur se trouvent des bâtiments civils et religieux témoignant de son histoire du XIIe siècle jusqu'au XXe siècle. Les Soviétiques, notamment, en ont démoli une partie et édifié des bâtiments modernes, en particulier un énorme palais des congrès.
Aujourd'hui, le Kremlin possède vingt tours, toutes différentes, qui mesurent entre 20 et 70 mètres de hauteur. Les murailles mesurent jusqu'à 19 mètres de hauteur et jusqu'à 6 mètres d'épaisseur. La longueur totale de son enceinte est de 2 235 mètres.
Bâtiments et curiosités [modifier]


Le palais présidentiel
Le Kremlin de Moscou abrite les sépultures de 47 tsars.
Il inclut, autour de la place des cathédrales :
• La cathédrale de l'Archange-Saint-Michel
• La cathédrale de l'Annonciation
• Le palais à Facettes
• Le palais des Térems
• L'église de la Déposition-de-la-robe-de-la-Vierge
• La cathédrale de la Dormition
• Le palais du Patriarche
• l'église des Douze Apôtres
• le clocher d'Ivan le Grand
Les autres bâtiments :
• le Grand Palais du Kremlin
• le Palais des Armures
• le Palais des Menus Plaisirs
• l'Arsenal
• le Palais des Congrès du Kremlin
• le Sénat
• le Palais présidentiel
Les tours [modifier]
Le Kremlin est flanqué de dix-neuf tours. La vingtième, la Tour Koutafia, ne fait pas partie de l'enceinte de Kremlin.
Toutes les tours du Kremlin sont différentes et irrégulièrement disposées le long de l'enceinte. Certaines sont rondes, d'autres quadrangulaires ou polygonales. Cinq d'entre elles possèdent une porte monumentale permettant l'accès à l'intérieur de l'enceinte. Elles sont construites en brique ; la partie inférieure est d'un aspect dépouillé conforme à leur fonction défensive, alors que la partie supérieure de certaines d'entre elles a une fonction décorative soulignée par les motifs de pierre blanche.
Les cinq plus hautes tours étaient autrefois ornées d'un aigle bicéphale: Vodozvodnaïa, Borovitskaïa, Troïtskaïa, Nikolskaïa et Spasskaïa. En 1935, les aigles bicéphales impériaux furent enlevés et remplacés deux ans plus tard par des étoiles en verre rouge pesant chacune entre 1 et 1,5 tonne.
On trouve, dans le sens des aiguilles d'une montre en partant du coin sud-ouest (le long de la Moskova):


La tour Vodozvodnaïa
Vodozvodnaïa * [modifier]
Aussi appelée la Tour de l'Eau, la Tour Vodozvodnaïa (Водовзводная башня) est une tour d'angle au sud-ouest du Kremlin; elle domine la berge sur la Moskova. Elle fut édifiée en 1488 par l'architecte italien Antonio Gilardi (pour les russes: Anton Friazine, Antoine l'Italien). Au début on l'a appelée la Tour Sviblov (Свиблова башня) du nom d'une famille de boyards qui avait sa maison, à l'intérieur de l'enceinte, près de la tour. Elle fut ensuite renommée, en 1633, après qu'on y eût installé une machine à pomper l'eau (Vodozvodnaïa peut se traduire par "de la pompe à eau"). En 1805, elle fut détruite parce qu'elle menaçait de ruine, et reconstruite. Minée par les français en 1812 , elle fut restaurée en 1817-1819 par l'architecte Joseph Beauvais. Sa hauteur est de 61,85 m.
Borovitskaïa * [modifier]
La Tour Borovitskaïa (Боровицкая башня) est une tour comportant l'une des entrées vers le Kremlin. Elle tient son nom de la colline Borovitski, l'une des sept collines de Moscou. Elle fut édifiée en 1490, sur ordre de Vassili III à la place d'un ancien portail par l'arthitecte italien Pietro Antonio Solari - que les Russes appelaient Piotr Friazine, ou Pierre l'Italien, friaz or friag signifiait alors "italien"). Le tsar Alexis Ier, en 1658, lui donna le nom de Predtetchenskaïa (tour du précurseur - предтеча en russe) d'après l'église Saint Jean-Baptiste, qui en était proche, mais qui fut détruite pour la construction du Palais des Armures. Cependant, ce nom ne fut guère utilisé. En 1812, elle fut endommagée par les troupes françaises qui allaient quitter Moscou et battre en retraite. Elle fit ensuite reconstruite en 1817-1819 par l'architecte Joseph Beauvais. En 1935, Staline fit installer une étoile rouge à son sommet. Avec cette étoile, sa hauteur est de 54,05 m.


La tour des Armures (Оружейная)
Oroujeïnaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour des Armures, la Tour Oroujeïnaïa (Оружейная башня) fut construite en 1495. Elle reçut ce nom au XIXe siècle après la construction du Palais des Armures. Auparavant on la désignait par tour Koniouchennaïa (Конюшенная башня), eu égard aux écuries royales qui étaient derrière elle.


Komendantskaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour du Commandant, la Tour Komendantskaïa (Комендантская башня) fut construite en 1495. Elle était jadis appelée Kolymajnaïa (Колымажная башня), du nom du terrain du Kremlin ou étaient parqués les chevaux et garées les voitures. On lui donna son nom actuel lorsque, au XIXe siècle, le commandant militaire de Moscou installa sa résidence dans le Palais des Menus-Plaisirs. Comme les autres tours du Kremlin, elle fut surmontée d'un guet et d'un toit en forme de tente en 1676-1686. Sa hauteur mesurée depuis le Jardin d'Alexandre est de 41,25 m.




La tour Troïtskaïa
Troïtskaïa * [modifier]
Aussi appelée la Tour de la Trinité, la Tour Troïtskaïa (Троицкая башня) commande une entrée du Kremlin au milieu de son mur nord-ouest; elle domine le Jardin d'Alexandre. Elle fut construite en 1495-1499 par l'achitecte italien Aloisio da Milano (pour les russes : Aleviz Friazine Milanets c'est-à-dire Aloïs l'Italien de Milan). Cette tour a eu plusieurs autres noms: Rizopolojenskaïa, Znamenskaïa et Karetnaïa. Son nom actuel date de 1658, elle le tient du relais de poste de la Trinité (Троицкое подворье).
La base, comprenant deux étages, de la tour abritait une prison pendant les XVIe et XVIIe siècles. Le pont de la Trinité, dont l'entrée est commandé par la tour Koutafia, mène à l'entrée de la tour Troïtskaïa. Celle-ci possédait une horloge entre 1585 and 1812. En 1707, devant le danger d'une invasion suédoise, les meurtrières de la tour furent élargies pour s'adapter au fut des canons de gros calibre. Le pouvoir soviétique fit installer une étoile rouge, symbole du communisme, à son sommet.


Les tours Koutafia et Troïtskaïa
Koutafia [modifier]
La Tour Koutafia (Кутафья башня) ne fait pas partie de l'enceinte du Kremlin. C'est pourquoi elle est considérée comme la vingtième tour. Celle-ci est reliée par un pont à la Tour Troïtskaïa. Sous ce pont coulait autrefois la rivière Neglinnaïa, rivière qui formait une douve sur le flanc ouest du Kremlin. La Tour Koutafia devenait ainsi le seul accès à la l'entrée de la Tour Troïtskaïa.


La tour médiane de l'Arsenal
Srednaïa arsenalnaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour médiane de l'Arsenal, la Tour Srednaïa Arsenalnaïa (Средняя Арсенальная башня) a été bâtie en 1495 à l'emplacement d'une ancienne tour d'angle datant du règne du Grand Duc Dimitri Donskoï. Son nom actuel date de la construction de l'Arsenal, au milieu du XVIIIe siècle. Son nom original est Tour à Facettes (Гранёная), en raison de la forme de sa façade. En 1680, une terrasse d'observation surmontée d'un petit toit en pyramide lui a été ajoutée. En 1821, au moment où le jardin Alexandrovsky a été organisé à l'emplacement où la rivière Iaouza logeait le mur du Kremlin, une grotte a été construite au pied de la tour d'après un projet de Joseph Beauvais




La tour d'angle de l'Arsenal
Ouglovaïa arsenalnaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour d'angle de l'Arsenal, la Tour Ouglovaïa Arsenalnaïa (Угловая Арсенальая башня) fut construite en 1492 par l'architecte italien Pietro Antonio Solari. Elle terminait la ligne de défense du Kremlin du côté de la Place Rouge. Elle porta le nom de Tour Sobakine du nom d'un boïar dont la maison était adjacente puis Tour du Nord (Северная башня) et reçut son nom actuel après la construction de l'arsenal. Elle possède encore un puits secret.
En 1707, du fait d'une menace d'invasion par les suédois, les meurtrières ménagées dans les murs de la tour furent élargies pour s'adapter au fût de canons de fort calibre. En 1812, elle fut endommagée par l'explosion de mines disposées par l'armée française en retraite. Elle fut ensuite restaurée de 1816 à 1819 par l'architecte Osip Beauvais. Elle mesure aujourd'hui plus de soixante mètres de haut.




la tour Nikolskaïa
Nikolskaïa * [modifier]
Aussi appelée la Tour de Nicolas, la Tour Nikolskaïa (Никольская башня)comporte un des points d'entrée du Kremlin à partir de la Place Rouge, qu'elle domine à l'une de ses extrémités; elle est située à proxilité du Musée Historique. Elle a été construite en 1491 par l'architecte italien Pietro Antonio Solari. Il s'agit de la tour par laquelle Minine et Pojarski pénétrèrent dans le Kremlin.
La Tour Nikolskaïa tient son nom du monastère grec dit Nikolaïevski (ou Nikolsk) maintenant disparu. En 1806, elle fut reconstruite dans un style néo-gothique paar l'architecte Karl Rossi. En 1812 sa partie supérieure fut détruite par les français. Elle fut restaurée en 1816 par l'architecte Joseph Beauvais. Elle fut à nouveau sévérement endommagée par un tir d'artillerie en 1917 et une fois de plus restaurée par Nikolaï Markovnikov. En 1935, les autorités soviétiques la firent surmonter d'une étoile rouge, symbole de communisme. Sa hauteur totale actuelle est de 70,4 m.


Murs du Kremlin sur la Place Rouge : la tour Senatskaïa est entre le mausolée de Lénine et le Sénat ; au fond : la tour Spasskaïa
Senatskaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour du Sénat, la Tour Senatskaïa (Сенатская башня) a été construite en 1491 par l'architecte Pietro Antonio Solari comme tour exclusivement défensive. Elle défendait le Kremlin du côté de la Place Rouge et fut sans nom pendant de nombreuses années. C'est seulement en 1787 qu'elle reçut son nom actuel, lorsque le Sénat fut édifié dans l'enceinte du Kremlin par l'architecte Matvei Kazakov. Le dôme du Sénat est visible de la Place Rouge. Dans la partie centrale de la tour se trouvent trois étages de pièces voutées. En 1860 son sommet, qui était plat, fut surmonté d'une toiture en pierre en forme de tente, elle-même support d'une girouette dorée. Sa hauteur est de 14,30 m.


La tour Spasskaïa et, à sa gauche, la tour Tsarskaïa
Spasskaïa * [modifier]
Aussi appelée la Tour du Sauveur, la Tour Spasskaïa (Спасская башня) doit son nom à une icône du Christ installée au-dessus de sa porte en 1648. La tour était autrefois l'entrée d'apparat du Kremlin. Toute personne passant par cette porte, y compris le Tsar, devait se découvrir par respect pour l'icône. Celle-ci fut enlevée après la Révolution.
La construction de la tour se fit en deux étapes. La partie inférieure fut réalisée par l'architecte italien Solario en 1491. Ogourtsov et l'Anglais Holloway ajoutèrent la partie supérieure et le chatior en 1625. À l'origine, le carillon de l'horloge jouait l'hymne tsariste, qui fut remplacé, en 1917, par un hymne révolutionnaire. Aujourd'hui, l'horloge joue l'hymne national russe.
Haute de 70 mètres, la silhouette majestueuse de la Tour Spasskaïa domine la Place Rouge.


La tour Tsarskaïa
Tsarskaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour du Tsar, la Tour Tsarskaïa (Царская башня) est la plus petite tour du Kremlin. Elle a été construite en 1680, directement sur la muraille, pour une hauteur totale de 15 mètres. Elle tire son nom de ce que, sur une tour de bois construite à cet endroit, le tsar Ivan IV regardait les exécutions qui avaient leu sur la place de la décollation, ou en général la Place Rouge lorqu'il s'y produisait quelque évènement.




La tour du Tocsin
Nabatnaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour du Tocsin, la Tour Nabatnaïa (Набатная башня), construite en 1495, est celle d'où le tocsin était sonné lorsque les rondes apercevaient des feux ou des fumées laissant supposer l'approche d'ennemis. En 1771, lors de la "Révolte de la Peste", la cloche du tocsin servit de signal de ralliement aux insurgés. Catherine II décida de punir la cloche et lui fit "ôter la langue". De nos jours, la cloche du tocsin, fondue par Ivan Motorine (l'un des créateurs de la cloche-princesse), est conservée au musée du Palais des Armures




La Tour de Constantin-et-Hélène
Konstantino-Eleninskaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour de Constantin-et-Hélène, la Tour Konstantino-Eleninskaïa Tower (Константино-Еленинская башня) est située sur la muraille orientale de l'enceinte; elle domine l'esplanade pentue qui part de la Place Rouge, à hauteur de la Cathédrale Saint-Basile, vers la Moskova. Cette tour fut construite en 1490 par Pietro Antonio Solari à la place d'une entrée du précédent Kremlin en pierre. Elle tient son nom de l'ancienne église des Saints Constantin et Hélène construite à l'intérieur du Kremlin pendant la seconde moitié du XVIIe siècle et qui fut démolie par les soviétiques en 1928. La tour était initialement munie d'un portail et d'un pont levis, gardés en permanence par des militaires. Au début du XIXe le passage fut murée et le pont démoli. La tour mesure 36,8 m de hauteur.




La Tour Beklemichevskaïa
Beklemichevskaïa [modifier]
La tour Beklemichevskaïa(Беклемишевская башня) est située au coin sud-est du Kremlin, près de la Moskova. Sa hauteur est de 46 mètres. Elle fut construite en 1487 par l'architecte italien Marco Ruffo (aussi connu sous le nom de Marco Friazine). Elle doit son nom au boyard Bersen-Beklemishev dont le palais se trouvait à proximité. Étant à la jonction de la Moskova et le fossé elle était la première tour à subir les attaques de l'ennemi. Ceci explique une architecture simple, comportant en outre un espace caché dans la cave permettant de détecter le bruit d'ennemis creusant un tunnel ou disposant des explosifs. Au XVIIe siècle, la tour a été surmontée d'un toit en pente qui éclaire l'aspect initial sévère de la tour.
Située non loin du pont Moskvoretskiï (Москворецкий мост), la tour est souvent appelée par les moscovites tour Moskvoretskaïa (Москворецкая башня)



La Tour Petrovskaïa
Petrovskaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour de Pierre, la Tour Petrovskaïa (Петровская башня) tient son nom de l'église du Métropolite Pierre qui était située à proximité, dans l'enceinte du Kremlin. Cette tour fut détruite au canon lors de l'invasion polonaise de 1612, pendant le « Temps des Troubles » et reconstruite en 1783. Dès 1812, les troupes napoléonniennes en retraite la firent sauter à l'explosif. Elle fut à nouveau reconstruite en 1818 par l'architecte Osip Beauvais. Cette tour était utilisée par les jardiniers du Kremlin. Sa hauteur est de 27,15 m.




Deuxième Tour sans nom
Vtoraïa Biezimiannaïa [modifier]
C'est la Deuxième Tour sans nom (Вторая Безымянная башня). Elle fut bâtie au milieu du XVe siècle et a une fonction purement défensive. En 1680, une structure quadrangulaire et un grand toit pyramidal en forme de tente ont été ajoutés à son sommet. Elle est surmontée d'une coupole à base octogonale avec une girouette.




Première Tour sans nom
Pervaïa Biezimiannaïa [modifier]
En fait, l'expression russe Первая Безымянная башня signifie « Première Tour sans nom », ce qui est maintenant son nom. La première tour sans nom fut construite à proximité de la tour Taïnitskaïa dans les années 1480. Elle avait des fonctions purement défensives. En 1547, la tour fut détruite par l'explosion d'une réserve de poudre qui y était stockée ; elle fut reconstruite au XVIIe siècle. En 1770, on la démolit pour faciliter les travaux de construction du Grand Palais. Après la fin de ces travaux, elle fut reconstruite en 1783, plus près de la tour Taïnitskaïa qu'auparavant. Tout comme la tour Petrovskaïa, elle fut détruite par les troupes françaises en 1812 ; elle fut pourtant reconstruite à l'identique par Osip Beauvais. Sa hauteur est de 34,15 m.




Tour du secret
Taïnitskaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour du Secret, la Tour Taïnitskaïa (Тайницкая башня), également appelée jadis « Tour de l'Eau » (Водяная башня), est située sur le flanc sud du Kremlin, celui qui longe la Moskova. Elle fut construite en 1485 par Antonio Gilardi à la place d'une poterne donnant accès à la forteresse de pierre blanche de Dmitri Donskoï. La Tour Taïnitskaïa possédait un puits et un passage secrets vers la rivière, d'ou son nom car taïnitskaïa signifie « secrète ». En 1770 cette tour fut démolie à cause de la construction du Grand Palais du Kremlin par Vassili Bajenov, puis reconstruite. En 1930-1933, les Soviétiques ont muré le tunnel secret et comblé le puits. Cette tour mesure 38,4 m de hauteur.




Tour de l'Annonciation
Blagovechtchenskaïa [modifier]
Aussi appelée la Tour de l'Annonciation, la Tour Blagovechtchenskaïa (Благовещенская башня) fut construite en 1487-1488. Son nom provient de l'icône miraculeuse dite « de l'Annonciation » qui y était conservée, et rappelle aussi l'église de l'Annonciation accolée à la tour au début du XVIIIe siècle et démolie en 1932. A sa base subsistent des restes du calcaire blanc qui servit à édifier le Kremlin au XIVe siècle. Pendant le règne d'Ivan le Terrible cette tour servit de prison. Au XVIIe siècle, les poternes Portomoïniye furent construites à proximité afin que les lavandières du Kremlin puissent rejoindre le quai Portomoïny sur la Moskova pour y laver le linge et les sous-vêtements. Ces poternes furent garnies de briques en 1813. La hauteur dela tour est de 30,7 mètres, ou 32,45 en y comprenant la girouette qui a remplacé la croix d'origine en 1932.



Tombouctou
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Tombouctou
Pays

Mali

Région
Tombouctou

Cercle
Tombouctou
Longitude
2°59'58 Ouest
Latitude
16°46'24 Nord
Altitude
263
Population
32414 hab.
Maire élu en 2004
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Tombouctou sur le fleuve Niger
Tombouctou (Timbuctoo en Koyra Chiini) est une ville située sur le fleuve Niger au Mali. Elle est surnommée la ville aux 333 saints et la perle du désert.
Tombouctou est aussi le nom d'une des sept régions qui composent le Mali et le gouverneur de cette région siège dans la ville du même nom.
Sommaire
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• 1 Histoire
o 1.1 Quelques Dates
• 2 Démographie et géographie
• 3 Administration
• 4 Transport et économie
• 5 Monuments et sites
• 6 Manifestations Culturelles
• 7 Citations
• 8 Jumelage
• 9 Liens externes

Histoire [modifier]
La ville a construit sa prospérité sur les échanges commerciaux entre la zone soudanienne du Sahel africain et le Maghreb. Elle eut son apogée au XVIe siècle. Sa richesse déclina lorsque les Européens ouvrirent la voie maritime pour le commerce entre l'Afrique du Nord et l'Afrique noire.


Portes de la Medersa de Sankoré
La légende (dans le Tarikh es-Soudan) rapporte que Tombouctou fut formée autour du puits d'une femme appelée bouctou, (originaire d'Essouk) d'où le nom de la ville (Tin Bouctou, le puits de Bouctou). Les premiers campements pourraient remonter aux premiers siècles de l'histoire écrite.
Campement des nomades berbères du XIIe siècle, la ville n'apparaît cependant dans l'histoire qu'au XIVe siècle : l'empereur du Mandé Mansa Moussa y fit construire une prestigieuse mosquée, par l'architecte Abou Ishaq es-Sahéli.
Au XVe siècle, la construction par une vieille femme de la mosquée de Sankoré, qui comprenait une Medersa, est à l'origine d'une université islamique de renommée internationale. Jusqu'à 25 000 étudiants fréquentèrent la ville sous le régime de Sonni Ali Ber.
Le déclin de la ville commença au XVIIe siècle avec l'instabilité politique et l'apparition de la Traite des noirs qui rapprochait le commerce des côtes.
Quelques Dates [modifier]
• XIe siècle Fondation supposée de la ville.
• 1325 L'empereur Mansa Moussa débute la construction d'une Mosquée prestigieuse.
• 1328 Achèvement de la mosquée de Djingereiber.
• 1353 Le voyageur Tangérois Ibn Battûta visite la ville.
• XVe siècle Construction de la mosquée de Sankoré, aux dimensions de la Kaaba.
• 1458 Prise de la ville par Sonni Ali Ber, empereur Songhaï.
• 1590 Chute de l'Empire songhaï, la ville passe sous domination marocaine.
• octobre 1591 Soulèvement de la ville, les plus illustres savants de la ville dont Ahmed Baba sont exilés à Marrakech.
• 1630 Le chroniqueur Abderhaman Sâdi décrit sa ville dans son Tarikh es-Soudan.
• 1760 Les Touaregs chassent les derniers marocains de la ville.
• 1825 L'Empire peul du Macina conquiert la ville.


Tombouctou, monument commémorant la cérémonie de "La Flamme de la Paix".
• 1826 Le major Alexander Gordon Laing visite la ville. Pris pour un marchand d'esclaves concurrent, il est assassiné.
• 20 avril 1828 Dissimulé sous le costume d'un lettré musulman, le Français René Caillié entre dans la ville. Son récit de voyage fait grand bruit en Europe.
• 1844 Mort de Sékou Amadou, la ville s'émancipe.
• 1853-1854 L'explorateur allemand Heinrich Barth passe six mois à Tombouctou.
• 1892 Chute de la colonne Bonnier par les Touareg Ioullemiden et Igdalen après avoir occupé Tombouctou
• 1894 La ville est prise par les colonisateurs français.
• 1914 Fin de la pacification des zones du nord du Mali.
• Novembre 1955, Gao devient une commune de moyen exercice. Le 2 mars 1966, Gao devient une commune de plein exercice.
• 1988 La ville est inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.
• 27 mars 1996 Cérémonie de la Flamme de la Paix, durant laquelle les rebelles touaregs brûlent 3000 armes utilisées durant la rébellion.
Démographie et géographie [modifier]
Tombouctou a une population estimée à environ 32 000 personnes en 2006.
La ville est située au sommet de la boucle du fleuve Niger, au point où celui-ci se rapproche le plus du Sahara. Elle était reliée au fleuve par des canaux qui ne sont plus fonctionnels aujourd'hui, et est desservie par le port de Kabara, à 12 km plus à l'est.
Depuis plusieurs années, la ville est menacée par l'avancée des dunes (ensablement). Sous l'impulsion de l'UNESCO, des travaux de stabilisation des dunes ont été entrepris.
Administration [modifier]
La région de Tombouctou est composée de cinq cercles : Tombouctou, Diré, Niafunké, Goundam, Gourma-Rharous. Le cercle de Tombouctou comprend les communes de Bourem-Inaly, Lafia, Salam et Tombouctou.
Transport et économie [modifier]


Tombouctou, le bac.
La ville est le centre administratif de la région du même nom. Elle abrite les principaux services publics et est aussi le siège des ONG qui travaillent dans la zone.
C'est encore un centre de négoce de produits de base, particulièrement du sel, qui est extrait des mines de Taoudeni à 700 km plus au nord et amené lors de l'Azalaï à Tombouctou. Ce transport, des plaques de sel de 40 kg chacune, se fait de moins en moins à dos de dromadaires, et de plus en plus à bord de camions. La ville travaille également le textile, le cuir, et divers objets d'artisanat touareg.
Centre touristique, Tombouctou abrite deux hôtels et plusieurs agences de voyages.
On y accède par avion (vol hebdomadaire), en voiture par une piste difficile en provenance de Douentza et en empruntant le bac pour franchir le Niger ou bien en caravane par le désert. Un ancien canal, actuellement ensablé reliait la ville directement au fleuve Niger. Le gouvernement libyen se serait proposé pour financer des travaux de remise en état du canal.
Monuments et sites [modifier]
Article détaillé : Mosquée Djingareyber de Tombouctou.


Cimétiere
Tombouctou est aujourd'hui plus connue par sa légende que par les différents sites présents. Cependant, différents lieux sont dignes d'intérêts. La ville est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1988.
Première caractéristique de la ville, le désert est très proche des premières maisons. On trouve à différents endroits plusieurs zones de culture en terrasse, disposées en entonnoir autour d'un puits ou d'un point d'eau. Ces puits de Bouctou sont un bel exemple de culture dans un environnement difficile.


Cour de la mosquée Djingareyber
L'ensemble des maisons est construit en banco mais à Tombouctou le crépi est remplacé par un parement en pierres. Les trois mosquées de la ville, Djingareyber, Sidi Yahiya et Sankoré sont la mémoire de l'apogée de la ville. Seule la première se visite. On peut aussi visiter les restes des maisons qui abritèrent René Caillé, le major Alexander Gordon Laing et le docteur Heinrich Barth, dont certaines ont été transformées en musée.
Une place abrite la Flamme de la Paix, monument qui commémore la fin de la rébellion Touarègue le 26 mars 1996. Tous les ans a lieu une cérémonie commémorative.
Le vrai trésor de Tombouctou est constitué par un ensemble de manuscrits détenus par les grandes familles de la ville. Ces manuscrits, certains datant de l'époque pré-islamique, sont conservés depuis des siècles comme des secrets de famille. le centre Ahmed Baba, fondé en 1977, recueille certains de ces manuscrits pour les restaurer et les numériser. Si déjà plus de 18 000 manuscrits ont été collectés par le seul centre Ahmed-Baba, on estime qu'il existerait jusqu'à 300 000 manuscrits dans la zone touarègue. De 60 à 80 bibliothèques privées existent aussi dans la ville, parmi lesquelles la bibliothèque Commémorative Mamma Haidara et la bibliothèque Mahmoud-Kati. Ils couvrent l'ensemble des domaines du savoir.
Tombouctou est actuellement en compétition pour obtenir le titre de Merveille du Monde moderne.
Manifestations Culturelles [modifier]
Le Festival au désert se déroule chaque année à Essakane à deux heures de piste de la ville de Tombouctou au mois de janvier.
Citations [modifier]
• Le sel vient du Nord, l'Or vient du Sud, l'argent vient du pays des blancs mais la parole de Dieu, les choses saintes, les contes jolis on ne les trouve qu'à Tombouctou. - Affiché au centre Ahmed-Baba.
• Ô toi qui vas à Gao fais un détour par Tombouctou. Murmure mon nom à mes amis et porte leur le salut parfumé de l'exilé qui soupire après le sol où résident sa famille, ses amis, ses voisins. - Ahmed Baba (1556-1627)
Jumelage [modifier]
La ville de Tombouctou est jumelée avec :
Saintes (France)





Pétra
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Cet article possède un homophone, voir Petra.
Pétra1
Patrimoine mondial de l'Unesco


La Khazneh

Pays Jordanie

Type
Culturel
Critères
i, iii, iv
N° identification 326

Région2
Pays arabes
Année d'inscription
1985 (9e session)

1 Nom officiel (site de l'UNESCO)
2 Classification UNESCO



Localisation de Pétra



Pétra est en Jordanie au Moyen-Orient.


Pétra (de πέτρα petra, « rocher » en grec ancien ; البتراء Al-Butrāʾ en arabe), de son nom sémitique Reqem ou Raqmu (« la Bariolée »)[1], est une ancienne cité troglodytique située dans l'actuelle Jordanie, au c½ur d'un bassin bordé par les montagnes qui forment le flanc oriental de l'Arabah (Wadi Araba), une grande vallée prolongeant le grand rift vers le nord et qui s'étend de la mer Morte au golfe d'Aqaba.
Elle était dans l'Antiquité une ville édomite puis est devenue la capitale du royaume des Nabatéens. Vers le VIIIe siècle, les habitants quittent la cité suite à la baisse du commerce, aux catastrophes naturelles et à la domination croisée. Oublié à l'époque moderne, le site a été révélé au monde occidental par l'explorateur suisse Johann Ludwig Burckhardt en 1812.
Les nombreux bâtiments, dont les façades monumentales sont directement taillées dans la roche, en font un monument culturel unique qui, depuis le 6 décembre 1985, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. La zone autour du site est également, depuis 1993, un parc national archéologique.
Sommaire
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• 1 Géographie
o 1.1 Plan détaillé de la ville
o 1.2 Géologie
o 1.3 L'irrigation
o 1.4 L'agriculture et l'élevage
• 2 Histoire
o 2.1 Néolithique
o 2.2 Antiquité
 2.2.1 Période édomite
 2.2.2 Période nabatéenne
 2.2.3 Période romaine
 2.2.4 Période byzantine
o 2.3 Moyen Âge
o 2.4 Période moderne
• 3 Architecture
o 3.1 Généralités
o 3.2 Principaux monuments
• 4 Recherches archéologiques
o 4.1 Chronologie
o 4.2 L'écriture
• 5 Pétra dans les arts
• 6 Tourisme
o 6.1 Généralités
o 6.2 Musées
• 7 Protection du patrimoine
• 8 Divers
• 9 Annexes
o 9.1 Liens externes
o 9.2 Bibliographie
 9.2.1 Récits de voyageurs
 9.2.2 Ouvrages archéologiques
 9.2.2.1 Classiques
 9.2.2.2 Plus récents
o 9.3 Notes et références

Géographie [modifier]
Articles détaillés : Arabah, Jordanie, Golfe d'Aqaba et Mer Morte.
Pétra est situé à mi-chemin entre le golfe d'Aqaba et la mer Morte à une altitude de 800 à 1 396 mètres au-dessus du niveau de la mer, dans un fond de vallée de la région montagneuse d'Édom, à l'est de la vallée de l'Arabah.
Le site de Pétra se trouve à près de 200 km au Sud de la capitale jordanienne Amman, soit à environ 3 heures de route[2].
La situation dissimulée de Pétra, entre des rochers aux parois abruptes, ainsi qu'un approvisionnement sûr en eau en firent un lieu à la géographie favorable, propice au développement prospère d'une cité. L'endroit n'est accessible que par un étroit sentier montagneux par le nord-ouest ou à l'est par un canyon d'environ 1,5 kilomètre de long et jusqu'à 200 mètres de profondeur, le Sîq, l'accès principal, qui, à l'endroit le plus étroit, ne mesure seulement que deux mètres de large.
L'eau et la sécurité ont fait de Pétra une halte au croisement de plusieurs routes caravanières qui reliaient l'Égypte à la Syrie et l'Arabie du Sud à la Méditerranée, chargées principalement de produits de luxe (épices et soie en provenance d'Inde, ivoire en provenance d'Afrique, perles de la Mer Rouge et justement de l'encens du sud de l'Arabie). La résine de l'« arbre à encens » (Boswellia) était convoité dans le monde antique tout entier comme une offrande religieuse particulièrement précieuse, mais également comme médicament.
Le commerce intermédiaire et des droits de douane produisaient d'importants profits pour les Nabatéens. De ce fait, la ville abrita du Ve siècle av. au IIIe siècle ap. J.-C. un important marché.
Plan détaillé de la ville [modifier]


Plan détaillé de la ville de Pétra, Jordanie.
Rempart Chemin d'accès
██ Anciens bâtiments, tombes rupestres ou temples
██ Bâtiments récents, principalement destinés au tourisme
Double carré : Haut-lieu
Carré avec rond central : Forteresse des Croisés
Carré barré : Fouille
[ Dérouler ]
Légende détaillée
1. Hôtel, centre touristique
2. Tombeaux « Djinn »
3. Tombeau aux obélisques (Image)
4. Tunnel de dérivation d'eau
5. Secteur d'Al-Madras
6. Le Sîq (Image)
7. La Khazneh (Image)
8. Terrasses avec façades de tombeaux
9. Théâtre romain (Image)
10. Tombeau d'Uneishu (Image)
11. Tombeau à l'urne
12. Tombeau corinthien
13. Tombeau à étages
14. Rempart nord
15. Tombeau de Sextius Florentinus (Image)
16. Tour Conway
17. Tombeau dit du « Turkmaniyeh »
18. Nymphée 19. Voie à colonnades (Image)
20. Temple aux lions ailés
21. Triple arche
22. Qasr el-Bint (Image)
23. Musée
24. Carrières (Image)
25. Nécropole d'Umm al-Biyarah
26. Le Deir (Image)
27. Qattar ad-Deir
28. Haut-lieu du Madhbah
29. Rempart sud
30. Aqueduc (Image)
31. Maison de Dorotheos
32. Nécropole de Mughr an-Nasarah
33. Sanctuaire d'Al-M'aysrah
34. Biclinium à l'urne
35. Triclinum aux Lions
36. Sanctuaire d'Isis 37. Sanctuaire d'Umm al-Biyarah
38. Monument du serpent
39. Haut-lieu Jabal Al-Nmayr
40. Tombes Wâdi Al-Nmayr
41. Nombreuses tombes (Image de la tombe du jardin)
42. Tombes
43. Niche de l'aigle
44. Forteresse Al-Wu'ayrah des Croisés
45. Grand Temple
46. Haut-lieu et forteresse Al-Habis
47. Digue (Image)
48. Église (Image)
49. Haut lieu du Djebel Khubtha (Vue depuis le sommet)
50. Wadi Siyagh (Image) 2/3 à 50. Khazne al-Firaun

Géologie [modifier]
Géologie de Pétra
(1/7)▶


Grès doré et vermeille
Pétra étant une ville « creusée » et située dans des renfoncements montagneux, la roche et la pierre est visible partout sur le site. Celle-ci est composé de grès, une roche détritique, issue de l'agrégation et la cimentation (ou diagenèse) de grains de sable. Il s'agit donc d'une roche cohérente et dure[3]. Elle apparaît par strate et donne parfois des déclinaisons de couleurs très jolies qui sont renforcées par l'intensité de la lumière, particulièrement en fin d'après-midi[2].
Pétra est situé dans une région à forte sismicité car il s'agit de l'endroit où la plaque d'Arabie se sépare de la plaque d'Afrique. Ceci est renforcé par la proximité de la vallée du grand rift. Le 19 mai 363, en 419, 551 et 747, des tremblements de terre ont endommagé la ville et ses monuments[4],[5].
La nappe phréatique d'eau salée située en dessous de Pétra remonte et dégrade les monuments à leur base.
Aux alentours de Pétra on peut trouver des roches contenant de la silice, que les Nabatéens ont pu extraire dans des carrières pour faire du béton imperméable[6].
Cette géologie particulière a permis aux habitants de Pétra de se cacher et de se protéger des attaques.
L'irrigation [modifier]
L'eau est nécessaire aux développement des activités humaines. Les sources étant peu abondantes dans cette région semi-désertique, c'est l'eau de pluie, environ 15 cm par an[7] (aujourd'hui de 50 à 250 mm[8]), qui assurait l'essentiel des besoins. Les sources seules ne pouvaient fournir de l'eau que pour quelques familles[7]. Les Nabatéens mirent donc en place des règles de répartition de la consommation de l'eau[7].
La situation géographiquement basse de Pétra, plus précisément dans une cuvette, permettait la récupération des eaux pluviales dans un bassin de 92 km² grâce à la relative imperméabilité des roches[9]. Cette faible absorption de l'eau posait néanmoins de nombreux problèmes, comme des crues très puissantes et donc destructrices. En effet, avant d'être dévié au XXe siècle, le cours d'eau du Wadi Moussa (« ruisseau de Moïse ») qui coulait depuis la source d'Aïn Moussa (« source de Moïse ») dans le Sîq jusqu'au village de Gaia avait causé des crues très meurtrières comme en 1963[9]. Il existe aussi un « petit Sîq » qui rejoint le Sîq principal près des tombes royales[10].
Au Ie siècle Strabon dira que les habitants de Pétra « ont des sources en abondance, que ce soit pour des fins domestiques ou pour arroser leurs jardins »[7].


L'aqueduc creusé dans la roche pour acheminer l'eau.
Des installations de collecte et de distribution d'eau sont encore visibles de nos jours pour stocker ou transporter l'eau malgré le relief escarpé, notamment des barrages hydrauliques et des réservoirs à ciel ouvert[9]. Il existait également un important réseau de citernes souterraines. Au nord-est et sud-est de Pétra les eaux du Sîq coulaient dans des galeries couvertes de plâtre imperméable et taillées dans la roche, ou dans un réseau hydraulique en pente douce constitué de tuyaux en terre cuite ou en céramique[7],[9]. Ce réseau alimentait l'aqueduc[11], les 200 citernes (dont plusieurs sur le mont Umm al-Beira, ou « Mère des citernes »[12]), beaucoup de réservoirs et un nymphaeum, ou fontaine publique[7]. Un réseau de plus gros débit permettait aussi de capter l'eau de source plus éloignée et d'alimenter des quartiers en hauteur[9]. Ces réseaux amenaient environ 40 millions de litres d'eau par jour à Pétra[7].
Le système de distribution d'eau a été comparé avec celui de Rome à la même époque, également très avancé, bien que les tailles des deux cités fussent très différentes, Rome étant beaucoup plus peuplée. Il était néanmoins suffisant pour couvrir les besoins de la cité[13]
L'eau, d'une importance cruciale, fut même utilisée comme moyen de pression. Les Romains lors d'un siège de la ville avaient même coupé l'aqueduc afin de faire céder les habitants plus vite. [réf. nécessaire]
Le résultat de cette maîtrise de l'eau était, à l'époque, la création d'une véritable oasis artificielle. Seuls des vestiges de ces installations sont encore visibles.
L'agriculture et l'élevage [modifier]
Lorsque la ville était en plein essor, l'eau servait essentiellement à la consommation des habitants et du bétail, ainsi que dans un second temps à l'arrosage des jardins[14].
Des céréales, comme de l'orge ou du blé, des arbres fruitiers et des vignes étaient sans doute cultivés à Pétra. Des pressoirs creusés dans des rochers ont été retrouvés, probablement de la période de domination romaine où le vin était d'une grande importance[14].
De nos jours, autour du site sont visibles des aménagements agricoles comme des cultures en terrasses dans le secteur de Zurrabeh, créés pour lutter contre l'érosion des sols et avoir des rendements plus élevés. Depuis l'abandon du site, le manque d'entretien des aménagements hydrauliques a détruit l'essentiel des barrages ; seuls quelques restes sont encore visibles, tels qu'un type d'ouvrage particulier de distribution d'eau dans le lieu dit des « jardins romains »[14].
Actuellement, des troupeaux de chèvres noires sont également visibles autour du site de Pétra. Leur domestication est prouvée depuis le néolithique[14].
Histoire [modifier]
L'histoire de Pétra est longue, sa vallée étant particulièrement prisée pour sa facilité de défense. Toutefois, ses premiers habitants ayant été nomades, on n'a de traces solides de son habitation que depuis l'époque nabatéenne, cette civilisation ayant beaucoup construit et y ayant vécu le plus longtemps. La région étant quasi abandonnée après la période byzantine, il y a peu de sources parlant de cette époque, laissant un grand vide dans l'histoire de la ville. Ce n'est qu'après la redécouverte de la ville par Johann Ludwig Burckhardt en 1812 qu'on trouve de nombreuses sources parlant de Pétra.


Vue panoramique du Haut Lieu du Sacrifice sur la ville basse de Pétra.
Néolithique [modifier]
Des découvertes sur le site de Beidha, à quelques kilomètres de Pétra, ont démontrées l'existence d'installations sédentaires datant d'une période estimée entre - 10 000 et - 8 000[15]. L'établissement le plus ancien trouvé à Pétra elle-même date de l'âge du fer[16].
Antiquité [modifier]
Période édomite [modifier]
Article détaillé : Édom.
Selon Léon de Laborde, les premières traces d'installations sédentaires édomites sur le site de Pétra remontent à la fin du VIIIe siècle av. J.-C. et du VIIe siècle av. J.-C.. Ils dominent alors toute la région[15]. Les Édomites choisissent de s'implanter sur les collines proches de Pétra, dont Umm al-Beira (« Mère des citernes », puisqu'il y en avait plusieurs au sommet)[12] plutôt que les lieux exacts sur lesquels les Nabatéens s'installeront. Piètres bâtisseurs, ils sont cependant très doués pour la poterie[17].
Il se seraient opposés, selon la Bible, au passage de Moïse lors de l'Exode, car descendants d'Esaü, frères ennemis des Hébreux. Dans un souci de localisation des étapes de l'Exode, Laborde ainsi que les différents explorateurs nommeront les différents lieux par des dénominations bibliques : Wadi Moussa « ruisseau de Moïse », Khazne al-Firaun « trésor du Pharaon »...
Pétra, comme Bosra, sera prise jusqu'au XXe siècle pour la ville mentionnée dans la Bible (II Rois, XIV, 7 ; Isaïe, XVI, 1) sous le nom de Sela (de פטרה sela, « rocher » en hébreu), la capitale des Édomites, avant que des recherches archéologiques puissent expliquer qu'il s'agit de deux villes différentes, Sela étant plus au nord[18].
Période nabatéenne [modifier]
Article détaillé : Nabatéens.


Les routes commerciales terrestres des Nabatéens font de Pétra un centre de commerce important pour l'époque.
L'arrivée des Nabatéens, peuple nomade arabe, remonte probablement du VIe siècle av. J.-C., date à laquelle ils entrent en pays d'Édom et prennent le contrôle de Pétra[15]. Les Édomites sont en fait partis s'installer dans la région d'Hébron, abandonnant le site[18]. Rapidement, les Nabatéens se sédentarisent dans la région laissée libre.
La période nabatéenne est mieux documentée que les autres époques de l'Antiquité, mais les ravages du temps ayant détruit la plus grande partie des documents (écrits sur papyrus et d'autres supports décomposant facilement), les sources d'époque sont rares, ne nous laissant que les dates parfois précises d'événements gravés dans le grès des murs de la ville et les étapes de construction des monuments pour essayer d'apercevoir cette époque de son histoire.
En -312, le général macédonien Antigone le Borgne échoue dans sa tentative de s'emparer de la ville[15].
Au IVe siècle av. J.-C., la ville s'étend sur plus de dix km². Les Nabatéens se font connaître pour leurs techniques de poterie de très haute qualité[19], savoir sûrement transmis par les Édomites[17].
Vers la fin du IVe siècle av. J.-C. et au début du IIe siècle av. J.-C., les Nabatéens semblent totalement indépendants malgré la domination régionale des Ptolémée et vers la fin du IIIe siècle av. J.-C., les Nabatéens soutiennent Antiochos III qui repousse les Ptolémée vers le Sud[15].
Entre -93 et -90, le roi nabatéen Obodas Ier bat Alexandre Jannée sur le plateau du Golan, mettant fin aux vues expansionnistes des Hasmonéens sur Pétra et son royaume[20]. Il conquiert ainsi les pays de Moab et de Galaad, à l'est du Jourdain qu'il reperdra malgré sa nouvelle victoire sur Jannée vers -82[15].
En -85, Obodas Ier bat le séleucide Antiochos XII qui est tué au combat. Les Nabatéens déifieront Obodas à sa mort, organisant un culte pour lui et lui bâtissant le Deir en hommage[15].
Le roi Arétas III, fils d'Obodas Ier étend le pouvoir des Nabatéens jusqu'à Damas[15]. La cité se développe grâce au commerce sur la route de l'encens. Cet itinéraire terrestre historique partait du Yémen le long de la côte occidentale de l'Arabie et se divisait à Pétra en une branche nord-occidentale qui conduisait à Gaza, et en une nord-orientale en direction de Damas. L'eau et la sécurité ont fait de Pétra une halte pour les caravanes du sud de l'Arabie, chargées principalement de produits de luxe (épices et soie en provenance d'Inde, ivoire en provenance d'Afrique, perles de la mer Rouge et encens du sud de l'Arabie, entre autres produits hautement convoités). La résine du boswellia (l'« arbre à encens ») était convoitée dans le monde antique tout entier comme une offrande religieuse particulièrement précieuse, mais également comme médicament[21]. Le commerce intermédiaire et des droits de douane produisaient d'importants profits pour les Nabatéens, qui donnaient aux caravaniers de l'eau et leur montraient où s'abriter la nuit - contre paiement[22].


Tombeaux royaux.
Le roi nabatéen Malichos Ier puis Obodas III font échouer plusieurs expéditions romaines vers l'Arabie heureuse dont celle vers -25 et -24 du préfet d'Égypte Gaius Aelius Gallus[15]. Les Romains tentent en effet de découvrir l'origine des épices et des parfums que les Nabatéens commerçaient[20] afin de ne plus passer par leur intermédiaire.
La ville atteint son apogée en l'an 50. Elle aurait abrité à cette époque jusqu'à 20 000 habitants[23], mais les sources divergent énormément sur ce nombre : d'autres estimations vont de 30 000 à 40 000 habitants[24].
Durant le règne du roi nabatéen Obodas III de -30 à -9, le royaume nabatéen subit un important « boom » culturel. C'est à cette époque que la plupart de tombeaux et temples sont construits[20].
Les Nabatéens adorent les dieux et les déesses arabes des temps pré-Islamiques aussi bien que quelques uns de leurs rois déifiés. Dusares est à l'époque le principal dieu masculin accompagné de sa trinité féminine : Uzza, Allat et Manat. Beaucoup de statues taillées dans la roche dépeignent ces dieux et déesses[25].
Diodore de Sicile et Strabon sont les seuls à laisser sur cette période deux textes développés sur Pétra. Ces textes font état des importantes richesses de ce peuple arabe provenant du commerce caravanier entre Asie et Europe mais ne s'accordent pas sur leur mode de vie : sédentaire ou nomade, paysans ou citadins[26]. Reqem (« la Bariolée »), le nom sémitique de Pétra sera retrouvé également dans les Manuscrits de Qumrân.
Période romaine [modifier]
Articles détaillés : Empire romain et Arabie (province romaine).


La province romaine d'Arabie Pétrée.
Une confédération regroupant dix Cités-États nommée décapole est mise en place proche de Pétra[17]. Elle sera conquise par Rome en 63 av. JC.
En 106, sans doute après la mort du dernier roi nabatéen Rabbel II, puisqu'il n'y a eu apparemment aucun combat, le royaume est annexé par Cornelius Palma, gouverneur de Syrie, sur ordre de Trajan. Lequel fera de Bosra, à l'époque devenant vite la seconde ville nabatéenne en importance[27], la capitale de la nouvelle province romaine d'Arabie (provencia Arabia). L'empereur Trajan renomme Bosra (alors appelée Bostra) en Nea Traiane Bostra, ou « Nouvelle Bostra de Trajan », et Pétra reçoit le titre honorifique de métropole (metropolis). Un peu plus tard, en 114[4],[27] elle devient une base pour les attaques romaines contre l'empire des Parthes en Iran, à l'est[28].
L'ouverture des routes maritimes à l'époque romaine porte un coup fatal à Pétra et aux Nabatéens car les routes commerciales ne passent plus par la ville. Après l'occupation romaine quelques caravanes s'arrêtent encore à Pétra, mais elles deviennent plus rares au fil du temps[28], malgré la construction d'une route romaine de 400 km reliant Bosra, Pétra et le golfe d'Aqaba[27].
L'empereur Hadrien se rend sur le site en 131, il lui donne son nom : Pétra Hadriana[17].
Le développement de l'urbanisme révèle une période prospère durant la « Pax Romana »[29].
Lors de la réorganisation de l'Empire initiée par l'empereur Dioclétien elle devient la capitale de la « Palaestina taertia ou Palaestina salutaris »[24].
Selon la tradition arabe, Pétra est l'endroit où Moïse, lors de l'Exode du peuple israëlien d'Égypte, fit jaillir une source d'une pierre en la frappant avec son bâton. Le village proche de Wadi Moussa et certains lieux rappellent donc aujourd'hui encore Moïse. Myriam, la s½ur de Moïse, y possède un tombeau.
Période byzantine [modifier]
Article détaillé : Empire byzantin.


Détail d'une mosaïque de l'église byzantine de Pétra.
Le christianisme pénètre à Pétra vers le IVe siècle, près de 500 ans après l'établissement de Pétra comme centre commercial.
En l'an 330 le premier empereur chrétien, Constantin Ier, fait de Byzance sa nouvelle capitale et la renomme Constantinople. Pétra tombe sous la domination byzantine et l'empire encourage la diffusion de la foi chrétienne en construisant des églises, comme ailleurs dans l'empire. Les habitants de la ville restent fidèles à leur foi pendant longtemps, mais en 350 Pétra a un évêque, et un siècle plus tard de grandes églises[30]. Athanase d'Alexandrie mentionne un évêque de Pétra nommé « Asterius »[31]. Le Deir sera même utilisé comme église durant cette période, des croix peintes sur ses murs[32], et trois autres églises seront découvertes lors de recherches[17]. La vaste « Tombe de l'urne » de l'époque nabatéenne, qui correspond à la tombe de Malichos II ou d'Arétas IV[33], devient une sorte de cathédrale en l'an 446[32]. Au nord de Pétra on trouve plusieurs tombes avec des croix gravées, indiquant que les chrétiens y enterraient leurs morts[34].
Un fort tremblement de terre frappe Pétra le 19 mai 363, endommageant des monuments, dont le théâtre, et les aquéducs. Cyril, évêque de Jérusalem, dira que « presque la moitié » de la ville fut détruite quand le tremblement de terre frappa « à la troisième heure, et particulièrement à la neuvième heure de la nuit », décrivant le tremblement de terre et sa puissante réplique. La ville étant déjà affaiblie par le manque de commerce depuis le début de la domination romaine, elle ne peut pas se reconstruire et se vide lentement[5].
Moyen Âge [modifier]
Articles détaillés : Croisade et Moyen Âge.


Château fort en ruine à Al Karak, à mi chemin entre Pétra et Amman.
La conquête islamique de 629 - 632 passe par la région et semble avoir ignoré Pétra[30]. La dernière mention de Pétra se trouve dans un texte écrit par Anthenogenes, évêque de la ville, vers la fin du Ve siècle ou le début du VIe[35].
Conquise par les Arabes, dont l'impact sur la ville est incertain[35], la ville, qui est devenue un village vers 700, à cause du lent exode des habitants[30], est finalement prise par les croisés avant d'être complètement oubliée.
Pendant la Première croisade, la ville est occupée par Baudouin de Boulogne du Royaume de Jérusalem et forme le deuxième fief de la baronnie d'Al Karak dans la Seigneurie d'Outre-Jourdain.
Lors de la domination franque, plusieurs fortifications croisées seront construites dont les forteresses Al-Wu'ayrah et Al-Habis.
La ville reste entre les mains des Francs jusqu'en 1187, année où Saladin les repousse lors de la bataille de Hattin et à Kérak pour occuper la région.
Un pèlerin allemand nommé Thetmar révèle être passé proche de Pétra en 1217 et le sultan Az-Zâhir Rukn ad-Dîn Baybars al-Bunduqdari traverse la ville en 1276[4],[35].
Période moderne [modifier]


Johann Ludwig Burckhardt
Pétra est révélée au monde occidental en 1812 par Johann Ludwig Burckhardt, un voyageur suisse déguisé en Arabe, qui se fait appeler Cheikh Ibrahim. Il suivit la route reliant Damas à l'Égypte et qui passait par la Jordanie. Il a entendu dire qu'à proximité du village de Wadi Moussa se trouvent, au milieu d'une forteresse naturelle, des vestiges extraordinaires. Dans cette région qui appartenait alors à l'Empire ottoman, on se méfie des personnes curieuses d'antiquités considérées comme « ½uvres des Infidèles » ; car à cette époque la situation politique et religieuse est tendue. Burckhardt se présente alors comme un pèlerin souhaitant sacrifier une chèvre au prophète Aaron dont le tombeau, construit au XIIIe siècle, est censé se trouver au-delà des ruines, au sommet du djebel Haroun. Accompagné par son guide, il traverse la ville antique le 22 août 1812 sans pouvoir un seul instant s'arrêter pour prendre des notes ou dessiner mais conscient de l'importance de tels vestiges et du fait que les ruines proche de Wadi Moussa sont celles de Pétra. Enthousiaste, il répand la nouvelle parmi les Occidentaux installés en Orient et en Égypte et fera part de ses conclusions dans son livre Travels in Syria and the Holy Land dont l'édition en 1823 ne se fera que cinq ans après sa mort[36].
D'autres tentatives d'explorations furent alors ébauchées pour explorer Pétra, malgré la méfiance des autochtones. C'est seulement en mai 1818 (soit six ans après l'expédition de Burckhardt), qu'une dizaine de personnes provenant de Jérusalem, dont William John Bankes, le drogman Giovanni Finati et les officiers de marine C. L. Irby et J. Mangles, parviennent à rester quelques temps sur place, malheureusement pas plus de deux jours, des rivalités entre chefs de tribus les obligeant à partir plus tôt que prévu[37].
À partir de 1828 commencent les premières véritables missions archéologiques. Et à partir de 1830, le site devient un lieu de visite, complément de pèlerinages religieux, et source de nombreux profits pour les chefs des tribus alentours.
Architecture [modifier]
Généralités [modifier]


Plan au sol de l'église byzantine.
I : Cour
II : Atrium
III : Baptistère
IV : Mosaïques
V : Parchemins
Au début, les Nabatéens étant un peuple autrefois nomade, leurs constructions étaient de simples tentes en peau de chèvre[38].
Un peu plus tard les habitations taillées dans la roche étaient très simples, à façades lisses décorées d'une ou deux découpes en forme d'escalier avec une porte excavée dans la partie inférieure. C'était une adaptation nabatéenne des tombeaux de Syrie ; étant en contact constant avec les civilisations environnantes, ils s'inspirèrent du style de plusieurs d'entre elles, en particulier d'Alexandrie[39].
Au Ier siècle démarre la construction de structures monumentales : le Deir et les tombeaux du Palais et du Corinthien. Durant le IIe siècle ils adoptent des détails architecturaux hellénistiques (frise, architrave, pilastre...) et créent un nouveau style de chapiteau encore aujourd'hui appelé « nabatéen ». Ils utilisent de plus en plus de structures entièrement décoratives, dont certaines inspirées de la culture autochtone : rosettes, animaux de la région ou d'ailleurs (éléphants, lions, aigles...), sculptures inspirées de la Grèce antique (dont celles de Méduse, qui transformait tout être qui la regardait en pierre), de sphinx, de griffon...[40],[41] Les familles les plus riches de la ville embauchent des architectes pour créer des tombeaux à façades très décorées[39]. Ils font également décorer l'intérieur de leurs demeures, le stuc y étant peint en couleurs vives[42]. Strabon dira qu'à Pétra les autorités « condamnent publiquement à une amende ceux qui diminuent leur richesse et confèrent des honneurs à ceux qui les augmentent » ; les habitants font étalage de leurs richesses en faisant construire des tombeaux et des monuments imposants[43].


Détail de colonne avec décoration en forme de tête d'éléphant
Bien que les bâtiments publics, les monuments et les tombeaux montrent une forte influence hellénistique et d'autres civilisations, avec leurs colonnes, péristyles et autres détails étrangers, les espaces privés, où les Nabatéens dorment, mangent et travaillent, sont plutôt de style arabe. Souvent sans fenêtres, ils donnent sur de petites cours intérieures tranquilles, comme c'est encore le cas au Moyen-Orient. Les toits des habitations basses (d'un ou deux étages), sont plates et sans tuiles et tous sauf les riches, qui préféraient les mosaïques, ont des planchers dallés. Il y a souvent des bancs en pierre où s'asseoir pendant les repas, mais le reste des meubles semblent avoir été en bois car on n'en trouve pratiquement pas de traces. Les cuisines sont dans un bâtiment éloigné de l'habitation principale pour minimiser le risque d'incendie, comme c'est encore le cas dans beaucoup de pays[44].
Ils construisent également beaucoup de colonnes, les utilisant à l'extérieur et à l'intérieur de leurs bâtiments. À l'extérieur elles servent à séparer les cours intérieures et d'autres structures, et à l'intérieur à décorer et à séparer les différentes pièces[45]. Lors de l'occupation romaine, les Romains construisent une rue rectiligne, bordée de portiques à colonnes, vers le marché de la ville ; auparavant toutes les rues suivaient les contours de la vallée, la rue principale suivant le cours du Sîq[46].
La plupart des bâtiments de Pétra ne sont pas construits sur un quadrillage de voies mais sur les terrasses naturelles des parois des vallées, ou creusées à même la roche. Les quartiers partent des sources et ont pu débuter en tant que simples camps tribaux. À ez-Zantur, un quartier au-dessus de la voie romaine, on trouve des traces d'une habitation en pierre du Ier siècle av. J.-C. ; sur le même emplacement on trouve une villa fastueuse construite au Ier siècle[47].
Les architectes planifient leurs ½uvres en sculptant des plans sur la roche à des hauteurs allant jusqu'à 30 mètres[48]. Ils pouvaient construire une façade de deux manières : de haut en bas avec une seule équipe, ou avec deux équipes travaillant simultanément, une partant du haut et une autre du bas. Quand ils construisaient de haut en bas, ils utilisaient en général une plateforme taillée à même la roche ; quand une section était finie, ils détruisaient le niveau inférieur pour faire une plateforme plus basse. Les ouvriers utilisaient les fissures préexistantes dans la roche pour faciliter l'excavation ; quand ce n'était pas possible, on devait creuseur un trou dans la roche et y insérer du bois, qui, une fois mouillé, gonflait et exerçait une pression intense sur la roche environnante, la brisant[49].
Aux endroits considérés sacrés les Nabatéens mettent des pierres levées appelées « baétryles », littéralement « maison de dieu ». Elles servent à signaler la présence d'un dieu[50].
L'entrée du Sîq était surmontée d'une grande arche dont il ne reste aujourd'hui que des traces sur un côté à cause des ravages de l'érosion, des tremblements de terre et des crues[51]. Tout au long des murs on trouve des petites niches contenant des sculptures de dieux[52].
Une muraille, dont il ne reste que peu de traces, protégeait Pétra et sa vallée d'attaques ennemies[53].
Il est à noter que la relative bonne conservation des monuments vient du fait que, par tradition, les habitants des villages voisins « entretenaient » la cité et ce jusqu'aux environs du XIXe siècle[26], ce qui explique leur relatif bon état de conservation.
Principaux monuments [modifier]
Articles détaillés : Khazneh, Deir, Sîq et Qasr el-Bint.
La Khazneh
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La Khazneh est le monument le plus photographié de Pétra.
On trouve autour de Pétra des tombeaux creusés à même la roche et qui présentent des façades de type hellénistique dont la célèbre Khazneh et le monastère Deir. On y trouve aussi vingt rochers appelés les « jinns », qui représentaient peut-être des dieux veillant sur la ville[6].
Le Sîq est également souvent représenté par son côté mystérieux et monumental ainsi que la suite du Khazne al-Firaun, la « voie » centrale de Pétra.
Construit au Ier siècle, un théâtre romain taillé dans la roche pouvait accueillir de 3 000 à 8 500 personnes, selon les sources[17],[54]. C'était un mélange de roche taillée et de maçonnerie; il avait un orchestre semi-circulaire et des gradins en trois niveaux superposés en forme de lune croissante[54]. Le théâtre a été découvert en 1961 et exhumé par une équipe d'archéologues américains. Des chambres funéraires enclavées dans le massif rocheux situé derrière le théâtre avaient été mises au jour lors de sa construction.
Le Qasr el-Bint était un des principaux temples de la cité et une des rares structures construites plutôt que creusées dans la roche. Détruit par un tremblement de terre, il fut reconstruit.
Beaucoup des plus grands monuments (la Khazneh, le théâtre, le Qasr-el-Bint...) furent construits pendant le règne du roi Arétas IV (de l'an -9 à l'an 40)[46].
Pendant la domination byzantine on construit de grandes églises fastueusement décorées de pierre venant de la Grèce, d'Égypte, et d'autres terres lointaines. On utilise souvent du marbre et du granit des anciens temples nabatéens et romains[32]. L'« Église byzantine », découverte en 1990, a été bâtie au Ve siècle, elle se trouve au nord de la rue à colonnades[29]. À l'époque elle était décorée de mosaïques et de tesseras en verre et en pierre, parfois recouvertes de feuille d'or. Son style était plutôt gréco-romain avec des détails inspirés de Pétra et de ses environs, ses plantes et ses animaux[55]. L'église est victime d'un incendie à la fin du Ve siècle qui détruit le marbre (éparpillé en plus de 4 000 fragments retrouvés par les archéologues), et abîme les plus de 140 papyri gardés dans une chambre connexe par une famille aisée ; ces documents nous sont aujourd'hui précieux pour mieux connaître l'empire byzantin[56].
Recherches archéologiques [modifier]
Chronologie [modifier]
L'antiquaire William John Bankes, qui parvint à rester quelques jours sur le site et parcourir une grande partie de la ville, réussit à faire quelques croquis ; les conclusions de son voyage seront rendues publiques la même année que la sortie du livre de Burckhardt mais les croquis resteront inédits jusqu'à la fin du XXe siècle[37].
C'est en fait les nombreux travaux, gravures et dessins archéologiques des Français Léon de Laborde et Louis Maurice Adolphe Linant de Bellefonds compilés dans le livre Voyage de l'Arabie Pétrée (1830) lors de leur mission de 1828, qui posent les bases du mythe nabatéen et focalisent l'intérêt occidental pour les vestiges de Pétra. Les deux associés et les seize personnes qui les accompagnent campent près des ruines malgré la crainte de la peste sévissant dans le village proche de Wadi Moussa. Pendant six journées leur travail et leurs relevés permettent de dresser la première carte de la ville[57].
Plusieurs missions archéologiques suivent, notamment des géographes Gotthilf Heinrich von Schubert et Jules de Bertou en 1837, le spécialiste des études bibliques Edward Robinson en 1838, l'assyriologue Austen Henry Layard en 1840 et l'archéologue Honoré Théodoric d'Albert de Luynes en 1864. Les premières études se basent sur les tombeaux plus spectaculaires que les autres vestiges[58].
Les populations locales se montrent hostiles aux fouilles[59].
Le Deir
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La façade du Deir est haute de 45 m.
En 1897, les Dominicains de l'École biblique et archéologique française de Jérusalem prennent des relevés des inscriptions et des monuments.
En 1907, le spécialiste en monde arabe morave Alois Musil publia dans son ½uvre cartographique Arabia Petraea les résultats d'une des premières expéditions à vocation scientifique ayant entrepris d'inventorier toutes les antiquités alors visibles à l'époque. Dans les années 1920 suivirent des mesures d'une plus grande précision des antiquaires Rudolf Ernst Brünnow et Alfred von Domaszewski permettant la réalisation d'une des premières cartes précises de Pétra. C'est à partir de 1924 que les « vraies » missions de fouilles commenceront[60].
Les recherches ne se limitent pas au site. Beaucoup plus loin, une autre ville nabatéenne, Hégra est découverte par Charles Montagu Doughty[59].
Les premières excavations archéologiques eurent lieu en 1929. D'autres suivirent de 1935 à 1937 et en 1954. En 1958, le British School of Archaeology commença à excaver le centre-ville. Des archéologues sont depuis lors constamment sur place.
Depuis 1973, le département des Antiquités de Jordanie collabore avec plusieurs universités américaines pour la conduite des fouilles[60]. Les archéologues jordaniens, français, suisses, et américains on fait beaucoup de grandes découvertes durant la dernière grande campagne de fouilles de 1993 à 2002 : en 1998 on trouva un grand complexe de bassins près du Grand Temple[61], en 2000 une fastueuse villa nabatéenne hors du Sîq, et en 2003 des tombes taillées dans la roche en dessous du Khazneh[62]. Le relief de la ville étant très difficile à certains endroits, et l'érosion ayant fait des dégâts, les archéologues demandèrent à un alpiniste d'escalader une paroi pour atteindre une tombe, mais il n'y trouva que des os, la tombe ayant été pillée[63]. Sur un petit plateau de l'une des falaises on trouva un lieu réservé aux cérémonies religieuses, où se déroulait probablement des sacrifices d'animaux dont le sang devait couler sur la paroi de la falaise[64]. Sous la direction de l'autorité des antiquités jordanienne, des scientifiques américains de l'Université Brown de Providence révélèrent les restes du temple principal (Qasr al-Bint) dans le centre-ville ainsi que le secteur autour de la porte de Temenos. En tout, il n'a été excavé, jusqu'à présent, qu'un seul pour cent de la surface de la cité de Pétra.
L'écriture [modifier]
Ce sont les recherches sur les inscriptions de Pétra ou d'Hégra qui permettent les plus grandes avancées[65]. Il y a 4 000 inscriptions gravées sur les roches de Pétra, dont 80% de signatures, principalement de pèlerins des religions pré-Islamiques y laissant trace de leur piété[66]. Les Nabatéens ayant le plus souvent écrit sur papyrus et cuir, qui se décomposent rapidement, il ne nous reste que les inscriptions sur la roche, à Pétra et ailleurs au Moyen-Orient, où cet alphabet fut assez courant[66].
Le savant E. Beer déchiffre dès 1840 l'alphabet, forme particulière d'écriture araméenne mêlée à l'arabe (elle est peut être à l'origine du style d'écriture de cette dernière[66]), et les Français Eugène-Melchior de Vogüé puis William Henry Waddington complètent les recherches[67]. Écrit de droite à gauche, l'alphabet se composait de vingt-deux consonnes ; comme certaines langues apparentées, dont l'hébreu, les voyelles sont déduites par le lecteur[66]. Il semble que le style de l'écriture présente sur les rochers, ses ligatures et ses courbes, dérive d'une écriture sur papyrus créée par les scribes, et que ce style fut copié lors du travail des inscriptions sur la roche avec le marteau et le burin[66].
Les Nabatéens ayant été en contact permanent avec d'autres grandes civilisations de l'époque, ils utilisèrent le grec ancien et le latin pour leurs documents les plus importants[68].
Les numismates parviennent à identifier les pièces de monnaie émises pendant environ deux siècles par les Nabatéens, qui imitèrent la monnaie grecque[68], et retracent ainsi l'essentiel de l'histoire de la royauté nabatéenne[58].
Pétra dans les arts [modifier]
Pétra dans les arts
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Le « Deir » sur un dessin archéologique de 1839 par David Roberts
La culture anglo-saxonne a principalement connu Pétra par l'intermédiaire du religieux britannique John William Burgon qui la décrivait comme a rose-red city half as old as time (« une cité vermeille, moitié vieille comme le temps ») mais lui-même, comme nombre de ses contemporains, ne s'est jamais rendu dans la ville et il ne l'a connue que par les lithographies et peintures de l'Écossais David Roberts, qui dès 1839 les publia dans son livre Égypte, Syrie et Terre sainte[69]. En effet, jusqu'après la Première Guerre mondiale, la ville est restée seulement accessible aux Européens accompagnés de guides locaux et d'escortes armées.
En 1868, la « caravane des peintres français », composée de Gérôme, Bonnat, Paul Lenoir, le guide-interprète Mousali et le photographe Goupil, tente de dépeindre lors de son voyage dans le Sinaï, Fayoum et Pétra, les atouts culturels de la ville mais le résultat est décevant car pendant deux jours, des pluies torrentielles ne permettent pas de travailler[70].
Dans les années 1930, Agatha Christie situe l'intrigue de son roman policier Rendez-vous avec la mort (1937) à Pétra.
Tintin, héros de bande dessinée belge, visite Pétra dans l'album Coke en stock[71].
Hollywood, à travers des films tels que Indiana Jones et la Dernière Croisade, Mortal Kombat, destruction finale et Le Retour de la momie profite des décors particuliers de Pétra[72].
Tourisme [modifier]
Généralités [modifier]
Le tourisme à Pétra ne s'est développé qu'après la Première Guerre mondiale. Avant, la ville était restée seulement accessible aux touristes et aux chercheurs lorsqu'ils étaient accompagnés de guides locaux et d'escortes armées. Les nomades Bedul habitaient dans les ruines de Pétra jusqu'aux années 1980 ; ils sont aujourd'hui guides touristiques ou commerçants établis aux environs[73].
Pétra est le site le plus visité de Jordanie avec 310 271 visiteurs en 2004 et 393 186 en 2005, soit une hausse de 26,7% entre ces deux années. En 1991 elle recevait 41 000 visiteurs, soit environ dix fois moins qu'aujourd'hui[74]. Cependant le secteur du tourisme est dépendant de la conjoncture économique et des instabilités politiques de la région, ainsi en 2003, lors de la guerre en Irak, il y eut seulement 160 658 visiteurs à Pétra et la Jordanie a vu la saison touristique 2002 et 2003 sacrifiée[75]. En comparaison, le site de Jerash, deuxième site du pays en nombre de visiteurs, reçoit 214 550 visiteurs en 2006, soit à peu près deux fois moins de visites[76].
Avant l'entrée du Sîq, un pôle touristique comprenant notamment des hôtels de luxe a été créé à la fin du XXe siècle. La capacité de l'offre des 23 hôtels répartis autour de Pétra est de 589 chambres pour 1 290 lits[76].
L'entrée au site est payante et les prix d'entrée au site sont particulièrement élevés pour un pays en développement. Ceci s'explique car l'essentiel des touristes à Pétra sont étrangers, particulièrement en provenance d'Europe et d'Amérique du Nord[77]. Le site représente donc, avec énormément de revenus directs et indirects, un véritable poumon économique en Jordanie.
Cet afflux de devises étrangères provoque des migrations de population vers le site de Pétra et le village de Gaia qui subit un développement démographique important.
Une visite nocturne de Pétra, à la lueur de 1 800 bougies, est possible pour découvrir la ville sous un autre angle[78]. Les Bedul et autres autochtones offrent aux touristes des promenades à dos d'âne, de cheval ou de chameau[6], mais cette pratique est déconseillée par les autorités du parc et par l'UNESCO parce que la poussière levée par les pas des animaux s'incruste dans les fissures et les recoins du Sîq et des ruines, les endommageant[8].
Les meilleurs périodes pour découvrir Pétra vont de mars à avril et de septembre à novembre[2].
Musées [modifier]
Le Théâtre romain
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Le Théâtre romain vu de face. Le mur de la scène a été détruit.
Pétra compte deux musées majeurs. Le premier, le musée archéologique de Pétra, est situé dans une ancienne grotte nabatéenne de la colline d'al-Habis. Il présente des artefacts des différentes périodes, des Édomites aux Romains. Créé en 1963, sa collection est en cours de renouvellement suite à l'ouverture du musée nabatéen[76]. Le second, inauguré en 1994 est le musée nabatéen de Pétra (Petra Nabataean Museum). Il permet d'avoir des informations sur l'histoire de Pétra et des Nabatéens, sur la géologie de la région et présente des fouilles sur plusieurs monuments et lieux de vie importants. De nombreux objets y sont également visibles[76].
Protection du patrimoine [modifier]
Le problème de manque de protection végétale, de l'extension de l'habitat et de la fréquentation touristique en hausse constante pose la question de la conservation de Pétra. Les crues et les tremblements de terre associés à l'érosion ont déjà détruit de nombreux vestiges.
Son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO a été faite le 6 décembre 1985, au même moment que le Qusair Amra, autre site archéologique de Jordanie. Cette inscription a permis de centraliser et de coordonner l'effort du gouvernement jordanien et des organismes locaux afin de mieux collaborer ensemble[8]. Le Petra Region Planning Council (PRPC), en particulier, coordonne l'action des différents ministères. Le Petra National Trust (PNT) gère quant à lui la protection contre les crues qui ont posé et posent encore de nombreux problèmes.
Depuis 1991, l'UNESCO aide financièrement la Jordanie dans les travaux de restaurations de Pétra[8]. Le traitement des roches, notamment pour diminuer leur porosité par électrophorèse, par Électricité de France (EDF) et Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) permettrait de préserver en l'état les vestiges nabatéens[79],[80],[8]. L'Institut géographique national (IGN) a aussi participé à des missions de restauration, notamment sur le Qasr el-Bint[8].
Certaines tentatives sont même faites avec des pierres artificielles pour éviter que les touristes trouvent la ville dans un état de plus en plus déplorable[81].
Depuis 1993, le site et la zone autour est un parc national archéologique[8]. Cela devait permettre de maîtriser le flux touristique et de mieux sécuriser les vestiges de Pétra, très importants dans le patrimoine jordanien et mondial. Cependant la limitation du nombre de visiteurs qui semble indispensable pour assurée la sauvegarde du site est encore à l'étude.
Avec Qusair Amra et Um er-Rasas, Pétra est un des trois sites jordaniens inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Divers [modifier]
Articles détaillés : Forum de Pétra et Sept nouvelles merveilles du monde.
Chaque année depuis 2005 s'organise le Forum de Pétra qui, à l'initiative des fondations du roi Abdallah II de Jordanie et de celle du prix Nobel de la paix 2005 Elie Wiesel, réunit des prix Nobel de toutes disciplines et d'autres personnalités mondiales dans le but de promouvoir la paix, particulièrement au Moyen-Orient[82].
Le 7 juillet 2007, Pétra a été désigné comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde par un organisme non officiel et à caractère commercial (New Open World Corporation).





Île de Pâques
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Île de Pâques


Pays
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Province {{{province}}}
Archipel {{{archipel}}}
Capitale Hango Roa
Localisation Océan Pacifique

Latitude {{{latitude}}}
Longitude {{{longitude}}}
Superficie
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Côtes {{{côtes}}} km
Point culminant {{{point_culminant}}}
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Population
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Population
Densité
env. 3791 hab. 2004
18 hab./km²


Localisation géographique de l'île de Pâques sur le globe terrestre.
L'île de Pâques en espagnol Isla de Pascua, en langue maori Rapa Nui) est une île isolée dans le sud-est de l'Océan Pacifique, particulièrement connue pour ses statues monumentales, les Moaïs et son unique écriture océanienne, le rongorongo[[2]].
L'île, qui est une province du Chili, a pour coordonnées : 27° 09' S, 109° 27' W. Elle se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti, l'île habitée la plus proche étant Pitcairn à plus de 2 000 km à l'Ouest. Son chef-lieu est Hanga Roa et l'île couvre 162,5 km² et comptait 3 304 habitants en 2002 [1].
Elle fut découverte par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen le jour de Pâques, le 5 avril 1722, et comptait alors près de 4 000 habitants. Elle fut annexée par l'Espagne en 1770 et devint possession chilienne en 1888.
Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l'île est protégé et inscrite au Patrimoine Mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté Rapa Nui veille jalousement sur les traces de son histoire et constitue un pouvoir parallèle au gouvernement officiel chilien.
Sommaire
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• 1 Histoire et peuplement
o 1.1 Histoire de la découverte
o 1.2 Recherches sur la dégradation de l'île (XIVe siècle/XIXe siècle)
• 2 Administration
• 3 Infrastructures
• 4 Démographie
• 5 Tourisme
• 6 Anecdotes
• 7 Mythologie de Île de Pâques
• 8 Politique
o 8.1 Maire
o 8.2 Conseillers communaux
o 8.3 Élection présidentielle chilienne de 2005, résultats dans la commune de Isla de Pascua
 8.3.1 Premier tour électoral : Dimanche 11 décembre 2005
 8.3.2 Deuxième tour : Dimanche 15 janvier 2006
 8.3.3 Voyez aussi
o 8.4 Intendant (Intendente) de la Région de Valparaíso
o 8.5 Gouverneur provincial
o 8.6 Députés
o 8.7 Sénateurs
• 9 Références
• 10 Bibliographie
• 11 Reportages et documentaires télévisuels
• 12 Voir aussi
o 12.1 Liens internes
o 12.2 Liens externes

Histoire et peuplement [modifier]


Photo de l'île prise par un satellite.


Moaï.


Moaï.


Moaïs sur l'Ahu Akivi.


Plan de l'île levé par La Pérouse en 1797.


Aperçu de l'île de Pâques.


Cratère Rana Roratka.
Article détaillé : Peuplement de l'Océanie.
Cette île formant la limite Est de l'Océanie, est célèbre pour les vestiges mégalithiques des premières civilisations pascuannes. Le patrimoine archéologique comprend près de 300 autels de pierres taillées en terrasses — les ahû — et environ 900 statues de pierres — les moaïs — d'environ 4,50 m de haut.
La carrière de Rano Raraku est creusée sur les flancs et dans le cratère d'un volcan, on peut y voir un très grand nombre de moaïs. Certains sont terminés et dressés au pied de la pente, d'autres encore dans différents états, de l'ébauche à la quasi-finalisation.
En dehors de ce patrimoine spectaculaire, les premières civilisations pascuanes ont laissé des tablettes et des sculptures en bois, des pétroglyphes dont la signification n'est pas encore déchiffrée. L'origine des différentes vagues de peuplement est encore controversée (polynésien ou sud-américain).
Articles détaillés : Peuplement de l'Océanie et Langue austronésienne.
On pense que l'île a été découverte initialement par des Polynésiens (le roi Hotu Matua). Il y a 5 000 ans (3 000 av. J.-C), des habitants du littoral de la Chine du Sud, cultivateurs de millet et de riz, commencent à traverser le détroit pour s'installer à Taïwan. Vers 2 000 avant J.-C., des migrations ont lieu de Taïwan vers les Philippines. De nouvelles migrations commencent bientôt des Philippines vers Célèbes et Timor et de là, les autres îles de l'archipel indonésien. Vers 1 500 av. J.-C., un autre mouvement mène des Philippines en Nouvelle-Guinée et au delà, les îles du Pacifique. Les Austronésiens sont sans doute les premiers navigateurs de l'histoire de l'humanité.
Les Polynésiens, sur des catamarans, seraient partis des îles Marquises pour échapper à des guerres ou à une catastrophe naturelle. Les premiers moaïs ressemblent beaucoup aux tikis que l'on peut voir dans les îles de Polynésie (Hiva Hoa des Marquises, Tahiti, ...). Depuis les années 1950, la date du peuplement de l'île est estimée[2] à 400 après J.C. +/- 80 ans par des mesures au radiocarbone. De nouvelles études[3] ont mis en évidence des pollutions sur les mesures effectuées impliquant un âge plus récent. Les dernières mesures[4] en 2006 de radiocarbone proposent des implantations beaucoup plus récentes, vers 1200 après J.C., dans un secteur autre que le littoral.
L'île de Pâques est surtout connue pour les fameux mystères qui entourent la fabrication, mais surtout le transport et l'élévation des moaïs (transport d'un bloc de basalte de 2,5 à 9 m de haut sur parfois près de 20 km). D'autres interrogations portent sur la découverte des plaquettes de bois couvertes de signes (les plaquettes Rongo-Rongo) qui restent indéchiffrables, malgré les travaux récents de Steven Fischer qui a avancé une possible traduction contestée par tous les linguistes spécialisés dans la langue austronésienne car là ou il trouve des symboles phalliques, d'autres chercheurs trouvent des groupes verbaux, nominaux ou des phrases. Ces plaquettes s'ajoutent au mystère de l'île de Pâques car elles sont uniques en Polynésie (la culture polynésienne étant considérée comme de tradition orale ). Cependant toute la Polynésie est jalonnée d'écritures.
Ces premiers migrants avaient réussi à construire, à partir de ressources très limitées, une société technologiquement avancée. Ils avaient dressé des centaines de statues. Les importantes ressources en arbres dont ils disposaient disparurent dés les premiers siêcles le long de la côte. Dès l'an 1600, l'île aurait perdu la majeure partie de sa végétation. Les habitants subirent des luttes tribales à partir de cette époque la construction des plateformes cérémonielles ralentit considérablement. Puis l'esclavage extermina un tiers de la population.
Histoire de la découverte [modifier]
Le premier Européen à avoir aperçu ces îles, fut en 1687, le « pirate » Edward Davis à bord de son navire le Bachelor's Delight alors qu'il voulait contourner les Îles Galápagos au large du Cap Horn. Il aperçut l'île plutôt par hasard et crut avoir trouvé le légendaire continent du Sud. Cependant, aucun débarquement ne suivit sa découverte.
Son nom actuel vient du Hollandais Jakob Roggeveen qui y accosta, parti en expedition avec trois navires sur ordre de la Société commerciale des Indes occidentales. Il la découvrit le dimanche de Pâques 1722. Il l'appela Paasch-Eyland (île de Pâques. Le Mecklenbourgeois Carl Friedrich Behrens participait à l'expédition et son rapport publié à Leipzig orienta l'attention de l'Europe vers cette région du Pacifique à peine connue.
L'explorateur suivant fut l'Espagnol Don Phelipe Gonzalez de Haedo qui avait reçu du vice-roi du Pérou l'ordre d'annexer l'île Roggeveens pour le compte de la couronne espagnole. L'expédition de Gonzalez de Haedo débarqua le 15 novembre 1770. Après une visite rapide et très partielle de l'île, exploration d'une demi-journée dans un seul secteur, après un contact amical avec une population à structure sociale hiérarchisée, Don Pheliphe Gonzalez de Haedo décide d'annexer cette terre (il ne pense pas qu'il s'agit de l'Ile de Roggeven) à la couronne d 'Espagne et la nomme Ile de San Carlos. Il fit planter plusieurs croix sur la pointe du Poike. Durant les années qui suivirent, l'Espagne ne se soucia que très peu de sa nouvelle possession.Preuve fut faite en cartographie qu'il s'agissait bien de la découverte du Hollandais Roggeveen, cette terre lointaine ne pouvait appartenir à l'Espagne.
Au cours de sa deuxième expédition du Pacifique Sud, James Cook a visité du 13 mars 1774 au 17 mars 1774 l'île de Pâques. Il n'a pas été enthousiasmé par l'île et a écrit dans son livre de bord : « Aucune nation ne combattra jamais pour l'honneur d'avoir exploré l'Île de Pâques, [...] il y a une autre île dans la mer qui offre moins de rafraîchissements et de commodités pour la navigation et c'est celle-ci. »[5] Cependant, son séjour a apporté des constatations essentielles sur la constitution géologique, la végétation, la population et les statues — qui avaient déjà été renversées dans leur majorité. Nous devons de posséder des images témoins de cette époque au naturaliste allemand Johann Reinhold Forster et son fils Johann Georg Adam Forster qui participaient à l'expédition Cook. Reinhold Forster a dessiné les premiers croquis des statues (moaïs) qui, gravés et publiés dans un style alors typiquement romantique, firent sensation dans les salons.
En 1786, débarqua sur l'île de Pâques le comte Français Jean-François Galup de La Pérouse lors de sa circumnavigation terrestre effectuée sur l'ordre du roi Louis XVI. La Pérouse avait l'ordre de dessiner des cartes précises afin de contribuer, avec l'étude des peuples du Pacifique à la formation du Dauphin.
Les maladies introduites par des explorateurs européens comme la tuberculose et la syphilis ont provoqué une diminution constante de le population. Un chapitre particulièrement sombre est écrit à ce sujet : un commerçant d'esclaves péruvien, fit armer plusieurs navires en 1862 et kidnappa lors de raids, probablement plus de 1 1407 insulaires, pour les envoyer comme main d'½uvre servile aux exploitations des îles Guano. Tout cela, ajouté à des épidémies constantes à partir de 1864 provoqua la dramatique diminution de population dont le nombre chuta à 111 personnes en 1877. Le peuple Rapanui faillit disparaître de la planète.
En 1882, la canonnière allemande S.M.S. Hyäne visita durant 5 jours l'île de Pâques au cours d'une expédition dans le Pacifique. Le capitaine-lieutenant Geiseler avait l'ordre de l'amirauté impériale d'entreprendre des études scientifiques pour le département ethnologique des musées royaux prussiens à Berlin. L'expédition a fourni entre autres les descriptions très détaillées des us et coutumes, de la langue et de l'écriture de l'île de Pâques ainsi que des dessins exacts de différents objets culturels, des statues (moaïs), des croquis de maison et un plan détaillé du lieu de culte Orongo.
Le médecin de navire William Thomson a pris les premières photos de statues (moaïs) en 1886 alors qu'il visitait l'île à bord du navire américain Mohican.
Recherches sur la dégradation de l'île (XIVe siècle/XIXe siècle) [modifier]
L'aspect de l'île frappe actuellement par l'absence de forêt. Cela n'avait pas toujours été le cas : les premiers explorateurs européens décrivent la présence de bois. Il existe de nombreuses traces de racines et de noix d'un palmier, le Paschallococos disperta. Sur les 900 statues (moaïs) présentes sur l'île, à peu près la moitié gisent inachevées dans la carrière principale. L'arrêt précipité évident de leur production laisse supposer qu'un évènement exceptionnel a mis fin aux us et coutumes de l'île. Les dernières recherches archéologiques, notamment l'analyse des pollens contenus dans les sédiments ou des restes de repas, prouvent que l'action unique de l'homme n'a pas suffit à déforester complètement l'île. Il est maintenant admis que plusieurs espèces d'arbres ont totalement disparu ou du moins leur nombre a considérablement chuté au cours d'une très courte période située au XVIIe siècle. Plusieurs hypothèses ont été émises, l'une étant la présence d'une longue période de sècheresse qui s'est abattue sur l'île contribuant à assécher les ressources de l'île. Pour pallier cette sècheresse les habitants de l'île ont fait appel aux dieux pour que la pluie revienne, ce qui peut expliquer la frénésie de construction des moaïs à cette époque là, de plus en plus nombreux et de plus en plus colossaux (le plus grand qui ait jamais été érigé fait 22 m de haut et pèse 160 tonnes). Se rendant compte que les érections d'ahûs étaient vaines, les habitants se sont révoltés contre les dieux et ont abattu eux mêmes leurs idoles dans un déchaînement collectif brutal plongeant l'île dans le chaos. Une autre hypothèse est celle du rôle prédateur des rats, introduits précocement, et qui auraient mangé les noix de coco avant qu'elles ne puissent germer[6].
La population survivante au cannibalisme avait développé de nouvelles traditions pour préserver les ressources restantes. Dans ce culte de « l'homme oiseau » — en rapanui Tangata manu — (XIVe siècle/XVe siècle, XVIIIe siècle), une course se tenait chaque année, où un représentant de chaque clan, choisi par ses chefs, devait plonger dans la mer et nager jusqu'à Motu Nui, un îlot tout près, afin de chercher le premier ½uf de la saison des sternes manutara. Le premier nageur de retour avec un ½uf contrôlait alors la distribution des ressources de l'île pour son clan pour une année. Cette tradition a perduré jusqu'au XIXe siècle.
Quelles que soient les raisons de son déclin, l'intervention européenne a sonné le glas de la culture rapanui. Dans son article intitulé « Du génocide à l'écocide : le viol des Rapa Nui,» Benny Peiser veut démontrer la preuve d'une auto-survivance sur l'île de Pâques lors de l'arrivée des Européens. L'article de Peiser est, de fait, une critique cinglante du livre de Jared Diamond intitulé « Collapse » (effondrement), accusant ce dernier de pseudo-science. Cependant, Peiser lui-même ignore fréquemment les faits scientifiques qui contredisent ses théories (par exemple, en niant le fait que l'expansion polynésienne a résulté en une dégradation importante de l'écosystème, fait irréfutablement attesté par des recherches archéologiques — voir aussi Henderson Island.)
Cependant, ses observations sur la dégradation des cultures après l'arrivée des Européens sont très instructives. Certains petits arbres, tel le toromiro, auraient pu parsemer certaines sections de l'île aujourd'hui largement dégradées. Cornelis Bouman, le capitaine de Jakob Roggeveen, écrit dans son livre de bord, « ... d'ignames, de bananiers et de cocotiers nous n'avons rien vu, ainsi qu'aucun autre arbre ou culture. » Or, selon Carl Friedrich Behrens, l'officier de Roggeveen, « Les indigènes présentaient des branches de palmiers comme offrandes de paix. Leurs maisons bâties sur pilotis étaient barbouillées de luting et recouvertes de feuilles de palmier. » Ceci dénote la présence de palmiers à cette époque, bien qu'il pourrait s'agir de cocotiers introduits après l'extinction des palmiers indigènes.
L'île de Pâques a souffert d'une forte érosion du sol durant les derniers siècles, très certainement le résultat de la déforestation. Cependant, ce processus semble avoir été graduel mais accéléré par un élevage intensif de moutons durant une grande partie du XXe siècle. Jakob Roggeveen rapporte que l'île de Pâques était exceptionnellement fertile, produisant de grandes quantités de bananes, pommes de terre et de canne à sucre. Lors du passage de M. de La Pérouse, responsable de l'expédition française qui visita l'île en 1786, son jardinier déclara que « trois jours de travail par an » pourraient subvenir au besoin de la population. D'autre part, l'officier Rollin écrivit, « Au lieu de rencontrer des hommes détruits par la famine... je trouvai, au contraire, une population considérable, avec plus de beauté et de grâce que je n'en avais rencontrée sur d'autres îles ; et une terre, qui, avec un labour infime, fournissait d'excellentes provisions, et une abondance assez suffisante pour la consommation des habitants. »[7]
Curieusement, un siècle plus tard, les Européens trouvèrent que l'île n'était seulement utile que pour l'élevage des moutons.
Administration [modifier]
Politiquement, l'île de Pâques appartient aujourd'hui au Chili. Elle a le statut d'un département (Departemento) de la région de Valparaíso. Un des gouverneurs accrédités par le gouvernement chilien administre l'île. Depuis 1984 il s'agit toujours d'un insulaire. Depuis 1966 un conseil municipal de 6 personnes est élu tous les 4 ans dans la commune de Hanga Roa. Un de ces 6 élus est nommé maire de l'île. Une douzaine de policiers stationnent sur l'île et assurent, entres autres, la sécurité de l'aéroport. Les forces armées et la marine sont très présentes. La marine dispose d'un bateau de patrouille qui sert également en cas de sauvetage en mer. La monnaie est le peso chilien mais il est à noter que le dollar US s'est peu à peu imposé, si bien qu'elle est aujourd'hui une monnaie secondaire et est acceptée partout. L'île de Pâques est un territoire exempt de droits de douanes, si bien que les recettes issues des impôts et autres taxes sont relativement minces. Le budget public est dans une très grande mesure subventionné par le Chili.
Infrastructures [modifier]
Depuis que dans les années 1970 la NASA a procédé à l'agrandissement de l'aérodrome de Mataveri, créant ainsi un terrain d'atterrissage d'urgence pour les navettes spatiales, les gros porteurs peuvent désormais atterrir sur cet aéroport, le plus isolé du monde. Cet agrandissement a eu pour effet d'augmenter la fréquentation touristique de l'île, ce qui représente aujourd'hui la première source de revenus. Le nombre de touristes reste cependant très limité en comparaison des autres îles touristiques. Depuis peu, un service des eaux centralisé est disponible. Auparavant, l'eau courante était limitée aux réserves des lacs formés dans les cratères des volcans et aux nappes phréatiques. Le réseau de distribution électrique fonctionnant grâce à des générateurs diesels est relié à d'autres îles pour les fournir en énergie. Les routes situées à proximité de Hanga Roa et de Mataveri sont goudronnées, il en est de même pour la route allant de Hanga Roa à la plage d'Anakena et tout le long de la côte Sud jusqu'à la presque île de Poike.
À l'école de Hanga Roa l'enseignement est assuré jusqu'à l'obtention du Prueba de Aptitud, équivalant au Baccalauréat français. Les enseignements professionnels et supérieurs ne sont cependant disponibles que sur le continent. En outre, l'UNESCO soutient un programme d'enseignement bilingue rapanui-espagnol. Les services de santé sont bien meilleurs que dans d'autres régions isolées du Chili. Le petit hôpital dispose d'un médecin, d'un dentiste ainsi que d'une sage-femme. Une ambulance est également mise à disposition de l'hôpital.
D'autres infrastructures comme l'église, la poste, les services banquiers, la pharmacie, de petits commerces, un supermarché, des snack-bars et autres restaurants se sont considérablement améliorés depuis les années 1970 et ce notamment pour satisfaire les besoins toujours croissants des touristes. D'autres services comme la téléphonie par satellite ou Internet sont bien entendus également disponibles. Une discothèque a même été construite pour les plus jeunes.
Démographie [modifier]
On estime qu'à son apogée, c'est-à-dire entre le XVIe siècle et le XVIIe siècle, l'île de Pâques abrita quelques 10,000 habitants. Suite aux pénuries alimentaires et aux comportements belliqueux des dirigeants successifs, le nombre d'habitants s'était réduit à 2,000 ou 3,000 habitants avant l'arrivée des Européens. La déportation vers le Pérou d'habitants destinés aux travaux forcés fit chuter le nombre d'habitants à 900 en 1868. Quant à ceux qui purent revenir, les maladies qu'ils avaient contractées provoquèrent un nouveau recul démographique. Un autre phénomène aux conséquences démographiques est à noter; une partie de l'île alors exploitée par d'intensifs élevages de moutons menés par un consortium européen eut pour conséquence le déplacement de toute une partie de la population. Pour ce qui est de la parcelle de terre exploitée par ces élevages, son expansion se trouva fortement affaiblie, tout comme dans tout le Nord-Est de l'île. Ce conflit d'intérêts provoqua en 1871 l'émigration de 168 habitants (l'île n'en comportait alors qu'un petit millier) qui reçurent alors l'aide des missionnaires présents sur l'île. En 1877 le nombre d'habitants chuta à 111, après quoi la population augmenta à nouveau progressivement. En 1888, année de l'annexion de l'île par le Chili, 178 habitants furent recensés.
Au XXème siècle, la population était enfermée dans une zone délimitée par les autorités chiliennes, qui administraient l'île comme un navire de guerre. Tout le reste de l'île était réservé à l'élevage du mouton. Cet état d'emprisonnement succita pour une grande partie de la population le désir de quitter l'île. Beaucoup d'habitants tentèrent de s'évader et de rallier Tahiti, à 30 jours de mer, sur des embarcations de fortune. Certains firent naufrage, mais d'autres réussirent. L'armée chilienne prit alors des mesures pour enrayer cet exil (Voir le livre de Marie-Françoise Peteuil, "Les Evadés de l'Ile de Pâques"). Ce n'est que dans les années 1960 que les conditions de vie s'améliorèrent vraiment, après une révolte des autochtones, ce qui s'accompagna d'une augmentation de la population. En 1960 on recensait plus de 1,000 habitants.
D'après le recensement de 2002, l'île compte 3,791 habitants. Chiffre étonnant lorsque l'on sait que l'île n'était habitée que par 1,938 personnes en 1988. Cette augmentation repose essentiellement sur l'immigration chilienne. La conséquence de cette importante vague d'immigration est la modification de la composition ethnique de la population. En 1982 les Rapanui représentaient 70% de la population. En 2002 ils n'étaient plus que 60%. Parmi les 40% restant, 39% étaient d'origine européenne (il s'agissait en général de résidents temporaires, comme les employés d'administration, le personnel militaire, les scientifiques et leurs assistants) et 1% d'autre provenance. Ces dernières décennies ne connurent cependant pas que des vagues d'immigration. Bon nombre d'habitants de l'île de Pâques ont émigrés sur le continent. Lors du recensement de 2002 on constatât que 2,269 Rapanui chiliens vivaient en dehors de l'île. La densité de population de l'île de Pâques n'est que de 23ha/km² (pour comparaison : France, 113ha/km² ; Belgique, 342ha/km²). Au milieu du XIXème siècle, 6 agglomérations regroupaient les habitants de l'île de Pâques; Anakena, Tongariki, Vaihu, Vinapu, Matavei et Hanga Roa. Aujourd'hui, les habitants sont concentrés dans les villages de Hanga Roa, Mataveri et Moeroa au Sud-Ouest. Ces villages se sont développés les uns à côtés des autres, si bien qu'ils sont aujourd'hui considérés comme une seule et unique agglomération. La langue officielle est l'espagnol. Le Rapanui, dialecte de Polynésie occidentale, est cependant utilisée dans les échanges quotidiens entre habitants.



Kiyomizu-dera
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Bâtiment principal du Kyomizu-dera au printemps, Kyōto
Kiyomizu-dera (or Kiyomizudera, 清水寺) fait référence à un complexe de temples bouddhiques mais est principalement utilisé pour un seul : Otowasan Kiyomizudera (音羽山清水寺) à l'est de Kyōto, qui est l'un des endroits les plus célèbres de la ville. Le temple trouve ses origines en 798 (selon la tradition, il aurait été construit par Sakanoue no Tamuramaro), vers la fin de l'époque Nara, mais les édifices actuels datent de 1633. Le temple tient son nom de la chute d'eau qui se trouve à l'intérieur de son enceinte, eau provenant des collines environnantes - kiyoi mizu (清い水) signifiant eau pure ou eau de source.
Le bâtiment principal du Kyomizu-dera est célèbre pour sa plateforme, soutenue par des centaines de piliers, à flanc de colline et qui donne une vue impressionnante de Kyōto. D'ailleurs, l'expression japonaise « se jeter du Kyomizu-dera » (清水の舞台から飛び降りる, Kiyomizu no butai kara tobioriru?) est l'équivalent de l'expression française « se jeter à l'eau ». Cette expression a pour origine une tradition de la période Edo qui prétendait que si une personne survivait à un saut depuis la plateforme du temple, son v½u se réaliserait.


Structure supportant le bâtiment principal.
Cela semble réalisable: une importante végétation en contrebas de la plateforme peut amortir le pélerin, bien que la pratique soit maintenant interdite. Durant la période Edo, 234 sauts ont été comptabilisés avec un taux de survie de 85,4 %. Le saut ne fait, en effet, que treize mètres.
En contrebas du bâtiment principal se trouve la chute d'eau Otowa-no-taki, d'où trois canaux plongent dans une mare. Les visiteurs du temple boivent de cette eau dans des coupelles en fer, eau qui aurait des propriétés thérapeutiques. Il est dit que boire de l'eau des trois canaux confére santé, longévité et succès dans les études.
Le complexe contient de nombreux autres temples dont l'un des plus connu est Jishu-jinja, dédié à Okuninushino-Mikoto, un dieu de l'amour et des « bonnes rencontres ». A l'intérieur du Jishu-jinja se trouvent deux « pierres d'amour » placées à dix-huit mètres l'une de l'autre, distance que les visiteurs célibataires essaient de franchir les yeux fermés. L'accomplissement de ce trajet est vu comme un présage de futur rencontre amoureuse. On peut être aidé pour réaliser le parcours, mais alors cela signifie qu'un intermédiaire sera nécessaire pour rencontrer l'âme s½ur.
Liens externes [modifier]
(FR) Nippon-tabi.com : des photos du Kiyomizudera ainsi que des guides pour se débrouiller au Japon
Images [modifier]

Otowa-no-taki, Chute d'eau où les visiteurs boivent pour la santé, la longévité et le succès dans les études

Torii du Jishu-jinja, un temple dédié à la rencontre

Pagode

Statuettes couvertes de mousse





Pyramide de Khéops
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Article de la série Pyramide
Classements

Grande pyramide


Commanditaire : Khéops
IVe dynastie

Autre nom : L'horizon de Khéops
Construction : début vers -2650
Type : Pyramide à faces lisses

Hauteur : initiale 146,58 m (~ 280 coudées)
aujourd'hui 137 m
Base : ~ 230,35 mètres (~ 440 coudées)
Volume : 2 592 341 m³
Inclinaison : 51°50'34"
Pente : 14/11
Coordonnées : 29° 58' 44'' N, 31° 8' 2'' E

La grande pyramide de Khéops (ou Khoufou), érigée pendant la IVe dynastie (v. -2650), est une pyramide à faces lisses, située sur le plateau de Gizeh à proximité du Caire, en Égypte. Elle est la plus grande pyramide d'Égypte et fut, jusqu'au début du XXe siècle, le plus volumineux et le plus massif monument jamais construit. Elle a détenu le record de la hauteur durant 4 000 ans[1]. Elle est considérée, depuis au moins 2 000 ans, comme une des sept merveilles du monde. Les savants du XIXe siècle se jugeaient incapables de reproduire les prouesses techniques de la pyramide. Des théories pseudo-scientifiques, mystiques, voire farfelues sont alors apparues afin de tenter d'en percer les mystères. Mais il ne faut pas oublier que la pyramide est avant tout un tombeau faisant partie d'un complexe funéraire classique de l'Ancien Empire et qu'elle constitue une des plus pures et des plus abstraites ½uvres d'art jamais conçues.
Sommaire
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1 Le complexe funéraire
1.1 Architecture de la pyramide de Khéops
1.1.1 La descenderie et la chambre souterraine
1.1.2 Le couloir ascendant, le boyau et la chambre de la reine
1.1.3 La grande galerie, l'antichambre et la chambre du roi
1.2 Observations scientifiques
1.2.1 Les mesures de la pyramide
1.2.2 Le phénomène d'apothème
1.2.3 Considérations mathématiques
1.3 La supposée maquette
1.4 Le temple funéraire
1.5 Les pyramides subsidiaires
1.5.1 La pyramide G1A[36]
1.5.2 La pyramide G1B[38]
1.5.3 La pyramide G1C[39]
1.5.4 La pyramide G1D[41]
1.6 La tombe d'Hétep-Hérès Ire (G7000x)
1.7 Les fosses à barque[42]
2 La nécropole des hauts fonctionnaires[46]
2.1 Le cimetière Est
2.2 Le cimetière sud (G1S)
2.3 Le cimetière ouest
3 Construction de la pyramide de Khéops
3.1 Théories alternatives
4 L'exploration de la pyramide de l'Antiquité au XIXe siècle
5 Tourisme lié à la pyramide de Khéops
6 Sources bibliographiques
7 Voir aussi
7.1 La pyramide de Khéops et la fiction
7.1.1 Bande dessinée
7.1.2 Cinéma
7.2 Articles connexes
7.3 Liens externes
8 Notes

Le complexe funéraire [modifier]


Vestiges de la chaussée du complexe funéraire de Khéops, encore visible au XIXe siècle
La pyramide de Khéops fait partie d'un complexe plus large, constitué :
d'un temple funéraire en deux parties, une basse appelée « temple de la vallée » et une partie haute située à proximité de la pyramide, ces deux parties étant reliées par une chaussée servant de galerie de communication[2] ;
d'un ensemble composé de la pyramide de Khéops, de trois pyramides de reines, d'une pyramide satellite, ceint d'une muraille, relié à la galerie de communication par l'intermédiaire de la partie haute du temple ; de celui-ci il ne subsiste qu'une partie du pavement en basalte d'une grande cour à ciel ouvert qui occupait l'essentiel du temple ;
de multiples mastabas regroupés en trois cimetières ou villes de mastaba situées à l'orient derrière les pyramides des reines, au sud de la grande pyramide et à l'occident de la pyramide du roi, dans le désert.
Avec la pyramide de Khéops, deux autres pyramides à faces lisses, les pyramides de Khéphren et de Mykérinos dominent le plateau de Gizeh.
Deux barques solaires du pharaon Khéops furent découvertes en pièces détachées au fond d'une fosse. L'une d'entre elles a été réassemblée et est actuellement conservée au musée dit « de la barque solaire », à proximité de la pyramide.


carte des pyramides de Gizeh.
Architecture de la pyramide de Khéops [modifier]
Article détaillé : Chambres et couloirs de la pyramide de Chéops.


Vue en coupe et distribution interne de la pyramide de Khéops


Système de couverture, entrée de la pyramide de Khéops
• Base de la pyramide sud : 230,454 m ; nord : 230,253 m ; ouest : 230,357 m ; est : 230,394 m ;
• Hauteur initiale 146,58 m, aujourd'hui 137 m[3] ;
• Périmètre 922 m ;
• Surface 53 056 m² ;
• Volume 2 592 341 m³ ;
• Masse 5 000 000 t[3] ;
• Orientation faces orientées sur les quatre points cardinaux (erreur: ~ 3') ;
• Masse par bloc chaque bloc de pierre calcaire polie pèse en moyenne 2,5 t ;


Percée d'Al-Mamoun
La pyramide de Khéops a bénéficié, pour son érection, des développements et des innovations techniques des pyramides de son père Snéfrou à Dahchour. Elle ne semble avoir subi aucun changement de plans à l'extérieur. Ce point est par contre sujet à discussions en ce qui concerne l'intérieur du monument. Deux écoles s'affrontent ; il y a les partisans d'un projet unique et les partisans de trois projets successifs[4]. Il semble que l'architecte en fut le vizir Hémiounou.
L'entrée de la pyramide (1), située sur la face nord de la pyramide à une hauteur de 15,63 mètres[5], est surplombée par un magnifique système de décharge avec voûtes et linteaux monolithiques. Sa fonction est de protéger le couloir descendant de la masse située au dessus. Cependant les dimensions de cette voûte semblent disproportionnées quand on considère les charges relativement faibles en cet endroit. Avait-elle une fonction plus symbolique?[6] Cette entrée aurait été fermée au moyen d'une pierre mobile ce qui confirmerait les indications de l'auteur antique Strabon. Ce type de dispositif de fermeture était déjà connu à Dahchour. [7] On accède aujourd'hui aux infrastructures par la percée qu'effectua le calife Al-Mamoun en 820. Le revêtement lisse de la pyramide était encore en place à cette époque et masquait le dispositif de fermeture antique.[8] Elle fut creusée quelques mètres sous la véritable entrée et débouche sur le couloir ascendant, juste derrière les blocs bouchons (3).
Le plan de la grande pyramide de Khéops est composé de trois niveaux principaux.
La descenderie et la chambre souterraine [modifier]
Vues de la chambre
souterraine en 1910
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Intérieur de la chambre souterraine



La descenderie, vue vers l'entrée
Le couloir descendant, incliné de 26°26'46" et long de 105 mètres[5], aboutit à un couloir horizontal long de 8,90 mètres[5] menant à la chambre souterraine (4). Cette dernière, ainsi qu'une grande partie de la descenderie, a été creusée dans la roche naturelle et demeure inachevée. Dans le mur sud fut ébauché un corridor de 16 mètres[5] de long ne débouchant sur rien. Un décaissement fut pratiqué dans le sol de la chambre. Les ingénieurs John Shae Perring et Howard Vyse y pratiquèrent, au début du XIXe siècle, un puits profond de 11,60 mètres ; lequel, espérèrent-ils, les conduirait jusqu'à la chambre sépulcrale. Leurs pensées étaient alors inspirées par le voyageur grec Hérodote selon qui le corps de Khéops reposait sur une île, entourée d'un canal et située en dessous de l'actuelle chambre souterraine. Leurs recherches ne menèrent à rien. L'aspect inachevé de la chambre souterraine semble prouver qu'elle constitue un premier projet abandonné, l'architecte ayant opté ensuite pour un aménagement dans la maçonnerie de la pyramide[9].
Le couloir ascendant, le boyau et la chambre de la reine [modifier]
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Vue axonométrique de la chambre de la reine (7)
La percée d'Al-Mamoun mène le visiteur directement dans le couloir ascendant. Ce dernier fut aménagée par l'architecte de la grande pyramide dans l'appareillage de pierre existant, en perçant le plafond de la descenderie à 25 mètres de l'entrée.[10] Ce couloir est constitué de pierres placées en lits horizontaux sur plusieurs mètres. Il se prolonge ensuite avec une maçonnerie appareillée jusqu'à son extrémité. Trois blocs ceintures sont placés à intervalles réguliers dont leur destination était très probablement d'accueillir des herses de fermeture[11]. Or, cette option a dû être rejetée pendant la construction, l'architecte ayant opté pour la mise en place de trois blocs bouchons de granite (3), blocs demeurant toujours aujourd'hui en bas du couloir ascendant.


L'accès au couloir ascendant (à gauche, les blocs bouchons)
L'embranchement (6) a la particularité d'offrir un accès à chaque niveau de la pyramide : tout d'abord à la descenderie, par un boyau reliant le bas de la grande galerie (8) à la grotte (5) et creusé à même la maçonnerie par les constructeurs, ensuite à la chambre de la reine (7), par un couloir horizontal, et enfin à la chambre du roi (10), en empruntant la grande galerie. Un boyau, reliant le bas de la descenderie au niveau du rocher naturel à un endroit appelé la « grotte » (5), fut creusé par les constructeurs. Il permettait l'évacuation des débris produits par les travaux dans la chambre souterraine. Ce puits fut rendu inopérant dès la pose des premières assises de pierres mais remis en fonction et accessible depuis l'embranchement (6) lorsque la construction était presque terminée[12]. Le couloir menant à la chambre de la reine (7) est appareillé dans une maçonnerie de belles pierres calcaires. Des particularités figurent sur ses murs telles que des faux joints et des joints anormalement croisés. Il y eut de nombreuses tentatives d'investigation (forages, mesures microgravimétriques) afin de déceler des couloirs secrets mais celles-ci furent sans succès.[13]


Le couloir ascendant (au premier plan: la partie creusée dans la maçonnerie)
On accède à la chambre de la reine (7) (qui, en fait, n'appartient pas à la reine mais fut nommée ainsi par les explorateurs arabes). Cette chambre de base carrée[14], placée dans l'axe est-ouest de la pyramide, possède une couverture en voûte avec pierre disposées en chevrons. Une niche, protégée par une voûte en encorbellement, fut aménagée dans le mur est de la chambre. Une percée dans cette niche soulève aujourd'hui de nombreux débats. L'égyptologue Gilles Dormion a remarqué que cette sape s'avère être un boyau maçonné de 5 mètres (donc prévu par les constructeurs) prolongé par une sape de voleur de 10 mètres[15]. La fonction de cette niche est toujours inconnue. Comme la chambre du roi cette pièce était munie de deux conduits dits de "ventilation" aménagés dans ses murs nord et sud. Ils étaient masqués par des dalles de fermeture qui ont été découvertes au XIXe siècle lors des explorations approfondies du monument.[16] Ces conduits ont fait l'objet de plusieurs campagnes d'exploration dont la première en 1993 a été baptisée le Projet Oupouaout.[17]
La grande galerie, l'antichambre et la chambre du roi [modifier]
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La grande galerie
La grande galerie (8) est l'élément architectural le plus impressionnant et le plus élaboré de l'Ancien Empire. D'une longueur de 47,80 mètres et d'une hauteur de 8,60 mètres par rapport à la verticale, la galerie est inclinée de 26°10'16"[18], . Elle est surmontée d'une magnifique voûte en encorbellement sur quatre faces (technique héritée de la pyramide rouge et de la pyramide rhomboïdale à Dahchour) la protégeant des charges. Une marche à l'extrémité supérieure de cette galerie donne sur une antichambre (9) menant à la chambre du roi (10). Cette antichambre comportait un système de fermeture avec herses obstruant le passage mais aujourd'hui disparues. [19]
La chambre du roi est un magnifique ouvrage de granite [20]de 10,47 mètres sur 5,23 mètres (soit 20 coudées sur 10 coudées) et d'une hauteur de 5,84 mètres[21]. La chambre est surmontée par une imposante couverture de blocs de granite répartis sur cinq niveaux[21], le dernier niveau étant surmonté d'une voûte de décharge avec pierres disposées en chevrons[21]. c'est dans cet espace que fut trouvée la seule inscription permettant d'attribuer, avec certitude, cette pyramide à Khéops.Le toit de cette couverture s'élève à plus de vingt mètres du sol de la chambre. Un sarcophage en granite, vide et sans couvercle, est disposé à l'ouest de la chambre[21]. Comme dans la chambre de la reine, deux conduits de ventilation (12) s'élèvent depuis la chambre du roi vers les faces de la pyramide[21]. [22]
Observations scientifiques [modifier]
Les mesures de la pyramide [modifier]


Les blocs de parement de la pyramide de Khéops
C'est l'égyptologue Petrie qui, au XIXe siècle, est le premier à avoir attiré l'attention sur l'extraordinaire précision obtenue par les anciens égyptiens[23]. Les quatre faces mesurent à leur base : 230,454 m au sud, 230,253 m au nord, 230,357 m à l'ouest et 230,394 m à l'est. L'erreur obtenue pour un carré parfait est de seulement 20 cm. La pyramide est orientée suivant les quatre points cardinaux avec une erreur moyenne de 3'. L'erreur moyenne sur les angles droits de la base est également de 3'. La base de la pyramide a été nivelée avec une erreur de quelques centimètres. À propos de la maçonnerie, Petrie note que :
« Plusieurs mesures ont été faites de l'épaisseur des joints entre les pierres de parement. L'épaisseur moyenne pour celles du nord-est est de 0,002 pouces[24]et donc l'erreur moyenne par rapport à la ligne droite et au carré parfait n'est que de 0,01 pouce pour une longueur de 75 pouces sur la hauteur de la face... Bien que les pierres eussent été amenées à 1/50e pouce l'un de l'autre, autrement dit au contact, l'ouverture moyenne du joint n'était que de 1/100e pouce.[25] »
Le phénomène d'apothème [modifier]


Le creusement des faces de la pyramide de Khéops


Le creusement des faces de la pyramide de Khéops
Ce phénomène, présent chez d'autres pyramides, est ici très visible[26]. Les faces possèdent un léger creusement au centre, bien visible lorsque le soleil se trouve face à la pyramide[27]. Il fut souvent invoqué l'érosion ou un endommagement du à la chute des pierres de parement. Il est également possible que la méthode de construction en soit l'origine. En effet, Vito Maragioglio et Celeste Rinaldi ont noté qu'à la pyramide de Mykérinos, cette concavité disparaissait au niveau du parement de granite. IES Edwards attribue cette particularité au fait que les lits de pierres sont légèrement déversés vers le centre de chaque assise, d'où la dépression[28]. À l'heure actuelle, aucune explication satisfaisante ne permet d'expliquer cette particularité architecturale déjà remarquée au XVIIIe siècle.


Mise en évidence du phénomène de concavité à la fin du XVIIIe siècle, Description de l'Égypte
Considérations mathématiques [modifier]


Proportions de la grande pyramide
Quand on étudie la géométrie de la grande pyramide, il est délicat de faire la distinction entre les intentions des constructeurs et les propriétés qui découlent des proportions de l'édifice. On mentionne souvent le nombre d'or et le nombre pi inscrits dans les proportions de la pyramide : Les Égyptiens ont en effet choisi une pente, pour les faces, de 14/11 (la hauteur étant de 280 coudées et la base de 2×220 coudées, la pente est égale à 280/220 = 14/11). Cette valeur fut pour la première fois appliquée à la pyramide de Meïdoum mais ne constitue pas une règle chez les constructeurs de l'Ancien Empire puisque certaines pyramides ont une pente de 6/5 (pyramide rouge), 4/3 (pyramide de Khephren) ou encore 7/5 (pyramide rhomboïdale).
• Concernant le nombre d'or, la proportion de 14/11 entraîne un rapport apothème/demi-base égal à , proche de [29].
• La valeur du nombre serait donnée par le rapport (demi-périmètre de la base)/hauteur. On obtient ainsi la valeur approchée [29].


Géométrie des conduits de ventilation
Ces deux résultats découlent donc de l'utilisation d'une pente de 14/11. S'il faut y voir une volonté délibérée de les inscrire dans la construction, le mérite en reviendrait à l'architecte qui utilisa pour la première fois cette pente à la pyramide de Meïdoum, achevée sous le règne de Snéfrou.
Il y eut de nombreuses théories visant à faire de la pyramide un observatoire astronomique. Ainsi le couloir descendant aurait pointé l'étoile polaire de l'époque, alpha du Dragon[30]. Les couloirs de ventilation côté sud auraient pointés ; pour l'un, l'étoile Sirius, et pour l'autre, l'étoile Alpha du Centaure. Cependant, ici encore et comme pour la plupart des pyramides d'Égypte, les couloirs d'accès avaient des pentes simples et faciles à mettre en ½uvre. Ils étaient inclinés d'un angle compris entre 26° et 26°30' soit une pente de 1/2. Une propriété géométrique semble pourtant avoir été voulue par l'architecte de la grande pyramide. Les conduits de ventilation de la chambre de la reine atteindraient tous les deux le même niveau de la pyramide. Ce fait est vérifié aux conduits de la chambre du roi[31].
La supposée maquette [modifier]


Entrée de la supposée maquette


Plan de la maquette
Des souterrains sont assimilés à une ébauche (à échelle réduite) de la descenderie et du couloir ascendant de la grande pyramide. Ils se trouvent à l'angle nord-est de la grande pyramide[32]. Bien qu'ils ne soient accompagnés d'aucune superstructure, l'égyptologue Mark Lehner y voit une sépulture inachevée. Malgré les similitudes de plan entre la pyramide et cette structure, le débat n'est toujours pas tranché. [33]
Le temple funéraire [modifier]


Vestiges du temple funéraire de Khéops
Le temple d'accueil (ou temple bas) se trouve désormais sous les fondations de la ville jouxtant maintenant le plateau de Gizeh. Certains vestiges de son soubassement ont pu être identifiés récemment ainsi que les installations portuaires qui le jouxtaient lors de divers travaux d'aménagement du quartier de la ville de Gizeh qui recouvre le site archéologique. Ces fouilles de sauvetages n'ont pas permis de restituer le plan d'ensemble du monument.
Le temple funéraire (ou temple haut), quant à lui, n'a laissé que très peu de vestiges tels qu'une grande partie du dallage en basalte d'une grande cour qui en occupait le centre ainsi que quelques rares débris de granite. Plus grand que le temple funéraire de son prédécesseur Snéfrou à la pyramide rouge, il n'atteint pourtant pas les dimensions colossales et la complexité du temple funéraire de la pyramide de Khéphren. Il constitue néanmoins une étape importante dans l'évolution des temples hauts de l'Ancien Empire. Ses dimensions extérieures sont de 52,40 mètres, du nord au sud et de 40 mètres, d'est en ouest[34]. D'un plan très simple, son entrée se faisait par l'extrêmité ouest de la chaussée, située au centre de la façade est. Il en subsiste aujourd'hui un grand seuil en basalte de porte à deux vantaux[34]. Le seuil franchi, le visiteur accédait directement à la vaste cour cérémonielle, péristyle et pavée de basalte noir. D'une dimension de 40 mètres sur 20, elle était entourée d'un portique formé de 38 piliers carrés de granite, les piliers d'angle étant de section rectangulaire. Un bas-relief fut découvert en 1938 par l'égyptologue Selim Hassan, dans l'angle nord-ouest de cette cour[35]. Ce bas-relief à demi-effacé comporte une des très rares représentations de Khéops, ici coiffé de la couronne rouge de Basse-Égypte. Il y a tout lieu de déduire de cette découverte que les parois des murs du portique était décorés à l'instar du temple funéraire de la pyramide rhomboïdale[35].


Plan du temple funéraire de Khéops
Le côté occidental de la cour ouvrait par ce portique sur une salle dont le plafond était soutenu par douze piliers de granite de mêmes proportions que ceux de la cour et disposés sur deux rangs. Cette salle occupe le centre de la partie intime du temple, partie réservée au culte funéraire du roi dont le sanctuaire se trouvait juste derrière, à l'ouest dans l'axe du monument. Deux pièces annexes encadrent au nord et au sud la salle aux piliers. Ils étaient accesibles par les côtés du portique de la grande cour, celui du sud possédait un escalier menant au toit du temple, celui du nord donnait accès au péribole de la pyramide royale. Ces pièces étaient sans doute des magasins destinés à abriter le matériel du culte. À l'extrêmité ouest de cette cour, se trouvait l'accès au sanctuaire. Cette partie du temple ne peut être reproduite sans incertitudes. Certains égyptologues comme l'allemand Herbert Ricke imaginent deux stèles flanquées contre la face est de la pyramide, à l'instar des pyramide de Meïdoum et de Dahchour sud. Tandis que d'autres, suivant l'idée de Jean-Philippe Lauer, suggèrent une table d'offrande succédée par deux fausses portes. Les murs du temple furent tous construits en pierres calcaires, détail architectonique le différenciant une fois encore des temples construits durant les règnes suivants.
Les pyramides subsidiaires [modifier]
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Les pyramides des reines : de gauche à droite G1A, G1B et G1C
Trois pyramides de reines se situent à l'est de la pyramide de Khéops, entre l'enceinte et la nécropole est. Une quatrième pyramide dite satellite fut découverte en 1991 entre celles-ci et le coin sud-est de la grande pyramide. Elles sont de type à faces lisses mais, fortement dégradées, leurs parements se limitent à quelques pierres de la première assise. Elles ont toutes une structure interne constituée d'un massif en gradins. Leurs entrées font face au nord et toutes possèdent un caveau creusé dans la roche, dépourvu de sarcophage. Leur attribution étant encore sujet à controverse, elles sont différenciées scientifiquement par les termes G1A, G1B et G1C, la pyramide satellite par G1D. G1A et G1B possèdent chacune une fosse à barque près de la face sud de la pyramide.
La pyramide G1A[36] [modifier]
Située à 10 mètres au sud de G1A, elle a une base de 49,50 mètres de côté et une hauteur originelle de 30,25 mètres. Cette pyramide a perdu les deux tiers de sa hauteur initiale. Dans le mur ouest de la chambre funéraire fut creusée une petite niche dans laquelle furent découverts des fragments de basalte. Le secteur est de la pyramide garde les traces d'une plate-forme qui supportait peut-être une chapelle funéraire mais aucun élément ne permet encore de l'affirmer. La sépulture est attribuée par l'égyptologue Reisner à la première épouse de Khéops, la reine Mérititès Ire, en raison de sa proximité avec le mastaba de son fils Kaouab Ier. Mark Lehner, quant à lui l'attribue à la reine Hétep-Hérès Ire, de par la proximité du tombeau avec sa cachette royale (voir ci-dessous)[37].
La pyramide G1B[38] [modifier]
Elle a une base carrée de 49 mètres de côté et une hauteur originelle de 30 mètres. Une chapelle de culte était accolée contre sa face est. Cette pyramide avait, près de sa face sud, une fosse à barque aujourd'hui disparue sous un chemin d'accès au site. Les égyptologues Mark Lehner et Rainer Stadelmann l'attribuent à la reine Mérititès Ire. Zahi Hawass propose la reine qui a enfanté le successeur de Khéops, le souverain Djédefrê.
La pyramide G1C[39] [modifier]
D'une base de 46,25 mètres de côté et d'une hauteur de 29,60 mètres, la pyramide G1B se situe à 3,80 mètres au sud de G1A et est la mieux préservée des pyramides subsidiaires. Toutefois, elle est restée inachevée, des tracés de conception étant encore visibles aux angles de la base du monument. Une niche, profonde de 4 centimètres fut creusée dans le mur sud de la chambre funéraire. Un temple d'Isis d'époque tardive (XVIIIe dynastie) est accolé contre la face est de la pyramide. Ce temple fut construit en incorporant les éléments de l'antique chapelle funéraire. Une stèle (la stèle de l'inventaire), datant du Nouvel Empire fut découverte dans les vestiges du temple. Cette stèle épigraphe porte une inscription nous permettant d'attribuer la pyramide à la reine Hénoutsen[40].
« L'Horus vivant Medjou Hor, roi de Haute et Basse-Égypte, Khoufou, a reçu la vie. C'est à côté de la Demeure-du-Sphinx, au nord-ouest de la Demeure-d'Osiris, seigneur de Rôsétaoui, qu'il a établi la Demeure-d'Isis. C'est à côté du temple de cette déesse qu'il a construit sa pyramide. C'est à côté de ce temple qu'il a construit une pyramide pour la fille du roi, Hénoutsen. »
La pyramide G1D[41] [modifier]
Une pyramide satellite a été découverte en 1991 par l'équipe de Zahi Hawass, dirigeant actuel du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes. Nommée G1D et située près de l'angle sud-est et à l'est de la grande pyramide, à l'extérieur de l'enceinte, elle a une base carrée de 21,75 m de côté et possède un aménagement souterrain en forme de T dont la descenderie mesure plus de 53,50 mètres. Cette dernière aboutit à une chambre rectangulaire de huit mètres sur trois et est orientée est-ouest. Il subsite quelques beaux blocs en calcaire fin de la base du parement. Cette pyramide a livré le deuxième plus ancien pyramidion connu après celui de la pyramide rouge à Dahchour. Il est en calcaire fin de Tourah et présente une face inférieure convexe afin de lui procurer une plus grande stabilité au sommet de la pyramide. Ce monument est identifié par son découvreur à la pyramide subsidiaire du Ka bien que ce type d'édifice cultuel ait toujours été placé à l'intérieur du péribole de la pyramide principale d'un complexe pyramidal.
La tombe d'Hétep-Hérès Ire (G7000x) [modifier]
Article détaillé : Hétep-Hérès Ire.
C'est en 1926 que l'égyptologue américain Reisner fit la découverte d'une cachette royale dont la destination fut de sauvegarder le mobilier funéraire de la mère de Khéops, la reine Hétep-Hérès Ire. Elle se situe à l'est de la grande pyramide, aux abords de la pyramide subsidiaire G1A. Il s'agit de l'une des plus importantes découvertes archéologiques relatives à l'Ancien Empire.
Les fosses à barque[42] [modifier]
Article détaillé : barque solaire.
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La barque reconstituée de Khéops (musée de la barque solaire)
Cinq fosses à barque prennent place aux abords de la pyramide : trois fosses vides de forme naviforme à l'est (dont l'une fut implantée parallèlement à la chaussée) et deux fosses rectangulaires au sud[43] contenant chacune une grande barque en bois, démontée. Ces deux dernières furent découvertes en 1954 sous les débris de l'enceinte sud de la pyramide, par l'égyptologue égyptien Kamal el-Mallakh. La fosse la plus à l'est, d'une longueur de 32,50 mètres, fut découverte dans un parfait état de conservation et couverte de 41 dalles de calcaire pesant chacune en moyenne 15 tonnes. La plus grande dalle mesure 4,80 mètres de long. De nombreux graffitis figurent sur les parois de la fosse et mentionnent le nom du successeur et fils de Khéops, Djédefrê. Il semble donc que Djédefrê organisa les funérailles de son père et fut responsable de l'achèvement de son complexe funéraire. La barque de cette fosse a pu être reconstituée par le conservateur Hadj Ahmad Youssef, à partir des 1224[44] éléments entreposés[45]. D'une longueur totale de 43,40 mètres, en cèdre et en acacia, ce navire est, depuis sa restauration, exposée au musée dit « de la barque solaire » tandis que la barque de la fosse ouest n'a pas encore été étudiée et demeure toujours dans sa fosse.
Il est fort probable que les trois fosses situées à l'est de la pyramide aient contenu chacune une barque similaire. Des fragments de pièces de bois ainsi que des cordages ont d'ailleurs été retrouvé dans la fosse jouxtant la chaussée funéraire. Cette dernière est d'une conception différente des quatre autres. En effet, la forme de cette fosse est comparée à celle des bateaux de la période archaïque et un escalier de dix-huit marches fut aménagé à l'intérieur.
La signification religieuse ainsi que la provenance de ses barques est toujours sujette à discussion. Tout d'abord, l'égyptologue Jaroslav Cerny identifie les quatre barques parallèles à la pyramide, à des barques rituelles assurant le transport du roi défunt aux quatre points cardinaux, la cinquième barque ayant emporté le corps du souverain jusqu'au temple de la vallée. Ensuite, l'égyptologue britannique Walter Bryan Emery propose l'idée de barques solaires emmenant le roi vers le dieu soleil Rê afin qu'il l'accompagne dans sa course diurne et sa course nocturne. Et enfin, Abdel Moneïm Aboubakr les assimilent aux embarcations que le roi aurait emprunté durant sa vie terrestre afin d'effectuer ses nombreux pélerinages, les cérémonies et ses voyages.
La nécropole des hauts fonctionnaires[46] [modifier]
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Entrée du mastaba de Sechemnefer IV (cimetière sud)


Carte de la nécropole
La pyramide de Khéops focalise l'attention de par ses propriétés. Elle occupe cependant une place centrale dans un complexe comprenant de nombreux éléments éprouvés durant les règnes précédents. Mais ce complexe se trouve être lui-même au centre d'une vaste nécropole (l'une des plus vastes de la Basse-Égypte) composée de mastabas et de tombes ayant appartenu à des hauts fonctionnaires et des membres de la famille royale contemporains du règne de Khéops et d'autres un peu plus tardives de la IVe dynastie à la VIe dynastie. Le mastaba, contemporain de Khéops, suit un plan normalisé décrivant une substructure composée d'un puits vertical aboutissant à une chambre funéraire et une superstructure rectangulaire en pierres calcaires dans lequel était aménagé un lieu de culte funéraire indiqué par une stèle fausse-porte protégée par une chapelle funéraire[47]. Les tombeaux de cette époque sont caractérisés par une décoration très sobre, rompant le lien avec la tradition ornementale du règne précédent. Cependant, le répertoire iconographique s'enrichira au fil du temps et passera des représentations de scènes de repas funéraires à la IVe dynastie aux scène de la vie quotidienne de la VIe dynastie, plus riches et plus personnalisées dont le développement imposera l'accroissement des surfaces à décorer et, par conséquent, du nombre de salles funéraires. Des sculptures typiques du règne de Khéops et de cette nécropole ont été découvertes dans de nombreux mastabas. Il s'agit des têtes de réserves. Fabriquées en plâtre, elles présentent chacune une forte individualité et leur destination, sans doute rituelle, est encore mal comprise. On distingue trois groupes principaux dans cette nécropole, le cimetière est, le cimetière sud (ou G1S) et le cimetière ouest[48]. Les cimetières ouest et est furent en grande partie étudiés par l'égyptologue George Andrew Reisner.
Le cimetière Est [modifier]
Cette partie de la nécropole contient réunit les sépultures de personnages importants de la famille royale. C'est donc à juste titre, qu'ils prennent place aux côtés des pyramides des reines. On y trouve les sépultures des fils de khéops, Kaouab Ier (G 7120 et G 7110), Hordjédef (G 7220 et G7210) et Khoufoukhaf (G 7140 et 7130) entre autres. Le mastaba G 7340 a livré un sarcophage en calcaire peint décoré d'un motif de "façade de palais". Le mastaba de Ânkhaf et Hétep-Hérès II (G 7510) est le plus imposant et domine l'extrêmité est de la nécropole. Les fouilles de l'édifice révélèrent un buste en calcaire peint d'Ânkhaf qui est considéré, à juste titre, comme le chef-d'oeuvre de la statuaire de l'Ancien Empire.
Le cimetière sud (G1S) [modifier]
Ce cimetière, situé juste au sud de l'enceinte du complexe de Khéops, est dominé par neuf grands mastabas dont quelques uns ont pu être attribués à des personnages contemporains du règne de Mykérinos. Entre ces sépultures se trouvent de nombreux monuments datant de la Ve dynastie et de la VIe dynastie. Au sud-est de ce cimetière se trouve l'imposant mastaba du vizir de la Ve dynastie, Sechemnefer IV. Son accès se fait par une rampe flanquée de deux obélisques menant à une entrée à deux colonnes[49].
Le cimetière ouest [modifier]
Le cimetière ouest est le plus important de la nécropole et regroupe une multitude de mastabas datant de la IVe dynastie à la VIe dynastie. Divisé en trois parties, les archéologues distinguent le cimetière dit "en échelon" aux abords de la pyramide et regroupant principalement les sépultures de prêtres attachés aux cultes funéraires. Vient ensuite le cimetière dit "village des mastabas" dont le plan très urbanisé rassemble les plus importants mastabas dont celui du vizir Hémiounou (G 4000), le mastaba le plus imposant G 2000 qui n'a pu être attribué et enfin, les plus petits mastabas de l'extrêmité ouest de la nécropole.
Construction de la pyramide de Khéops [modifier]
La construction de la « grande pyramide » a débuté vers -2650 (IVe dynastie) et aurait duré environ une vingtaine d'années selon l'historien antique Manéthon (ce qui semble plausible pour les égyptologues modernes).
Diverses théories ont été avancées pour expliquer le mode de construction des grandes pyramides mais les égyptologues s'accordent généralement sur le protocole suivant :
• Les blocs de calcaire étaient taillés dans des carrières autour de la pyramide (le sommet du Sphinx représentant le niveau du plateau avant son aménagement) ;
• Les blocs de granite étaient acheminés sur de gros navires depuis les carrières du Sud (notamment Assouan) ;
• Les blocs de pierre (de 2 à 2,5 tonnes pour la plupart) étaient posés sur des traîneaux en bois et mus par la force des bras. De l'huile était versée devant les patins pour faciliter le glissement ;
• Les blocs étaient élevés en empruntant des rampes allant de niveau en niveau. Zahi Hawass fit, en 1993, la découverte majeure des fondations d'une rampe reliant la carrière sud (située au sud de la chaussée de la pyramide de Khéphren), à la base de la pyramide de Khéops, sur la face sud près du coin sud-ouest. Cette rampe était construite avec deux murs de soutènement latéraux et une structure interne en caisson remplie de débris de pierres. Cette rampe devait atteindre une hauteur de 30 mètres et une longueur de 320 mètres[50]. Il reste à découvrir si cette rampe était unique, si elle était suffisante à l'édification ou si un autre système d'élevation était associée à celle-ci.
La pyramide comptant environ 2,5 millions de blocs, la question reste cependant posée. Ramené à l'heure, pendant les 20 ans mentionnés, et sur une moyenne de 12 h par jour tous les jours, il aurait fallu tailler, monter, et ajuster 28 blocs (dont certains nécessitaient une grande précision) à l'heure. De plus certains blocs, notamment les parements de granite des chambres intérieures, provenaient de carrières situées à près de 1000 km. De nombreuses théories plus ou moins réalistes ont été proposées mais leur validation reste impossible sans l'apport de nouvelles données archéologiques.
Théories alternatives [modifier]
Articles détaillés : La grande pyramide et la constellation d'Orion et Théorie de Gilles Dormion.
Les problèmes que pose la pyramide et les passions qui en résultent dépassent le domaine de l'égyptologie. De nombreux amateurs, scientifiques, historiens ou sans aucun lien avec ces disciplines, n'ont pas hésité à échafauder et publier différentes théories. Ces théories sont nombreuses et il est difficile, pour un néophyte, de s'y retrouver et de différencier celles à tendances pseudo-scientifiques voire mystiques de celles rigoureusement basées sur des faits archéologiques.
L'exploration de la pyramide de l'Antiquité au XIXe siècle [modifier]
Les premiers historiens et voyageurs à nous relater leurs explorations sont des auteurs grecs et latins : Hérodote, Diodore de Sicile, Strabon, Pline l'Ancien[51]. Leurs descriptions sont plus centrées sur l'aspect historique et légendaire qui entoure le monument que sur la structure même de l'édifice. Hérodote, le premier voyageur dont les écrits nous soient parvenus, fait état d'inscriptions idéographiques sur les faces de la pyramide, détaillant ce qu'elle avait coûté en raifort, oignons et ail pour les ouvriers[51] (cette surprenante indication est reprise par Diodore). Seul Strabon, dans sa Géographie, cite une porte levante à l'entrée de la pyramide, permettant d'accéder à la descenderie ; mais il ne dit rien de la distribution interne.
Plus tard, de nombreux auteurs arabes relatent les recherches du calife Al-Mamoun effectuées dans la grande pyramide en l'an 820. Mais les témoignages divergent. Selon certains, le calife n'aurait rien trouvé de plus qu'un sarcophage renfermant un corps corrompu[52]. Tandis que l'historien du Xe siècle, Maçoudi, raconte :
« On pratiqua pour lui la brèche qui est encore béante aujourd'hui, on employa pour cela le feu, le vinaigre, les leviers... L'épaisseur du mur était d'environ 20 coudées ; étant parvenus à la fin de ce mur, ils trouvèrent au fond du trou un bassin vert rempli d'or monnayé ; il s'y trouvait mille dinars chaque dinar pesant une once... Ce bassin était, dit-on, d'émeraude.[53][52] »
L'écrivain du XIIe siècle, Kaisi, écrit qu'Al-Mamoun y trouva
« une chambre carrée à la base et voûtée au sommet, très grande et au milieu de laquelle était creusée un puits de dix coudées de profondeur... On raconte qu'un homme y étant pénétré arriva à une petite chambre où se trouvait une statue d'homme en pierre verte comme la malachite. Cette statue fut apportée à Al-Mamoun. Elle avait un couvercle que l'on retira et l'on trouva le corps d'un homme revêtu d'une cuirasse d'or, incrustée de toutes sortes de pierreries ; sur la poitrine était posée une épée d'un prix inestimable, et près de la tête se trouvait un rubis rouge... La statue d'où ce mort avait été tiré fut jetée près de la porte du palais du gouvernement au Caire, où je la vis en l'an 511 (1117-1118 de l'ère chrétienne)[52]. »
De nombreuses allusions aux caractères gravés sur les faces de la pyramide seront faites jusqu'à leur détérioration. Selon Maçoudi, ces caractères étaient de plusieurs sortes ; grecs, phéniciens et d'autres inconnus. Il s'agissait sans doute de témoignages gravés par les voyageurs et accumulés durant plusieurs siècles[54].


Les pyramides de Gizeh (gravure de 1544)


Coupe de la pyramide de Khéops (John Greaves, 1646)
Au Moyen Âge et au début de la Renaissance, les pyramides sont assimilées aux greniers de Joseph, et rares sont les explorateurs à donner une description quelque peu fidèle des lieux. Il faut attendre le milieu du XVIIe siècle et l'ouvrage Pyramidographia de John Greaves pour découvrir enfin un plan détaillé des agencements internes de la grande pyramide. On discerne la descenderie obstruée à mi-parcours par un amas de débris, la chambre de la reine encombrée de gravats, la grande galerie et la chambre du roi. En 1754, l'ouvrage de l'historien Rollin édité par l'anglais Knapton est illustré d'une vue de la grande galerie.


La grande galerie vers 1799 (description de l'Égypte)
C'est entre les années 1798 et 1801 que la mission scientifique commandée par Vivant Denon durant la campagne d'Égypte va pouvoir établir les premières observations rigoureusement archéologiques de la grande pyramide. Outre de magnifiques planches représentant le site de Gizeh, la monumentale Description de l'Égypte, publiée sur l'ordre de l'empereur Napoléon Bonaparte nous livre les premières vues réalistes de l'intérieur de la grande pyramide, ainsi que des plans d'une très grande précision. La publication de la description va provoquer un véritable engouement. Les voyageurs et explorateurs vont se succéder durant le XIXe siècle. Les ingénieurs Howard Vyse et John Shae Perring vont fouiller, creuser et laisser de nombreuses traces de leurs passages dans la plupart des pyramides memphites et plus particulièrement dans la grande. Leurs résultats fournissent aujourd'hui encore des renseignements précieux pour qui veut étudier la grande pyramide.
À partir de cette date, la grande pyramide sera étudiée et mesurée dans ses moindres détails par de très nombreux savants, spécialisés ou non dans cette discipline. Deux ouvrages sont alors largement diffusés : le très controversé Our Inheritance in the Great Pyramid, de l'astronome écossais Charles Piazzi Smyth et The pyramids and temples of Gizeh, de Petrie.



Hagia Sophia
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Basilique-Mosquée-Musée Sainte Sophie, Istanbul


Localisation de Sainte-Sophie dans le centre de Constantinople
Hagia Sophia, en grec Αγια Σοφια, en turc Ayasofya, en français « Sainte-Sophie » (« Sainte Sagesse ») est une ancienne église de Constantinople (VIe siècle), puis une mosquée d'Istanbul (XVe siècle). Aujourd'hui, elle n'est plus un lieu de culte mais un musée (1934). Son esplanade est à la mesure de la gloire de Byzance. La dédicace de l'église, souvent surnommée la Grande Église, a été vouée au Christ, "Sagesse de Dieu", selon les théologiens.

Sommaire
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• 1 Histoire
o 1.1 Les premières basiliques
o 1.2 La basilique de Justinien
• 2 L'occupation latine
o 2.1 L'époque ottomane
o 2.2 La République de Turquie
• 3 La plus grande coupole au monde ?
• 4 Les mosaïques
• 5 Liens externes

Histoire [modifier]
Les premières basiliques [modifier]
La première basilique consacrée à la « Sagesse Divine » (Haghia Sophia) a été commandée en 325 par l'empereur Constantin Ier après sa conversion au christianisme. Elle fut érigée sur les ruines d'un ancien temple d'Apollon sur une colline surplombant la mer de Marmara. C'est l'empereur Constance II qui consacra ce premier édifice, le 30 octobre 360. A cette occasion, le basileus se serait écrié "Salomon tu es vaincu !". C'était la plus grande église de la ville et du grand palais, mentionnée sous le nom de Megalo Ecclesia (la grande Eglise). On suppose qu'il s'agissait d'un bâtiment en pierre au toit de bois. Au début du Ve siècle, l'empereur Arcadius ratifia la déposition et l'exil de l'archevêque de Constantinople Saint Jean Chrysostome, suite au bras de fer avec le patriache Théophile d'Alexandrie que Jean avait été chargé de juger. L'édifice fut alors incendié lors d'une émeute en 404.
Il fut reconstruit en 415 par l'empereur Théodose II. Le bâtiment repris un plan classique basilical sous la direction de l'architecte Roufinos. Elle fut ouverte le 8 octobre 415. Un siècle plus tard, la basilique subira une nouvelle fois le même sort funeste le 13 janvier 532 pendant la Sédition Nika, qui a embrasé la ville de Constantinople pendant six jours. Des vestiges subsistent devant le mur ouest de l'édifice actuel depuis 1935. De ces ruines, on distingue un escalier de cinq marches accédant à un portique, et trois portes vers le narthex. Le bâtiment faisait 60 mètres de large.
La basilique de Justinien [modifier]


Plan de Sainte-Sophie sous Justinien
À la demande de sa femme Théodora, l'empereur Justinien Ier ordonnera que l'on édifie sur ses cendres un monument qui devait être le plus beau jamais vu, surpassant le temple de Salomon. Il choisit, pour construire cette église qu'il voulait magnifique, des mathématiciens et architectes grecs de l'université de Constantinople, Anthemius de Tralles et Isidore de Milet, à qui il laissa une totale liberté. Anthemius décédera pendant la première année.
Les architectes dessinèrent un bâtiment de style oriental, plus ou moins inspiré du Panthéon de Rome et de l'art chrétien primitif d'Occident. Le chantier, qui mobilisera 10 000 ouvriers et 100 maîtres maçons de 532 jusqu'en 537, durera exactement 5 ans 10 mois et 10 jours, une durée étonnamment courte à cette époque pour un ouvrage d'une telle ampleur. Si la structure est en brique, permettant ainsi d'alléger la coupole, elle est néanmoins puissante.L'ornementation met en ½uvre les matières les plus nobles que l'on hésite pas à prélever sur les temples de Grèce, de Phénicie ou d'Égypte.
L'empereur, qui assistait à la consécration de la basilique le 27 décembre 537, se serait écrié « Oh ! Salomon, je t'ai surpassé ! » (Νενίκηκά σε Σολομών), et il fit placer, à proximité de celle-ci, une statue de Salomon admirant Hagia Sophia.


Coupe de l'Hagia Sophia
L'occupation latine [modifier]
Hagia Sophia était le siège du patriarcat orthodoxe de Constantinople et le lieu d'accueil privilégié des cérémonies impériales. Après la prise de la ville par les croisés en 1204, elle devint une cathédrale catholique romaine jusqu'à leur départ en 1261.
L'époque ottomane [modifier]
Lorsque les Ottomans s'emparèrent de Constantinople le 29 mai 1453, le sultan Mehmed II le Conquérant, émerveillé par la magnificence de l'église, fit immédiatement cesser la destruction des mosaïques, à laquelle avaient commencé à se livrer ses soldats, et décida de transformer Hagia Sophia en mosquée. Afin de ménager la branche conservatrice de l'islam qui considère la représentation de l'homme comme blasphématoire, les mosaïques furent recouvertes de plâtre. Cependant les Sultans ottomans s'assurèrent qu'elles fussent périodiquement déplâtrées et restaurées avant d'être à nouveau cachées aux yeux des fidèles. Au cours du temps, les Ottomans ont érigé quatre minarets et ajouté les noms d'Allah, de Mahomet et des premiers califes sur des panneaux circulaires. Demeurant pendant 500 ans la principale mosquée d'Istanbul, Hagia Sophia servit de modèle à de nombreuses autres mosquées ottomanes.
La République de Turquie [modifier]


Intérieur du musée
À son arrivée au pouvoir, Mustafa Kemal Atatürk décide de poursuivre la restauration d'Hagia Sophia entamée par l'American Byzantine Institute dès 1932 et la transforme en musée en 1934. En 1993 une mission de l'UNESCO en Turquie note que le plâtre s'effrite, les parements de marbres sont sales, des fenêtres cassées, des peintures décoratives endommagées par l'humidité et un toît en plomb mal entretenu. Les efforts de restauration de l'édifice sont renforcés et continuent à ce jour.
Le long héritage aussi bien en tant que mosquée qu'en tant que basilique chrétienne pose un défi délicat en termes de restaurations. L'héritage iconographique de mosaïques chrétiennes est progressivement dévoilé mais des représentations artistiques musulmanes doivent être détruites pour les mettre au jour. Les restaurateurs tentent d'offrir au visiteur le meilleur des deux expressions artistiques et religieuses.
La plus grande coupole au monde ? [modifier]


Comparaison entre Saint-Sava,au centre, Sainte-Sophie, à droite et la Cathédrale du Christ Sauveur de Moscou à gauche.
C'est du moins ce que l'on affirme auprès des touristes qui visitent la Basilique. De fait la plus grande couple jamais édifiée, et toujours existante se trouve être le Panthéon de Rome avec ses 43,4m de diamètre. Même le Dôme de Florence n'égala pas le diamètre du Panthéon et ce à 1 mètre près (42m) Lors de sa construction, Hagia Sophia était le plus grand édifice chrétien au monde. La « Grande Église » fascina tout le Moyen-Âge. La hauteur sous la grande coupole est de 56 mètres. Elle est construite en briques légères et son diamètre initial est de 32 mètres. Prouesse technique, les dimensions de cette coupole restèrent insurpassées pendant près de 1000 ans (jusqu'au Duomo de Florence en 1436) ! Elle s'effondra à plusieurs reprises suite à des séismes en 558 et 563, et partiellement en 989 et 1346 et c'est pour compenser sa poussée que Sinan, l'architecte turc de Soliman le Magnifique renforcera les points les plus vulnérables de la construction au moyen de contreforts. Les Ottomans seront d'ailleurs si fascinés par cette coupole qu'ils tenteront d'imiter sa conception dans leurs mosquées, jusqu'à relever le défi que représente cette coupole en dotant la Mosquée bleue édifiée en face d'Hagia Sophia d'une coupole de 23,5 mètres de diamètre.
L'agencement intérieur de la basilique combine le plan centré à coupole et les trois nefs du plan basilical. La coupole, censée représenter le cosmos, est l'élément architectural essentiel de la construction. Elle est baignée par la lumière des 40 fenêtres percées dans la partie supérieure de l'édifice, renforçant l'impression de légèreté, voire de flottement et ainsi son évocation du royaume céleste. Les tribunes laissent également pénétrer la lumière grâce aux 67 piliers qui soutiennent la coupole. Autrefois réservée aux femmes, elles abritent de magnifiques mosaïques sur fond doré. Les sols sont intégralement pavés de marbre. La coupole repose sur quatre arches égales reposant sur quatre piliers de 100 m2 de base chacun. Pour compenser la poussée du dôme, deux demi-coupoles viennent en contrebutée à l'est et à l'ouest. Quatre pendentifs - un dispositif inédit dans des constructions de cette ampleur - permettent son raccordement au plan carré.
Aujourd'hui encore, Sainte Sophie est un des monuments les plus emblématiques de l'architecture médiévale. Ses formes ont depuis servi de modèle à l'architecture des mosquées et ont directement inspiré la basilique Saint-Marc à Venise.
Les mosaïques [modifier]

Christ Pantocrator.

Saint Jean Chrysostome.






Acropole
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Pour les articles homonymes, voir Acropole (homonymie).
Le terme acropole (ἀκρόπολις, akrópolis) vient de l'adjectif ἄκρος (ákros « élevé ») et du substantif πόλις (pólis, « cité »), signifiant ainsi « ville haute » ou encore « point le plus haut de la ville ».


L'Acropole d'Athènes en Grèce.
Description [modifier]
De façon générale, le terme Acropole signifie « ville haute » et désigne une citadelle constuite sur la partie la plus élevée et la mieux défendue d'une cité, ou vie le roi et sert de refuge ultime des populations lors des attaques.
Acropoles connues [modifier]
• Acropole (Athènes) en Grèce
• Acrocorinthe à Corinthe en Grèce
• Argos (ville) en Grèce
• Thèbes (Grèce) en Grèce
• Château d'Édimbourg en Écosse


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# Posté le lundi 23 juillet 2007 10:11